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	<title>Génération Benoit XVI</title>
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		<title>Génération Benoit XVI</title>
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		<item>
		<title>« Quelle société voulons-nous ? » Un guide politique du cardinal Vingt-Trois</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Quelle-societe-voulons-nous-Un.html</link>
		<date>2012-01-27 17:27:47</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton723.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;194&quot; height=&quot;310&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Invité le 19 janvier du « Fil rouge » de Christophe Hondelatte sur RTL pour présenter son dernier livre, le président de la conférence des évêques a souhaité dans un langage fleuri que les chrétiens ne votent pas bêtement...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trois mois avant l'élection présidentielle, le cardinal s'engage donc dans la campagne en publiant un véritable guide de discernement politique. &lt;i&gt;Quelle société voulons-nous ?&lt;/I&gt; est un recueil de ses interventions sur les grands sujets de société depuis 2006. L'archevêque de Paris y délivre les principaux axes de son enseignement sur la responsabilité politique des chrétiens. Pour voter intelligent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Église ne donne pas de consignes de vote, ni de solutions techniques qui ne sont pas de sa compétence, rappelle le cardinal : il s'agit d'éclairer les consciences en donnant « des éléments de décision au choix libre et informé » de chacun. Et dans la mesure où la pensée politique de l'Église délivrée par sa doctrine sociale s'adresse à la raison, le message vaut pour tout homme de bonne volonté.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mgr Vingt-Trois expose les grands principes fondateurs de la société qui doivent guider le jugement politique : la recherche du bien commun (« pas de solidarité sans perception du bien commun »), la place de la famille, la liberté d'éducation, le service des plus pauvres, la liberté religieuse. Il évoque aussi les enjeux posés par l'évolution de la laïcité, du relativisme démocratique ou du respect de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sont pointées les dérives d'une société qui juge tout progrès à l'aune de l'économie : « Nos attentes sont devenues tributaires d'une sorte de marchandisation de l'action. » Quel respect de l'homme cela signifie-t-il ? Ce diagnostic ne devrait-il pas interroger aussi toutes nos communautés, nos associations, notre travail ? Même dans l'Église, la tentation est courante de soumettre ses décisions aux promesses de l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Le vote catholique&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans un prologue inédit, Mgr Vingt-Trois propose une réflexion sur le vote catholique. L'électeur sait que le candidat idéal n'existe pas. Éclairé par les principes éthiques objectifs, il doit prendre conscience que dans la bataille politique, la loi du rapport de forces fait partie du jeu, dès le premier tour. La préférence spontanée pour le candidat le plus pur peut entraîner l'exclusion de ceux qui pourraient empêcher ceux dont il ne veut à aucun prix pour des raisons morales impératives.
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Nous devons soigneusement distinguer ce qui relève de l'impossibilité de conscience et ce qui relève d'un choix encore acceptable, même s'il ne correspond pas totalement à nos convictions, parce que alors un bien (même modeste) reste réalisable ou peut être sauvegardé [...]. » &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
Reprenant la formule du théologien Jean-Miguel Garrigues, le cardinal montre qu'il ne s'agit pas de voter selon le moindre mal, « mais de promouvoir humblement le meilleur possible, sans illusion ni défaitisme et simplement avec réalisme ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plus loin, l'archevêque de Paris évoque la moralité personnelle des candidats, et « la séparation si facilement admise aujourd'hui entre la vie publique et la vie privée ». La droiture d'une vie n'est pas sans conséquence sur ses choix politiques. Pour autant, l'honnêteté ne fait pas l'envergure ni la compétence... Faut-il apprécier un homme public sur sa politique publique ou sur sa vie privée ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2008, Mgr Vingt-Trois avait développé devant les juristes catholiques un point décisif dans le comportement des hommes politiques contemporains : celui de la cohérence entre sa conscience et ses actes, où se joue l'autorité morale réelle du responsable politique sur la société. « Reconnaître cet écart entre ce que nous souhaitons faire et ce que nous pouvons faire est une chose, explique-t-il, mais le justifier en disant que les convictions sont de l'ordre de la vie privée tandis que la responsabilité concerne la vie publique, ce n'est plus une position tenable aujourd'hui. » C'est là l'une des sources majeures de la méfiance inspirée par la classe politique : comment être crédible pour faire le bien quand on désobéit à sa conscience ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Beaucoup, sans doute, ne trouveront pas dans ce petit ouvrage de 150 pages les slogans définitifs qui rassurent. C'est aussi ce que veut le cardinal : pour voter intelligent, il faut saisir le poids du réel et éclairer sa conscience avec un minimum de réflexion.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;P.S.-G.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;bR&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;CARDINAL ANDRE VINGT-TROIS&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Quelle-soci%C3%A9t%C3%A9-voulons-nous-Andr%C3%A9-Vingt-Trois/dp/2266225790/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1327681194&amp;sr=8-1/libertepoliti-21&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;i&gt;Quelle société voulons-nous ?&lt;/I&gt;&lt;/a&gt;&lt;bR&gt;
Pocket, 160 p., janvier 2012, 6,70 €&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2012-01-27T16:27:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>« Silence et Parole : chemin d'évangélisation. » Message pour la Journée mondiale des Communications sociales</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Silence-et-Parole-chemin-d.html</link>
		<date>2012-01-25 16:20:28</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton722.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;439&quot; height=&quot;300&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers frères et s&#339;urs,&lt;br&gt;
A l'approche de la Journée mondiale des communications sociales 2012, je désire partager avec vous quelques réflexions sur un aspect qui malgré son importance, est quelquefois négligé dans le processus humain de la communication. Il s'agit du rapport entre silence et parole dont l'importance doit être particulièrement soulignée aujourd'hui. Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s'équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes. Lorsque parole et silence s'excluent mutuellement, la communication se détériore, soit parce qu'elle provoque un certain étourdissement, soit au contraire parce qu'elle crée un climat de froideur ; lorsque, en revanche, ils se complètent harmonieusement, la communication acquiert valeur et cohérence.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister. Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes ; dans le silence, la pensée naît et s'approfondit, nous comprenons avec une plus grande clarté ce que nous voulons dire ou ce que nous attendons de l'autre, nous choisissons comment nous exprimer. Se taire permet à l'autre personne de parler, de s'exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s'ouvre un espace d'écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Ecosystème&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le silence, par exemple, se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s'aiment : le geste, l'expression du visage, le corps comme signes qui révèlent la personne. Dans le silence, la joie, les préoccupations, la souffrance parlent et trouvent vraiment en lui une forme d'expression particulièrement intense. Le silence permet donc une communication bien plus exigeante, qui met en jeu la sensibilité et cette capacité d'écoute qui révèle souvent la mesure et la nature des liens. Là où les messages et l'information sont abondants, le silence devient essentiel pour discerner ce qui est important de ce qui est inutile ou accessoire. Une réflexion profonde nous aide à découvrir la relation existante entre des événements qui à première vue semblent indépendants les uns des autres, à évaluer, à analyser les messages ; et cela permet de partager des opinions pondérées et pertinentes, donnant vie à une connaissance authentique partagée. Il est donc nécessaire de créer une atmosphère propice, comme une sorte d'« écosystème » qui sache équilibrer silence, parole, images et sons.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une grande partie de la dynamique actuelle de la communication est orientée par des questions en quête de réponses. Les moteurs de recherche et les réseaux sociaux sont le point de départ de la communication pour beaucoup de personnes qui cherchent des conseils, des suggestions, des informations, ou des réponses. De nos jours, le Réseau devient toujours plus le lieu des questions et des réponses ; bien plus, l'homme contemporain est souvent bombardé de réponses à des questions qu'il ne s'est jamais posées et soumis à des besoins qu'il n'aurait pas ressentis. Le silence est précieux pour favoriser le nécessaire discernement parmi tant de sollicitations et tant de réponses que nous recevons, précisément pour reconnaître et focaliser les questions vraiment importantes. De toute façon, dans le monde complexe et varié de la communication, l'attention d'un grand nombre se concentre sur les questions ultimes de l'existence humaine : Qui suis-je ? Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que puis-je espérer ? Il est important d'accueillir les personnes qui formulent ces interrogations, en ouvrant la possibilité d'un dialogue profond, fait de parole, de confrontation, mais également d'invitation à la réflexion et au silence. Parfois, celui-ci peut être bien plus éloquent qu'une réponse hâtive et permettre à qui s'interroge de descendre au plus profond de lui-même et de s'ouvrir à ce chemin de réponse que Dieu a inscrit dans le c&#339;ur de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce flux incessant de questions manifeste, au fond, l'inquiétude de l'être humain toujours à la recherche de vérités, petites ou grandes, qui donnent un sens et une espérance à l'existence. L'homme ne peut se contenter d'un simple et tolérant échange d'opinions sceptiques et d'expériences de vie : tous, nous sommes des chercheurs de vérité et partageons ce profond désir, spécialement à notre époque où « lorsque les personnes s'échangent des informations, déjà elles partagent d'elles-mêmes, leur vision du monde, leurs espoirs, leurs idéaux » (Message pour la Journée mondiale des communications sociales 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Retrouver la vérité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut considérer avec intérêt les diverses formes de sites, d'applications et de réseaux sociaux qui peuvent aider l'homme d'aujourd'hui à vivre des moments de réflexion et d'interrogation authentique, mais qui peuvent aussi l'aider à trouver des espaces de silence, des occasions de prière, de méditation ou de partage de la Parole de Dieu. Dans la substance de brefs messages, souvent pas plus longs qu'un verset biblique, on peut exprimer des pensées profondes à condition que personne ne néglige le soin de cultiver sa propre intériorité. Il n'y a pas lieu de s'étonner que, dans les différentes traditions religieuses, la solitude et le silence soient des espaces privilégiés pour aider les personnes non seulement à se retrouver elles-mêmes mais aussi à retrouver la Vérité qui donne sens à toutes choses. Le Dieu de la révélation biblique parle également sans paroles : « Comme le montre la croix du Christ, Dieu parle aussi à travers son silence.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le silence de Dieu, l'expérience de l'éloignement du Tout-Puissant et du Père est une étape décisive du parcours terrestre du Fils de Dieu, Parole incarnée. (...) Le silence de Dieu prolonge ses paroles précédemment énoncées. Dans ces moments obscurs, il parle dans le mystère de son silence » (Exhortation apostolique postsynodale, Verbum Domini, 30 septembre 2010, n. 21). Dans le silence de la Croix, l'éloquence de l'amour de Dieu vécu jusqu'au don suprême, parle. Après la mort du Christ, la terre demeure en silence et le Samedi Saint, lorsque « le Roi dort et le Dieu fait chair réveille ceux qui dorment depuis des siècles » (cf. Office des Lectures du Samedi Saint), résonne la voix de Dieu remplie d'amour pour l'humanité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Parler à Dieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si Dieu parle à l'homme aussi dans le silence, de même l'homme découvre dans le silence la possibilité de parler avec Dieu et de Dieu. « Nous avons besoin de ce silence qui devient contemplation et qui nous fait entrer dans le silence de Dieu pour arriver ainsi au point où naît la Parole, la Parole rédemptrice. » (Homélie du Pape Benoit XVI à la concélébration avec la Commission Théologique Internationale, Chapelle Redemptoris Mater, 6 octobre 2006). Pour parler de la grandeur de Dieu, notre langage se révèle toujours inadéquat et ainsi s'ouvre l'espace de la contemplation silencieuse. De cette contemplation naît dans toute sa force intérieure l'urgence de la mission, la nécessité impérieuse « de communiquer ce que nous avons vu et entendu », pour que tous soient en communion avec Dieu (cf. 1 Jn 1,3). La contemplation silencieuse nous immerge dans la source de l'Amour, qui nous conduit vers notre prochain, pour sentir sa douleur et lui offrir la lumière du Christ, son Message de vie, son don d'amour total qui sauve.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la contemplation silencieuse se révèle ensuite, encore plus fortement, cette Parole Eternelle par laquelle le monde fut créé, et l'on comprend le dessein de salut que Dieu réalise à travers ses paroles et ses gestes dans toute l'histoire de l'humanité. Comme le rappelle le Concile Vatican II, la Révélation divine « se réalise par des actions et des paroles intrinsèquement liées entre elles, si bien que les &#339;uvres, accomplies par Dieu dans l'histoire du salut, manifestent et corroborent la doctrine et les réalités signifiées par les paroles, et que les paroles de leur côté, proclament les &#339;uvres et élucident le mystère qui y est contenu ». (Dei Verbum, n. 2). Et ce dessein de salut culmine dans la personne de Jésus de Nazareth, médiateur et plénitude de toute la Révélation. Il nous a fait connaître le vrai Visage de Dieu Père et par sa Croix et sa Résurrection, il nous a fait passer de l'esclavage du péché et de la mort à la liberté des enfants de Dieu. La question fondamentale sur le sens de l'homme trouve dans le Mystère du Christ la réponse capable d'apaiser l'inquiétude du c&#339;ur humain. C'est de ce Mystère que naît la mission de l'Église, et c'est ce Mystère qui pousse les chrétiens à se faire messagers d'espérance et de salut, témoins de cet amour qui promeut la dignité de l'homme et construit justice et paix.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Silence et parole. S'éduquer à la communication veut dire apprendre à écouter, à contempler, bien plus qu'à parler, et ceci est particulièrement important pour les acteurs de l'évangélisation : silence et parole sont les deux éléments essentiels et parties intégrantes de l'action de communiquer de l'Église, pour un renouveau de l'annonce du Christ dans le monde contemporain. À Marie, dont le silence « écoute et fait fleurir la Parole » (Prière pour l'Agora des Jeunes à Lorette, 1-2 septembre 2007), je confie toute l'&#339;uvre d'évangélisation que l'Église accomplit à travers les moyens de communication sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du Vatican, le 24 janvier 2012, Fête de saint François de Sales&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;BENEDICTUS PP XVI&lt;/p&gt;</description>
		<author>S.S. Benoit XVI</author>
		<dc:date>2012-01-25T15:20:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S.S. Benoit XVI</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Paris, 22 janvier, 8e Marche pour la vie</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Paris-22-janvier-8e-Marche-pour-la.html</link>
		<date>2012-01-20 15:21:04</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton721.png&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;338&quot; height=&quot;480&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Sur le site de l'Eglise de France, son porte-parole, Mgr Bernard Podvin, explique pourquoi de nombreux fidèles rejoignent les marches pour la vie : « Attester que la vie est un don ineffable. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le message des organisateurs se décline autour de quatre objectifs : le réveil des consciences ; la restauration d'une maternité et d'une paternité libres et responsables ; une politique familiale au service de la famille et de la vie et la fin des atteintes gouvernementales à la vie humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La marche partira de la place de la République (rendez-vous à 14h30) à la place de l'Opéra (dispersion à 17h30).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;« Défendre la Vie ? » par Mgr Bernard Podvin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Beaucoup demandent : &#8220;L'Eglise catholique organise des prières pour la vie. De nombreux fidèles rejoignent également des marches pour la vie. Quelle signification cela a-t-il ?&#8221;... La réponse jaillit du c&#339;ur : Il s'agit de sortir de son &#8220;petit soi&#8221; pour communier avec les autres à la cause la plus essentielle ! Attester que la vie, dès sa conception, est un don ineffable, mais ô combien fragile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Répercuter dans l'opinion publique la réalité, trop souvent occultée, des traumatismes qui suivent un avortement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Refuser d'amalgamer dans les consciences le banal, le légal et le moral. Ne pas raisonner en froides statistiques, mais accompagner chaque personne unique et aimable.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lutter contre les précarités multiples qui entravent aujourd'hui l'accueil de la vie naissante. Protéger l'embryon infiniment vulnérable. Ne pas stigmatiser autrui, mais, au contraire, reconnaître nos propres manquements dans le respect de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ne pas seulement défendre la vie naissante, mais aussi la vie dépendante et finissante. Mais aussi la vie menacée au quotidien de façon insidieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;Dieu, Maître de la vie, a confié aux hommes le noble ministère de la vie. Et l'homme doit s'en acquitter d'une manière digne de Lui&#8221; dit le Concile Vatican II. »
&lt;br&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;b&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mgr Bernard Podvin&lt;/strong&gt;&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;
Porte-parole des évêques de France&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;bR&gt;
Sources e renseignements :&lt;bR&gt;
&lt;a href=&quot;http://enmarchepourlavie.fr/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Enmarchepourlavie.fr&lt;/a&gt;&lt;bR&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/les-1000-signes-du-porte-parole/defendre-la-vie--13444.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Église.catholique.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2012-01-20T14:21:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Nantes, 4 février, colloque « Développement durable et doctrine sociale de l'Eglise » </title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Nantes-4-fevrier-colloque.html</link>
		<date>2012-01-19 10:38:22</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton720.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;428&quot; height=&quot;243&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
L'objet de ce colloque est de montrer que la réflexion de la Modernité sur le lien entre l'homme et la nature ne peut que s'enrichir de l'expérience durable de l'Église, comme par exemple l'&#339;uvre bénédictine. Les chrétiens doivent s'approprier cette expérience « sans complexe ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nourris de cette longue sagesse du « retour à la vie simple », ils peuvent renouveler le service du bien commun en y inscrivant une vision de l'écologie responsable, pensée dans la perspective de la destination universelle des biens et dans « l'économie de la gratuité » encouragée par les deux derniers papes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;AVEC notamment :&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Philippe Pierron&lt;/strong&gt;, philosophe, professeur à l'Université de Lyon III,&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Joseph-Marie Verlinde&lt;/strong&gt;, docteur es sciences, prieur de la Famille monastique de Saint Joseph,&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Stanislas de Larminat&lt;/strong&gt;, ingénieur agronome, auteur des &lt;i&gt;Contrevérités de l'écologisme&lt;/I&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Dominique Vermersch&lt;/strong&gt;, professeur d'éthique à l'Agrocampus de Rennes,&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bernard Seillier&lt;/strong&gt;, administrateur de la Fondation de Service politique,&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Animation&lt;/b&gt; : Anouk Grevin, Raymond Kromwell, Louis-Georges Barret&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;4 février, 9h-17h, IAE-Université de Nantes&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
(Chemin de la Censive du Tertre - Bâtiment Erdre)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ENTREE LIBRE, réservation recommandée&lt;br&gt;
Déjeuner : participation 14 € (réservation obligatoire, règlement par CB)&lt;bR&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/Nos-actions/Les-prochains-rendez-vous/NANTES-Developpement-durable-et-doctrine-sociale-de-l-Eglise&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Renseignements, inscription, réservation&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contacts : &lt;a href=&quot;mailto:colloquenantes@libertepolitique.com&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;colloquenantes@libertepolitique.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2012-01-19T09:38:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>La liberté religieuse, premier des droits de l'homme</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/La-liberte-religieuse-premier-des.html</link>
		<date>2012-01-10 15:17:26</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton719.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;340&quot; height=&quot;224&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;« Le respect de la personne, au centre des institutions et des lois »&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Excellences,&lt;bR&gt;
Mesdames et Messieurs,&lt;bR&gt;
Il m'est toujours particulièrement agréable de pouvoir vous accueillir, distingués membres du Corps diplomatique accrédités près le Saint-Siège, dans le cadre splendide de cette salle royale, pour vous formuler personnellement des v&#339;ux fervents pour l'année qui commence. Je remercie tout d'abord votre doyen, l'ambassadeur Alejandro Valladares Lanza, ainsi que le vice doyen, l'ambassadeur Jean-Claude Michel, pour les paroles déférentes par lesquelles ils se sont fait les interprètes de vos sentiments et je salue de manière spéciale tous ceux qui participent pour la première fois à notre rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;À travers vous, mes souhaits s'étendent à toutes les Nations que vous représentez, avec lesquelles le Saint-Siège maintient des relations diplomatiques. C'est une joie pour nous que la Malaisie ait rejoint cette communauté au cours de l'année dernière. Le dialogue que vous entretenez avec le Saint-Siège favorise le partage d'impressions et d'informations, de même que la collaboration dans des domaines de caractère bilatéral ou multilatéral qui sont d'un intérêt particulier. Votre présence aujourd'hui rappelle l'importante contribution de l'Église à vos sociétés, dans des secteurs tels que l'éducation, la santé et l'assistance. Signes de la coopération entre l'Église catholique et les États sont les Accords qui ont été passés en 2011 avec l'Azerbaïdjan, le Monténégro et le Mozambique. Le premier a déjà été ratifié ; je souhaite qu'il en aille de même rapidement pour les deux autres et que l'on parvienne à la conclusion de ceux qui sont en cours de négociation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De même, le Saint-Siège désire tisser un dialogue fructueux avec les Organisations internationales et régionales et, dans cette perspective, je relève avec satisfaction que les pays membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (A.S.E.A.N.) ont accueilli la nomination d'un Nonce Apostolique accrédité près de cette organisation. Je ne peux omettre de mentionner que, au mois de décembre dernier, le Saint-Siège a renforcé sa longue collaboration avec l'Organisation internationale pour les migrations, en en devenant membre à part entière. Il s'agit-là d'un témoignage de l'engagement du Saint-Siège et de l'Église catholique aux côtés de la communauté internationale, dans la recherche de solutions adéquates à ce phénomène qui présente de multiples aspects, de la protection de la dignité des personnes au souci du bien commun des communautés qui les reçoivent et de celles dont elles proviennent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au cours de l'année qui vient de s'achever j'ai rencontré personnellement de nombreux chefs d'État et de gouvernement, comme aussi des représentants éminents de vos nations qui ont participé à la cérémonie de la béatification de mon très aimé prédécesseur, le pape Jean-Paul II. Des représentants de vos pays ont aussi été aimablement présents à l'occasion du soixantième anniversaire de mon ordination sacerdotale. À eux tous, comme à ceux que j'ai rencontrés dans mes voyages apostoliques en Croatie, à Saint-Marin, en Espagne, en Allemagne et au Bénin, je renouvelle ma gratitude pour la délicatesse qu'ils m'ont manifestée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, j'adresse une pensée particulière aux pays de l'Amérique latine et des Caraïbes qui, en 2011, ont fêté le bicentenaire de leur indépendance. Le 12 décembre dernier, ils ont voulu souligner leur lien avec l'Église catholique et avec le successeur du Prince des Apôtres, en participant, avec des représentants éminents de la communauté ecclésiale et des autorités institutionnelles, à la célébration solennelle dans la basilique Saint-Pierre, au cours de laquelle j'ai annoncé mon intention de me rendre prochainement au Mexique et à Cuba. Je désire enfin saluer le Sud-Soudan qui, en juillet dernier, s'est constitué en tant qu'État souverain. Je me félicite que ce pas ait été accompli pacifiquement. Hélas, tensions et affrontements se sont succédé ces derniers mois et je souhaite que tous unissent leurs efforts afin que, pour les populations du Soudan et du Sud Soudan, s'ouvre enfin une période de paix, de liberté et de développement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;La crise économique et financière mondiale&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,&lt;br&gt;
La rencontre d'aujourd'hui se déroule traditionnellement à la fin des festivités de Noël, où l'Église célèbre la venue du Sauveur. Il vient dans l'obscurité de la nuit, et pourtant sa présence est immédiatement source de lumière et de joie (cf. Lc 2, 9-10). Vraiment, le monde est sombre, là où il n'est pas éclairé par la lumière divine ! Vraiment le monde est obscur, là où l'homme ne reconnaît plus son lien avec le Créateur et, ainsi, met également en danger ses relations avec les autres créatures et avec la création elle-même. Le moment actuel est malheureusement marqué par un profond malaise et les diverses crises : économiques, politiques et sociales, en sont une expression dramatique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;À ce sujet, je ne peux pas ne pas mentionner, avant tout, les développements graves et préoccupants de la crise économique et financière mondiale. Celle-ci n'a pas frappé seulement les familles et les entreprises des pays économiquement plus avancés, où elle a trouvé son origine, créant une situation dans laquelle beaucoup, surtout parmi les jeunes, se sont sentis désorientés et frustrés dans leurs aspirations d'un avenir serein, mais elle a aussi profondément marqué la vie des pays en voie de développement. Nous ne devons pas nous décourager mais retracer résolument notre chemin, avec de nouvelles formes d'engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La crise peut et doit être un aiguillon pour réfléchir sur l'existence humaine et sur l'importance de sa dimension éthique, avant même de le faire sur les mécanismes qui gouvernent la vie économique : non seulement pour chercher à endiguer les pertes individuelles ou celles des économies nationales, mais pour nous donner de nouvelles règles qui assurent à tous la possibilité de vivre dignement et de développer leurs capacités au bénéfice de la communauté dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je désire ensuite rappeler que les effets de l'actuel moment d'incertitude touchent particulièrement les jeunes. De leur malaise sont nés les ferments qui, les mois derniers, ont investi, parfois durement, diverses régions. Je me réfère tout d'abord à l'Afrique du Nord et au Moyen-Orient, où les jeunes, qui souffrent entre autres de la pauvreté et du chômage et craignent l'absence de perspectives assurées, ont lancé ce qui est devenu un vaste mouvement de revendication de réformes et de participation plus active à la vie politique et sociale. Il est difficile actuellement de tracer un bilan définitif des récents événements et d'en comprendre pleinement les conséquences pour les équilibres de la Région. L'optimisme initial a cependant cédé le pas à la reconnaissance des difficultés de ce moment de transition et de changement, et il me semble évident que la voie adéquate pour continuer le chemin entrepris passe par la reconnaissance de la dignité inaliénable de toute personne humaine et de ses droits fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le respect de la personne doit être au centre des institutions et des lois, il doit conduire à la fin de toute violence et prévenir le risque que l'attention due aux demandes des citoyens et la nécessaire solidarité sociale se transforment en simples instruments pour garder ou conquérir le pouvoir. J'invite la communauté internationale à dialoguer avec les acteurs des processus en cours, dans le respect des peuples et en étant consciente que la construction de sociétés stables et réconciliées, opposées à toute discrimination injuste, en particulier d'ordre religieux, constitue un horizon plus vaste et plus lointain que celui des échéances électorales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'éprouve une grande préoccupation pour les populations des pays dans lesquels se poursuivent tensions et violences, en particulier la Syrie, où je souhaite une rapide fin des effusions de sang et le commencement d'un dialogue fructueux entre les acteurs politiques, favorisé par la présence d'observateurs indépendants. En Terre Sainte, où les tensions entre Palestiniens et Israéliens ont des répercussions sur les équilibres de tout le Moyen-Orient, il faut que les responsables de ces deux peuples adoptent des décisions courageuses et clairvoyantes en faveur de la paix. J'ai appris avec plaisir que, suite à une initiative du Royaume de Jordanie, le dialogue a repris ; je souhaite qu'il se poursuive afin que l'on parvienne à une paix durable, qui garantisse le droit des deux peuples à vivre en sécurité dans des États souverains et à l'intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. La Communauté internationale, de son côté, doit stimuler sa propre créativité et les initiatives de promotion de ce processus de paix, dans le respect des droits de chaque partie. Je suis aussi avec grande attention les développements en Irak, déplorant les attentats qui ont causé encore récemment la perte de nombreuses vies humaines, et j'encourage ses Autorités à poursuivre avec fermeté sur le chemin d'une pleine réconciliation nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;La paix par l'éducation&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le bienheureux Jean-Paul II rappelait que « la voie de la paix est aussi la voie des jeunes » (1), puisque ceux-ci sont « la jeunesse des nations et des sociétés, la jeunesse de toute famille et celle de l'humanité entière » (2). Les jeunes, donc, nous poussent à considérer sérieusement leurs demandes de vérité, de justice et de paix. Par conséquent c'est à eux que j'ai dédié le Message annuel pour la célébration de la Journée mondiale de la Paix, intitulé « Éduquer les jeunes à la justice et à la paix ». L'éducation est un thème crucial pour toutes les générations, puisque d'elle dépend aussi bien le sain développement de chaque personne que l'avenir de toute la société. C'est pourquoi elle représente une tâche de première importance en un temps difficile et délicat. Outre un objectif clair, comme est celui de conduire les jeunes à une connaissance pleine de la réalité et donc de la vérité, l'éducation a besoin de lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parmi ceux-ci figure en premier la famille, fondée sur le mariage d'un homme avec une femme. Il ne s'agit pas d'une simple convention sociale, mais bien de la cellule fondamentale de toute société. Par conséquent, les politiques qui portent atteinte à la famille menacent la dignité humaine et l'avenir même de l'humanité. Le cadre familial est fondamental dans le parcours éducatif et pour le développement même des individus et des États ; en conséquence il faut des politiques qui le valorisent et qui aident à la cohésion sociale et au dialogue. C'est dans la famille que l'on s'ouvre au monde et à la vie et, comme j'ai eu l'occasion de le rappeler au cours de mon voyage en Croatie, « l'ouverture à la vie est un signe de l'ouverture à l'avenir » (3). Dans ce contexte de l'ouverture à la vie, j'accueille donc avec satisfaction la récente sentence de la Cour de Justice de l'Union européenne, qui interdit de breveter les processus relatifs aux cellules souches embryonnaires humaines, comme aussi la Résolution de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, qui condamne la sélection prénatale en fonction du sexe.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plus généralement, en regardant surtout le monde occidental, je suis convaincu que s'opposent à l'éducation des jeunes et par conséquent à l'avenir de l'humanité, les mesures législatives qui non seulement permettent, mais parfois même favorisent l'avortement, pour des motifs de convenance ou des raisons médicales discutables.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Continuant notre réflexion, un rôle tout autant essentiel pour le développement de la personne est rempli par les institutions éducatives : elles sont les premières instances à collaborer avec la famille et elles ont du mal à accomplir leur tâche propre si vient à manquer une harmonie d'objectifs avec la réalité familiale. Il faut mettre en &#339;uvre des politiques de formation afin que l'éducation scolaire soit accessible à tous et qu'en plus de promouvoir le développement cognitif de la personne, elle prenne soin de la croissance harmonieuse de la personnalité, y compris son ouverture au Transcendant. L'Église catholique a toujours été particulièrement active dans le domaine des institutions scolaires et académiques, remplissant une &#339;uvre appréciée à côté de celle des institutions étatiques. Je souhaite donc que cette contribution soit reconnue et valorisée aussi par les législations nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Le respect de la liberté religieuse&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cette perspective, on comprend bien qu'une &#339;uvre éducative efficace requiert également le respect de la liberté religieuse. Celle-ci est caractérisée par une dimension individuelle, ainsi que par une dimension collective et une dimension institutionnelle. Il s'agit du premier des droits de l'homme, parce qu'elle exprime la réalité la plus fondamentale de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trop souvent, pour des motifs divers, ce droit est encore limité ou bafoué. Je ne puis évoquer ce thème sans commencer par saluer la mémoire du ministre pakistanais Shahbaz Bhatti, dont l'infatigable combat pour les droits des minorités s'est achevé par une mort tragique. Il ne s'agit pas, malheureusement, d'un cas unique. Dans de nombreux pays les chrétiens sont privés des droits fondamentaux et mis en marge de la vie publique ; dans d'autres ils souffrent des attaques violentes contre leurs églises et leurs habitations. Parfois, ils sont contraints à abandonner des pays qu'ils ont contribué à édifier, à cause des tensions continuelles et de politiques qui fréquemment les relèguent comme spectateurs secondaires de la vie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans d'autres parties du monde, on trouve des politiques orientées à marginaliser le rôle de la religion dans la vie sociale, comme si elle était cause d'intolérance, plutôt que contribution appréciable dans l'éducation au respect de la dignité humaine, à la justice et à la paix. Le terrorisme motivé religieusement a fauché l'an passé également de nombreuses victimes, surtout en Asie et en Afrique, et c'est pourquoi, comme je l'ai rappelé à Assise, les responsables religieux doivent répéter avec force et fermeté que « telle n'est pas la vraie nature de la religion. C'est au contraire son antithèse, qui contribue à sa destruction » (4).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La religion ne peut être utilisée comme prétexte pour mettre de côté les règles de la justice et du droit en faveur du « bien » qu'elle poursuit. Dans cette perspective, je suis fier de rappeler, comme je l'ai fait dans mon pays natal, que pour les Pères constituants de l'Allemagne la vision chrétienne de l'homme a été la vraie force inspiratrice, comme, du reste, elle l'a été pour les Pères fondateurs de l'Europe unie. Je voudrais mentionner aussi des signes encourageants dans le domaine de la liberté religieuse. Je me réfère à la modification législative grâce à laquelle la personnalité juridique publique des minorités religieuses a été reconnue en Géorgie ; je pense aussi à la sentence de la Cour européenne des droits de l'homme en faveur de la présence du Crucifix dans les salles de classes italiennes. Et justement je désire adresser à l'Italie une pensée particulière, en conclusion du cent-cinquantième anniversaire de son unification politique. Les relations entre le Saint-Siège et l'État italien ont traversé des moments difficiles après l'unification. Au cours du temps, cependant, la concorde et la volonté réciproque de coopérer ont prévalu, chacun dans son domaine propre, pour favoriser le bien commun. Je souhaite que l'Italie continue à promouvoir une relation équilibrée entre l'Église et l'État, constituant ainsi un exemple, auquel les autres nations puissent se référer avec respect et intérêt.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le continent africain, que j'ai visité de nouveau en me rendant récemment au Bénin, il est essentiel que la collaboration entre les communautés chrétiennes et les gouvernements aide à parcourir un chemin de justice, de paix et de réconciliation, où les membres de toutes les ethnies et de toutes les religions soient respectés. Il est douloureux de constater que, dans divers pays de ce continent, ce but est encore lointain. Je pense en particulier à la recrudescence des violences qui touche le Nigeria, comme l'ont rappelé les attentats commis contre plusieurs églises durant le temps de Noël, aux séquelles de la guerre civile en Côte d'Ivoire, à l'instabilité persistante dans la Région des Grands Lacs et à l'urgence humanitaire dans les pays de la Corne de l'Afrique. Je demande, une fois encore, à la Communauté internationale d'aider avec sollicitude à trouver une solution à la crise qui perdure depuis des années en Somalie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, je tiens à souligner qu'une éducation correctement comprise ne peut que favoriser le respect de la création. On ne peut oublier les graves calamités naturelles qui, au cours de 2011, ont touché diverses régions du Sud-Est asiatique et les désastres écologiques comme celui de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. La sauvegarde de l'environnement, la synergie entre la lutte contre la pauvreté et celle contre les changements climatiques constituent des domaines importants pour la promotion du développement humain intégral. Par conséquent je souhaite que, suite à la XVIIe session de la Conférence des États-parties à la Convention de l'ONU sur les changements climatiques, qui s'est conclue récemment à Durban, la Communauté internationale se prépare à la Conférence de l'ONU sur le développement durable (« Rio + 20 ») comme une authentique « famille des nations » et, donc, avec un grand sens de la solidarité et de la responsabilité envers les générations présentes et celles du futur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Excellences, Mesdames et Messieurs,&lt;bR&gt;
La naissance du Prince de la paix nous enseigne que la vie ne finit pas dans le néant, que son destin n'est pas la corruption, mais l'immortalité. Le Christ est venu pour que les hommes aient la vie et l'aient en abondance (cf. Jn 10, 10). « C'est seulement lorsque l'avenir est assuré en tant que réalité positive que le présent devient aussi vivable » (5). Animé par la certitude de la foi, le Saint-Siège continue à donner sa propre contribution à la Communauté internationale, selon cette double intention que le Concile Vatican II - dont le cinquantième anniversaire a lieu cette année - a clairement définie : proclamer la grandeur suprême de la vocation de l'homme et la présence en lui d'un germe divin, et offrir à l'humanité une coopération sincère, qui instaure la fraternité universelle qui correspond à cette vocation (6). Dans cet esprit, je vous renouvelle à tous, aux membres de vos familles et à vos collaborateurs mes v&#339;ux les plus cordiaux pour la nouvelle année. Merci pour votre attention.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Benedictus pp XVI&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;small&gt;
(1) Jean-Paul II, Lettre apostolique &lt;i&gt;Dilecti amici&lt;/I&gt;, 31 mars 1985, n. 15.&lt;bR&gt;
(2) &lt;i&gt;Ibidem&lt;/I&gt;, n. 1.&lt;bR&gt;
(3) Homélie de la Messe à l'occasion de la Journée nationale des familles catholiques croates, Zagreb, 5 juin 2011.&lt;bR&gt;
(4) Intervention pour la Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde, Assise, 27 octobre 2011.&lt;br&gt;
(5) &lt;i&gt;Spe salvi&lt;/I&gt;, n. 2.&lt;br&gt;
(6) Cf. &lt;i&gt;Gaudium et spes&lt;/I&gt;, n. 3.&lt;bR&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2012-01-10T14:17:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>600e anniversaire de Jeanne, modèle mystique et politique</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/600e-anniversaire-de-Jeanne-modele.html</link>
		<date>2012-01-07 11:32:45</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton718.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;160&quot; height=&quot;91&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers frères et s&#339;urs, Je voudrais aujourd'hui vous parler de Jeanne d'Arc, une jeune sainte de la fin du Moyen Âge, morte à dix-neuf ans, en 1431. Cette sainte française, citée à plusieurs reprises dans le Catéchisme de l'Église catholique, est particulièrement proche de sainte Catherine de Sienne, patronne d'Italie et de l'Europe, dont j'ai parlé dans une catéchèse récente. Ce sont en effet deux jeunes femmes du peuple, laïques et consacrées dans la virginité ; deux mystiques engagées non dans le cloître, mais au milieu de la réalité la plus dramatique de l'Église et du monde de leur temps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce sont peut-être les figures les plus caractéristiques de ces « femmes fortes » qui, à la fin du Moyen Âge, portèrent sans peur la grande lumière de l'Évangile dans les complexes événements de l'histoire. Nous pourrions les rapprocher des saintes femmes qui restèrent sur le Calvaire, à côté de Jésus crucifié et de Marie sa Mère, tandis que les Apôtres avaient fui et que Pierre lui-même l'avait renié trois fois.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Église, à cette époque, vivait la crise profonde du grand schisme d'Occident, qui dura près de quarante ans. Lorsque Catherine de Sienne meurt, en 1380, il y a un pape et un antipape ; quand Jeanne naît en 1412, il y a un pape et deux antipapes. Avec ce déchirement à l'intérieur de l'Église, des guerres fratricides continuelles divisaient les peuples chrétiens d'Europe, la plus dramatique d'entre elles ayant été l'interminable « Guerre de cent ans » entre la France et l'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jeanne d'Arc ne savait ni lire ni écrire, mais elle est peut être connue dans la profondeur de son âme grâce à deux sources d'une valeur historique exceptionnelle : les deux procès qui la concernent. Le premier, le procès de condamnation (PCon), contient la transcription des longs et nombreux interrogatoires de Jeanne durant les derniers mois de sa vie (février-mai 1431), et reporte les paroles mêmes de la sainte. Le second, le procès en nullité de la condamnation, ou de « réhabilitation » (PNul), contient les dépositions d'environ 120 témoins oculaires de toutes les périodes de sa vie (cf. Procès de condamnation de Jeanne d'Arc, 3 vol. et Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, 5 vol., ed Klincksieck, Paris 1960-1989).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Prière et compassion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jeanne naît à Domrémy, un petit village à la frontière entre la France et la Lorraine. Ses parents sont des paysans aisés, connus de tous comme d'excellents chrétiens. Elle reçoit d'eux une bonne éducation religieuse, avec une influence importante de la spiritualité du Nom de Jésus, enseignée par saint Bernardin de Sienne et répandue en Europe par les franciscains. Au Nom de Jésus est toujours uni le Nom de Marie et ainsi, sur un fond de religiosité populaire, la spiritualité de Jeanne est profondément christocentrique et mariale. Depuis l'enfance, elle démontre une grande charité et compassion envers les plus pauvres, les malades et tous les souffrants, dans le contexte dramatique de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De ses propres paroles nous apprenons que la vie religieuse de Jeanne mûrit comme expérience mystique à partir de l'âge de treize ans (PCon, I, p. 47-48). À travers la « voix » de l'archange saint Michel, Jeanne se sent appelée par le Seigneur à intensifier sa vie chrétienne ainsi qu'à s'engager personnellement pour la libération de son peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sa réponse immédiate, son « oui », est le v&#339;u de virginité, avec un nouvel engagement dans la vie sacramentelle et dans la prière : participation quotidienne à la messe, confession et communion fréquentes, longs temps de prière silencieuse devant le crucifix ou l'image de la Vierge. La compassion et l'engagement de la jeune paysanne française face à la souffrance de son peuple sont encore renforcés par son rapport mystique avec Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'un des aspects les plus originaux de la sainteté de cette jeune fille est précisément ce lien entre l'expérience mystique et la mission politique. Après les années de vie cachée et de maturation intérieure s'ensuivent deux brèves, mais intenses, années de sa vie publique : une année d'action et une année de passion.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au début de l'année 1429, Jeanne entame son &#339;uvre de libération. Les nombreux témoignages nous montrent cette jeune femme de dix-sept ans seulement, comme une personne très forte et décidée, capable de convaincre des hommes incertains et découragés. Surmontant tous les obstacles, elle rencontre le Dauphin de France, le futur roi Charles VII, qui à Poitiers la soumet à un examen mené par plusieurs théologiens de l'université. Leur avis est positif : en elle, ils ne voient rien de mal, seulement une bonne chrétienne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La paix dans la justice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 22 mars 1429, Jeanne dicte une importante lettre au roi d'Angleterre et à ses hommes qui assiègent la ville d'Orléans (ibid., p. 221-222). Sa proposition est une véritable paix dans la justice entre les deux peuples chrétiens, à la lumière des noms de Jésus et de Marie, mais elle est rejetée, et Jeanne doit s'engager dans la lutte pour la libération de la ville, qui advient le 8 mai. L'autre moment culminant de son action politique est le couronnement du roi Charles VII à Reims, le 17 juillet 1429. Pendant toute une année, Jeanne vit avec les soldats, accomplissant au milieu d'eux une vraie mission d'évangélisation. Nombreux sont leurs témoignages sur sa bonté, son courage et son extraordinaire pureté. Elle est appelée par tous et elle-même se définit comme « la pucelle », c'est-à-dire la vierge.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La passion de Jeanne débute le 23 mai 1430, lorsqu'elle tombe prisonnière entre les mains de ses ennemis. Le 23 décembre, elle est conduite dans la ville de Rouen. C'est là que se déroule le long et dramatique procès de condamnation, qui commence en février 1431 et finit le 30 mai avec le bûcher.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le procès des juges et le mystère de l'Église&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est un grand procès solennel, présidé par deux juges ecclésiastiques, l'évêque Pierre Cauchon et l'inquisiteur Jean le Maistre, mais en réalité il est entièrement guidé par un groupe nombreux de théologiens de la célèbre université de Paris, qui participent au procès comme assesseurs. Ce sont des ecclésiastiques français qui, ayant fait un choix politique opposé à celui de Jeanne, ont a priori un jugement négatif sur sa personne et sur sa mission. Ce procès est une page bouleversante de l'histoire de la sainteté et également une page éclairante sur le mystère de l'Église, qui, selon les paroles du concile Vatican II, est « à la fois sainte et appelée à se purifier » (LG, n. 8). C'est la rencontre dramatique entre cette sainte et ses juges, qui sont des ecclésiastiques. Jeanne est accusée et jugée par eux, jusqu'à être condamnée comme hérétique et envoyée à la mort terrible sur le bûcher.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;À la différence des saints théologiens qui avaient illuminé l'université de Paris, comme saint Bonaventure, saint Thomas d'Aquin et le bienheureux Duns Scot, dont j'ai parlé dans plusieurs catéchèses, ces juges sont des théologiens auxquels manquent la charité et l'humilité pour voir chez cette jeune l'action de Dieu. À l'esprit viennent les paroles de Jésus, selon lesquelles les mystères de Dieu sont révélés à qui possède le c&#339;ur des tout-petits, alors qu'ils restent cachés aux sages et aux savants qui n'ont pas d'humilité (cf. Lc 10, 21). Ainsi, les juges de Jeanne sont radicalement incapables de la comprendre, de voir la beauté de son âme : ils ne savaient pas qu'ils condamnaient une sainte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'appel de Jeanne au jugement du pape, le 24 mai, est rejeté par le tribunal. Le matin du 30 mai, elle reçoit pour la dernière fois la communion en prison, et est immédiatement conduite au supplice sur la place du vieux marché. Elle demande à l'un de ses prêtres de tenir devant le bûcher une croix de procession. C'est ainsi qu'elle meurt en regardant Jésus crucifié et en prononçant plusieurs fois et à haute voix le Nom de Jésus (PNul, II, p. 457 ; cf. Catéchisme de l'Église catholique, 435).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Environ vingt-cinq ans plus tard, le procès de nullité, ouvert sous l'autorité du pape Callixte III, se conclut par une sentence solennelle qui déclare nulle sa condamnation (7 juillet 1456 ; PNul, II p. 604-610). Ce long procès, qui recueillit les dépositions des témoins et les jugements de nombreux théologiens, tous favorables à Jeanne, met en lumière son innocence et sa parfaite fidélité à l'Église. Jeanne d'Arc sera ensuite canonisée par Benoît XV en 1920.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'amour premier servi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers frères et s&#339;urs, le Nom de Jésus invoqué par notre sainte jusqu'aux derniers instants de sa vie terrestre, était comme le souffle incessant de son âme, comme le battement de son c&#339;ur, le centre de toute sa vie. Le « Mystère de la charité de Jeanne d'Arc », qui avait tant fasciné le poète Charles Péguy, est cet amour total pour Jésus, et pour son prochain en Jésus et pour Jésus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette sainte avait compris que l'Amour embrasse toute la réalité de Dieu et de l'homme, du ciel et de la terre, de l'Église et du monde. Jésus est toujours à la première place dans sa vie, selon sa belle expression : « Notre Seigneur premier servi » (PCon, I, p. 228 ; cf. Catéchisme de l'Église catholique, 223). L'aimer signifie toujours obéir à sa volonté. Elle affirme avec une totale confiance et abandon : « Je m'en remets à Dieu mon créateur, je l'aime de tout mon c&#339;ur » (ibid., p. 337).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec le v&#339;u de virginité, Jeanne consacre de manière exclusive toute sa personne à l'unique Amour de Jésus : c'est « la promesse qu'elle a faite à Notre Seigneur de bien garder sa virginité de corps et d'âme » (ibid., p. 149-150). La virginité de l'âme est l'état de grâce, valeur suprême, pour elle plus précieuse que la vie : c'est un don de Dieu qui doit être reçu et conservé avec humilité et confiance. L'un des textes les plus connus du premier procès concerne précisément cela : « Interrogée si elle sait d'être en la grâce de Dieu, elle répond : &#8220;Si je n'y suis, Dieu veuille m'y mettre ; si j'y suis, Dieu m'y veuille tenir&#8221; » (ibid., p. 62 ; cf. Catéchisme de l'Église catholique, 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notre sainte vit la prière sous la forme d'un dialogue permanent avec le Seigneur, qui illumine également son dialogue avec les juges et lui apporte la paix et la sécurité. Elle demande avec confiance : « Très doux Dieu, en l'honneur de votre sainte Passion, je vous requiers, si vous m'aimez, que vous me révéliez comment je dois répondre à ces gens d'Église » (ibid., p. 252).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'héroïsme de l'amour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jésus est contemplé par Jeanne comme le « Roi du Ciel et de la Terre ». Ainsi, sur son étendard, Jeanne fait peindre l'image de « Notre Seigneur tenant le monde » (ibid., p. 172) : icône de sa mission politique. La libération de son peuple est une &#339;uvre de justice humaine, que Jeanne accomplit dans la charité, par amour de Jésus. Elle est un bel exemple de sainteté pour les laïcs engagés dans la vie politique, en particulier dans les situations les plus difficiles. La foi est la lumière qui guide chaque choix, comme témoignera, un siècle plus tard, un autre grand saint, l'anglais Thomas More.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En Jésus, Jeanne contemple également toute la réalité de l'Église, l'« Église triomphante » du Ciel, comme l'« Église militante » de la terre. Selon ses paroles, « c'est tout un de Notre Seigneur et de l'Église » (ibid., p. 166). Cette affirmation, citée dans le Catéchisme de l'Église catholique (n. 795), possède un caractère vraiment héroïque dans le contexte du procès de condamnation, face à ses juges, hommes d'Église, qui la persécutèrent et la condamnèrent. Dans l'Amour de Jésus, Jeanne trouve la force d'aimer l'Église jusqu'à la fin, même au moment de sa condamnation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai plaisir à rappeler que sainte Jeanne d'Arc a eu une profonde influence sur une jeune sainte de l'époque moderne : sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Dans une vie complètement différente, passée dans la clôture, la carmélite de Lisieux se sentait très proche de Jeanne, vivant au c&#339;ur de l'Église et participant aux souffrances du Christ pour le salut du monde. L'Église les a réunies comme patronnes de la France, après la Vierge Marie. Sainte Thérèse avait exprimé son désir de mourir comme Jeanne, en prononçant le Nom de Jésus (Manuscrit B, 3r), et elle était animée par le même grand amour envers Jésus et son prochain, vécu dans la virginité consacrée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers frères et s&#339;urs, avec son témoignage lumineux, sainte Jeanne d'Arc nous invite à un haut degré de la vie chrétienne : faire de la prière le fil conducteur de nos journées ; avoir pleinement confiance en accomplissant la volonté de Dieu, quelle qu'elle soit ; vivre la charité sans favoritismes, sans limite et en puisant, comme elle, dans l'Amour de Jésus un profond amour pour l'Église. Merci.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Benedictus pp. XVI&lt;/strong&gt;
26/11/11
© &lt;a href=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/generation-benoitxvi.com&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Generation-BenoitXVI.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>S.S. Benoit XVI</author>
		<dc:date>2012-01-07T10:32:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S.S. Benoit XVI</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Colloque, Paris, 11 février : « Enjeux 2012 : crise politique, crise économique, crise morale »</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Colloque-Paris-11-fevrier-Enjeux.html</link>
		<date>2012-01-04 17:37:58</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton717.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;338&quot; height=&quot;406&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Depuis 2007, la Fondation de Service politique et l'Association des Economistes catholiques organisent chaque année un colloque « Actualité de la doctrine sociale de l'Église ». Après l'étude de la place de la société civile dans la pensée du pape (2010) et l'approfondissement des perspectives qu'il a lancées sur la place du principe de gratuité dans l'économie (2011), le colloque 2012 propose une réflexion sur les causes profondes de la crise qui frappe la société, le monde du travail et l'économie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon Benoît XVI, « les racines de la crise sont avant tout culturelles et anthropologiques » (Message pour la paix 2012). Alors que nous entrons en campagne électorale, comment les Français vont-ils appréhender la réalité de cette crise ? Les solutions pour s'en sortir peuvent-elles être seulement techniques ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les crises sont des moments de rupture. Elles ébranlent bien des certitudes, remettent en cause des évidences. Mais surtout, elles attaquent le ciment invisible de confiance qui unit les citoyens les uns aux autres - surtout s'il faut faire des efforts, se sacrifier, remettre en cause un certain confort de vie. Au nom de quoi le faire ? La crise financière que nous connaissons est aussi une crise de confiance, et la confiance est le garant en dernier ressort de l'économie. Comment remettre l'économie dans le bon sens, remettre de la confiance dans les institutions ? Ces dernières sont décriées. Les politiques sont décrédibilisés. Comment poser le problème d'un surcroît de confiance des individus dans les systèmes économiques ? Comment redonner confiance ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'objet de ce colloque est de dessiner des perspectives de sortie de crise réellement fondatrices, à la fois concrètes et de nature à éclairer le jugement des Français sur les changements à soutenir pour redonner confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La journée, ouverte par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris, sera animée notamment par Jean-Yves Naudet, président de l'Association des Economistes catholiques, professeur à l'université d'Aix-Marseille ; Pierre de Lauzun, directeur général délégué de la Fédération bancaire française ; Gérard Thoris, professeur à Sciences Po ; Jacques Bichot, professeur honoraire à l'Université de Lyon III ; Pierre Deschamps, président de CapitalDon et ancien président des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens ; Damien Le Guay, philosophe ; François de Lacoste Lareymondie, vice-président de la Fondation de Service politique...
&lt;br&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;PROGRAMME&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Paris, samedi 11 février 2012,&lt;br&gt;
paroisse catholique St-Pierre du Gros-Caillou (VIIe)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;9h30 : Accueil&lt;bR&gt;
10h15 : Allocution d'ouverture, par Francis Jubert, président de l'AFSP&lt;bR&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;10h30 : &lt;b&gt;La dimension morale de la crise selon Benoît XVI&lt;/b&gt; par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11h00 : &lt;b&gt;Une dette publique immorale ? &lt;/b&gt;par Jean-Yves Naudet, professeur des universités, président de l'AEC&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11h20 : &lt;b&gt;Une irresponsabilité monétaire et financière ?&lt;/b&gt; par Pierre de Lauzun, directeur général délégué de la Fédération française des banques&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11h40 : &lt;b&gt;Rembourser ou remettre les dettes ? &lt;/b&gt; par Gérard Thoris, professeur à Sciences Po&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;12h00 : Discussion&lt;bR&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;12h30 : Pause déjeuner&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;14h30 : &lt;b&gt;Une économie déboussolée ? &lt;/b&gt;par Jacques Bichot, professeur des universités&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;15h00 : &lt;b&gt;Don et gratuité peuvent-ils contribuer à régler la crise ?&lt;/b&gt; par Pierre Deschamps, ancien dirigeant d'Unilog, président du fonds de dotation CapitalDon, président des Entrepreneurs et Dirigeants chrétiens (2006-2010)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;15h30 : Discussion&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;16h00 : Pause&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;16h30 : &lt;b&gt;Sauver la gouvernance mondiale ?&lt;/b&gt; par François Martin, consultant international, auteur de &lt;i&gt;la Mondialisation sans peur&lt;/i&gt; (Muller, 2010)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;17h00 : &lt;b&gt;Les valeurs morale de la démocratie ou le risque d'une démocratie amorale, &lt;/b&gt;par Damien Le Guay, philosophe, maître de conférences à HEC&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;17h30 : Discussion&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;18h00 : &lt;b&gt;Comment s'en sortir ? &lt;/b&gt;par François de Lacoste Lareymondie, vice-président de l'AFSP&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;18h30 : Fin des travaux &lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;FONDATION DE SERVICE POLITIQUE&lt;bR&gt;
ASSOCIATION DES ECONOMISTES CATHOLIQUES&lt;bR&gt;
&lt;b&gt;Samedi 11 février 2012&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;
Paris VIIe, paroisse Saint-Pierre-du-Gros-Caillou&lt;br&gt;
Entrée libre, réservation recommandée&lt;bR&gt;
Buffet-déjeuner, participation 13 €&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libertepolitique.com/Nos-actions/Les-prochains-rendez-vous/PARIS-Enjeux-2012-crise-politique-crise-economique-crise-morale&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Inscription, réservation&lt;/a&gt;&lt;bR&gt;
&lt;b&gt;Renseignements&lt;/b&gt; : &lt;a href=&quot;mailto:astrid@libertepolitique.com&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;astrid@libertepolitique.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Fondation de service politique</author>
		<dc:date>2012-01-04T16:37:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fondation de service politique</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>« Éduquer les jeunes à la justice et à la paix. » Message pour la Paix 2012</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Eduquer-les-jeunes-a-la-justice-et.html</link>
		<date>2012-01-02 15:43:26</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton716.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;186&quot; height=&quot;249&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
1. Le début d'une nouvelle année, don de Dieu à l'humanité, m'incite à adresser à tous, avec grande confiance et affection, un message spécial de v&#339;ux pour ce temps qui est devant nous, afin qu'il soit marqué concrètement par la justice et par la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec quelle attitude allons-nous envisager la nouvelle année ? Dans le Psaume 130, nous trouvons une très belle image. Le psalmiste dit que l'homme de foi attend le Seigneur « plus que les veilleurs n'attendent l'aurore » (v. 6), il l'attend avec une ferme espérance, parce qu'il sait qu'elle apportera lumière, miséricorde, salut. Cette attente naît de l'expérience du peuple élu, qui reconnaît que Dieu l'éduque à regarder le monde tel qu'il est en vérité et à ne pas se laisser abattre par les tribulations. Je vous invite à considérer l'année 2012 avec cette attitude confiante.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est vrai qu'au cours de l'année qui s'achève, le sentiment de frustration suscité par la crise qui frappe la société, le monde du travail et l'économie a augmenté ; une crise dont les racines sont avant tout culturelles et anthropologiques. Il semble presque qu'une chape d'obscurité soit venue recouvrir notre temps et ne permette pas de voir avec clarté la lumière du jour. Dans cette obscurité, le c&#339;ur de l'homme ne cesse toutefois d'attendre l'aurore dont parle le psalmiste. Cette attente est particulièrement vive et visible chez les jeunes, et c'est pourquoi ma pensée va vers eux en considérant la contribution qu'ils peuvent et doivent offrir à la société.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je voudrais donc présenter le Message pour la XLVe Journée mondiale de la Paix dans une perspective éducative : « Éduquer les jeunes à la justice et à la paix », convaincu qu'ils peuvent par leur enthousiasme et leur ardeur en vue d'un idéal, offrir une nouvelle espérance au monde. Mon Message s'adresse également aux parents, aux familles, à toutes les composantes éducatives, formatives, comme aussi aux responsables dans les différents milieux de la vie religieuse, sociale, politique, économique, culturelle et de la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Être attentifs au monde des jeunes, savoir l'accueillir et le valoriser, n'est pas seulement une opportunité, mais un devoir fondamental de toute la société, pour la construction d'un avenir de justice et de paix. Il s'agit de communiquer aux jeunes une appréciation de la valeur positive de la vie, en suscitant en eux le désir de la dédier au service du Bien. C'est là une tâche qui nous engage tous personnellement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les préoccupations exprimées par de nombreux jeunes ces derniers temps, dans différentes régions du monde, manifestent le désir de pouvoir regarder l'avenir avec une espérance fondée. Actuellement, les aspects qu'ils vivent avec appréhension sont nombreux : le désir de recevoir une formation qui les prépare de manière plus profonde à affronter la réalité, la difficulté de former une famille et de trouver un emploi stable, la capacité effective de participer au monde de la politique, de la culture et de l'économie pour construire une société ayant un visage plus humain et solidaire. Il est important que ces ferments, et l'élan vers un idéal qu'ils contiennent, trouvent l'attention qui leur est due de la part de tous les membres de la société. L'Église regarde les jeunes avec espérance ; elle a confiance en eux et elle les encourage à rechercher la vérité, à défendre le bien commun, à avoir des perspectives ouvertes sur le monde et des yeux capables de voir des « choses nouvelles » (Is 42, 9 ; 48, 6) !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Les responsables de l'éducation&lt;/B&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. L'éducation est l'aventure la plus fascinante et difficile de la vie. Éduquer - du latin &lt;i&gt;educere&lt;/I&gt; - signifie conduire hors de soi pour introduire à la réalité, vers une plénitude qui fait grandir la personne. Ce processus se nourrit de la rencontre de deux libertés, celle de l'adulte, et celle du jeune. Ceci demande la responsabilité du disciple qui doit être ouvert pour se laisser guider vers la connaissance de la réalité, et celle de l'éducateur qui doit être disposé à se donner lui-même. Plus que jamais sont nécessaires pour cela d'authentiques témoins et non pas de simples dispensateurs de règles et d'informations ; des témoins qui sachent voir plus loin que les autres, parce que leur vie embrasse des espaces plus vastes. Le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu'il propose.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quels sont les lieux où mûrit la vraie éducation à la paix et à la justice ? Il y a d'abord la famille, puisque les parents sont les premiers éducateurs. La famille est la cellule originaire de la société. « C'est dans la famille que les enfants apprennent les valeurs humaines et chrétiennes qui permettent une coexistence constructive et pacifique. C'est dans la famille qu'on apprend la solidarité entre les générations, le respect des règles, le pardon et l'accueil de l'autre [1]. » Elle est la première école où on est éduqué à la justice et à la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous vivons dans un monde où la famille, et aussi la vie elle-même, sont constamment menacées et assez fréquemment brisées. Des conditions de travail souvent peu compatibles avec les responsabilités familiales, des préoccupations pour l'avenir, des rythmes de vie frénétiques, des migrations en recherche de moyens de subsistance adaptés - voire même de simple survivance -, finissent par rendre difficile la possibilité d'assurer aux enfants un des biens les plus précieux : la présence des parents ; une présence qui permette un partage toujours plus approfondi du chemin afin de pouvoir transmettre l'expérience et les certitudes acquises avec les années, qui ne peuvent se communiquer que grâce au temps passé ensemble. Aux parents, je désire dire de ne pas perdre courage ! Par l'exemple de leur vie, qu'ils exhortent leurs enfants à placer leur espérance avant tout en Dieu, de là seulement surgissent justice et paix authentiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je voudrais m'adresser aussi aux responsables des institutions qui ont un devoir éducatif : qu'avec un grand sens des responsabilités, ils veillent à ce que la dignité de chaque personne soit respectée et valorisée en toutes circonstances. Qu'ils aient soin que chaque jeune puisse découvrir sa propre vocation, en l'accompagnant pour faire fructifier les dons que le Seigneur lui a accordés. Qu'ils donnent aux familles l'assurance que leurs enfants puissent avoir un parcours de formation qui ne soit pas en contradiction avec leur conscience et leurs principes religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que chaque structure éducative puisse être un lieu d'ouverture au transcendant et aux autres ; un lieu de dialogue, de cohésion et d'écoute, où le jeune se sente valorisé dans ses propres potentialités et ses richesses intérieures, et apprenne à estimer vraiment ses frères. Que ce lieu puisse enseigner aussi à goûter la joie qui jaillit du fait de vivre, jour après jour, dans la charité et dans la compassion envers le prochain, et dans la participation active à la construction d'une société plus humaine et fraternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je me tourne ensuite vers les responsables politiques, en leur demandant d'aider concrètement les familles et les institutions éducatives à exercer leur droit et leur devoir d'éduquer. Un soutien adapté à la maternité et à la paternité ne doit jamais manquer. Qu'ils fassent en sorte que l'accès à l'instruction ne soit jamais nié à personne, et que les familles puissent choisir librement les structures éducatives qu'elles retiennent être plus conformes au bien de leurs enfants. Qu'ils s'engagent à favoriser le regroupement des familles qui sont divisées par la nécessité de trouver des moyens de subsistance. Qu'ils offrent aux jeunes une image limpide de la politique, comme un service véritable pour le bien de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, je ne peux pas ne pas en appeler au monde des médias afin qu'il donne sa contribution éducative. Dans la société d'aujourd'hui, les moyens de communication de masse ont un rôle particulier : non seulement ils informent, mais ils façonnent aussi l'esprit de leurs destinataires et ils peuvent donc contribuer de façon notable à l'éducation des jeunes. Il est important de retenir que le lien entre éducation et communication est très étroit : l'éducation advient en effet par les moyens de communication, qui influent sur la formation de la personne d'une manière positive ou négative.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les jeunes aussi doivent avoir le courage de vivre en premier eux-mêmes ce qu'ils demandent à ceux qui les entourent. C'est une grande responsabilité qui les concerne : qu'ils aient la force de faire un usage bon et conscient de leur liberté. Ils sont eux aussi responsables de leur propre éducation et de votre formation à la justice et à la paix !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Éduquer à la vérité et à la liberté&lt;/B&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3. Saint Augustin se demandait : « &lt;I&gt;Quid enim fortius desiderat anima quam veritatem ?&lt;/i&gt; - Que désire l'homme plus fortement que la vérité ? - [2] » Le visage humain d'une société dépend beaucoup de la contribution de l'éducation à maintenir vive cette demande qu'on ne peut pas supprimer. En effet, l'éducation concerne la formation intégrale de la personne, y compris la dimension morale et spirituelle de l'être, en vue de sa fin ultime et du bien de la société dont elle est membre. Dès lors, pour éduquer à la vérité, il convient avant tout de savoir qui est la personne humaine et d'en connaître la nature. Contemplant la réalité qui l'entoure, le psalmiste réfléchit : « À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu en prennes souci ? » (Ps 8, 4-5).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voici la question fondamentale à se poser : qui est l'homme ? L'homme est un être qui porte dans son c&#339;ur une soif d'infini, une soif de vérité - non partielle, mais capable d'expliquer le sens de la vie - car il a été créé à l'image et selon la ressemblance de Dieu. Reconnaître alors, avec gratitude, la vie comme un don inestimable, porte à découvrir la propre dignité profonde et l'inviolabilité de chaque personne. C'est pourquoi, la première éducation consiste dans le fait d'apprendre à reconnaître dans l'homme l'image du Créateur et, par conséquent, à avoir un respect profond pour tout être humain et à aider les autres à avoir une vie conforme à cette très haute dignité. Il ne faut jamais oublier que « le développement authentique de l'homme concerne unitairement la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions » [3], y compris sa dimension transcendante, et que la personne ne peut être sacrifiée en vue d'obtenir un bien particulier, qu'il soit économique ou social, individuel ou collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est seulement par sa relation avec Dieu que l'homme comprend aussi le sens de sa propre liberté. Et c'est la tâche de l'éducation de former à la liberté authentique. Celle-ci n'est pas l'absence de liens ou le règne du libre arbitre, elle n'est pas l'absolutisme du « je ». L'homme qui se croit absolu, qui n'est dépendant de rien et de personne, et qui croit pouvoir faire tout ce qu'il veut, finit par contredire la vérité de son propre être et par perdre sa liberté. Au contraire, l'homme est un être relationnel qui vit en relation avec les autres et avec Dieu surtout. La liberté authentique ne peut jamais être atteinte dans l'éloignement de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La liberté est une valeur précieuse, mais délicate ; elle peut être mal comprise et mal utilisée.
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Aujourd'hui, un obstacle extrêmement menaçant pour l'&#339;uvre d'éducation est constitué par la présence massive, dans notre société et notre culture, de ce relativisme qui, en ne reconnaissant rien comme définitif, ne laisse comme ultime mesure que son propre moi avec ses désirs, et sous l'apparence de la liberté devient une prison pour chacun, séparant l'un de l'autre et réduisant chacun à se retrouver enfermé dans son propre &#8220;Moi&#8221;. Dans un tel horizon relativiste une véritable éducation n'est donc pas possible : en effet, sans la lumière de la vérité, toute personne est condamnée, à un moment ou à un autre, à douter de la bonté de sa vie même et des relations qui la constituent, de la valeur de son engagement pour construire quelque chose en commun avec les autres [4]. »&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
Pour exercer sa liberté, l'homme doit alors dépasser l'horizon relativiste et connaître la vérité sur lui-même, et la vérité sur le bien et le mal. Au fond de sa conscience, l'homme découvre une loi qu'il ne se donne pas lui-même, mais à laquelle il doit obéir au contraire et dont la voix l'appelle à aimer, à faire le bien et à fuir le mal, à assumer la responsabilité du bien accompli et du mal commis [5]. Pour cela, l'exercice de la liberté est profondément lié à la loi morale naturelle, qui est de caractère universel. Elle exprime la dignité de chaque personne, pose les bases de ses droits et devoirs fondamentaux, et par conséquent et en dernière analyse, du vivre-ensemble juste et pacifique entre les personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le juste usage de la liberté est donc central pour la promotion de la justice et de la paix, qui requièrent le respect pour soi-même et pour l'autre, même s'il est loin de son mode d'être et de vivre. De cette attitude proviennent les éléments sans lesquels la paix et la justice restent des paroles privées de contenu : la confiance réciproque, la capacité à construire un dialogue constructif, la possibilité du pardon - que tant de fois on aimerait obtenir mais qu'on a de la peine à donner -, la charité réciproque, la compassion pour les plus faibles, comme également la disponibilité au sacrifice.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;B&gt;Éduquer à la justice&lt;/B&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4. Dans notre monde où la valeur de la personne, de sa dignité et de ses droits - au-delà des déclarations d'intentions - est sérieusement menacée par la tendance généralisée à recourir exclusivement aux critères de l'utilité, du profit et de l'avoir, il est important de ne pas couper le concept de justice de ses racines transcendantes. La justice, en effet, n'est pas une simple convention humaine, car ce qui est juste n'est pas déterminé originairement par la loi positive, mais par l'identité profonde de l'être humain. C'est la vision intégrale de l'homme qui permet de ne pas tomber dans une conception contractuelle de la justice et d'ouvrir aussi, grâce à elle, l'horizon de la solidarité et de l'amour [6].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous ne pouvons pas ignorer que certains courants de la culture moderne, soutenus par des principes économiques rationalistes et individualistes, ont aliéné le concept de justice jusque dans ses racines transcendantes, le séparant de la charité et de la solidarité :
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« La cité de l'homme n'est pas uniquement constituée par des rapports de droits et de devoirs, mais plus encore, et d'abord, par des relations de gratuité, de miséricorde et de communion. La charité manifeste toujours l'amour de Dieu, y compris dans les relations humaines. Elle donne une valeur théologale et salvifique à tout engagement pour la justice dans le monde [7]. » &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
« Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés » (Mt 5, 6). Ils seront rassasiés parce qu'ils ont faim et soif de relations justes avec Dieu, avec eux-mêmes, avec leurs frères et s&#339;urs, et avec la création tout entière.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;b&gt;Éduquer à la paix&lt;/B&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5. « La paix n'est pas seulement absence de guerre et elle ne se borne pas à assurer l'équilibre des forces adverses. La paix ne peut s'obtenir sur terre sans la sauvegarde des biens des personnes, la libre communication entre les êtres humains, le respect de la dignité des personnes et des peuples, la pratique assidue de la fraternité [8]. » La paix est un fruit de la justice et un effet de la charité. La paix est avant tout un don de Dieu. Nous chrétiens, nous croyons que le Christ est notre vraie paix : en Lui et dans Croix, Dieu a réconcilié le monde avec Lui et a détruit les barrières qui nous séparaient les uns des autres (cf. Ep 2, 14-18) ; en Lui il y a une seule famille réconciliée dans l'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutefois, la paix n'est pas seulement un don à recevoir, mais bien également une &#339;uvre à construire. Pour être vraiment des artisans de paix, nous devons nous éduquer à la compassion, à la solidarité, à la collaboration, à la fraternité, être actifs au sein de la communauté et vigilants à éveiller les consciences sur les questions nationales et internationales et sur l'importance de la recherche de modalités adéquates pour la redistribution de la richesse, pour la promotion de la croissance, pour la coopération au développement et pour la résolution des conflits.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu », affirme Jésus dans le discours sur la montagne (Mt 5, 9). La paix pour tous naît de la justice de chacun. Personne ne peut éluder cette tâche essentielle de promouvoir la justice, selon ses propres compétences et ses responsabilités. J'invite particulièrement les jeunes, qui maintiennent toujours vive la tension vers des idéaux, à avoir de la patience et de la ténacité dans la recherche de la justice et de la paix, dans l'éducation du goût pour ce qui est juste et vrai, même si cela peut comporter des sacrifices et aller à contre-courant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lever les yeux vers Dieu. Face au difficile défi dans le parcours des voies de la justice et de la paix, nous pouvons être tentés de nous demander, comme le psalmiste : « Je lève les yeux vers les montagnes : mon secours, d'où viendra-t-il ? » (Ps 121, 1). Je veux dire à tous avec force, et particulièrement aux jeunes :
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Ce ne sont pas les idéologies qui sauvent le monde, mais c'est seulement le fait de se tourner vers le Dieu vivant, le garant de ce qui est véritablement bon et vrai... [le fait de] se tourner sans réserve vers Dieu, qui est la mesure de ce qui est juste et qui est, en même temps, l'amour éternel. Qu'est-ce qui pourrait bien nous sauver sinon l'amour [9] ? » &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
L'amour se réjouit de la vérité, il est la force qui donne la capacité de s'engager pour la vérité, la justice et la paix, car il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout (cf. 1 Co 13, 1-13).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers jeunes, vous êtes un don précieux pour la société. Face aux difficultés, ne vous laissez pas prendre par le découragement et ne vous complaisez pas dans de fausses solutions, qui, souvent, se présentent comme la voie la plus facile pour résoudre les problèmes. N'ayez pas peur de vous engager, d'affronter l'effort et le sacrifice, de choisir des chemins qui exigent la fi délité et la constance, l'humilité et le dévouement. Vivez avec confiance votre jeunesse et les désirs profonds de bonheur, de vérité, de beauté et d'amour vrai que vous éprouvez ! Vivez intensément cette phase de la vie si riche et pleine d'enthousiasme. Prenez conscience d'être vous-mêmes des exemples stimulants pour les adultes. Plus vous vous efforcez de vaincre les injustices et la corruption, plus vous désirerez un avenir meilleur et vous vous engagerez à le construire, alors vous le serez vraiment. Ayez conscience de vos potentialités et ne vous repliez jamais sur vous-mêmes, mais sachez travailler pour un avenir plus lumineux pour tous. Vous n'êtes jamais seuls. L'Église a confiance en vous, elle vous suit, elle vous encourage et désire vous offrir ce qu'elle a de plus précieux : la possibilité de lever les yeux vers Dieu, de rencontrer Jésus Christ, Celui qui est la justice et la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;À vous tous, hommes et femmes qui avez à c&#339;ur la cause de la paix ! La paix n'est pas un bien déjà acquis, mais un objectif auquel, tous et chacun, nous devons aspirer. Regardons l'avenir avec une plus grande espérance, encourageons-nous les uns les autres dans notre cheminement, travaillons à donner à notre monde un visage plus humain et fraternel, et sentons-nous unis dans la responsabilité envers les jeunes générations présentes et futures, en particulier en les éduquant à être des personnes pacifiques et des artisans de paix. C'est sur la base de cette prise de conscience que je vous confie ces réflexions, et que je vous adresse mon appel : unissons nos forces spirituelles, morales et matérielles, pour « éduquer les jeunes à la justice et à la paix ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du Vatican, le 8 décembre 2011,&lt;bR&gt;
&lt;b&gt;Benedictus pp XVI&lt;/b&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;
&lt;bR&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;small&gt;
[1] BENOÎT XVI, Discours aux administrateurs de la Région du Latium, de la ville et de la province de Rome (14 janvier 2011) : &lt;I&gt;L'Osservatore Romano&lt;/I&gt; français n. 3.171 (10 février 2011), p. 13.&lt;bR&gt;
[2] Commentaire à l'Évangile selon Saint Jean, 26, 5. &lt;bR&gt;
[3] BENOÎT XVI, Lett. enc. &lt;I&gt;Caritas in veritate&lt;/I&gt; (29 juin 2009), n. 11 : AAS 101 (2009), p. 648 ; La Documentation Catholique 2429 (2009), p. 757 ; cf. PAUL VI, Lett. enc. &lt;I&gt;Populorum progressio&lt;/I&gt; (26 mars 1967), n. 14 : AAS 59 (1967), p. 264. La Documentation Catholique 1492 (1967), p. 679. &lt;bR&gt;
[4] BENOÎT XVI, Discours à l'ouverture du Congrès ecclésial diocésain dans la Basilique Saint-Jean-de-Latran (6 juin 2005) : AAS 97 (2005), p. 816 ; &lt;I&gt;L'Osservatore Romano&lt;/I&gt; français n. 2.885 (14 juin 2005), p. 3-4. &lt;bR&gt;
[5] Cf. CONCILE OECUMÉNIQUE VATICAN II, Constitution pastorale sur l'Église dans le monde de ce temps &lt;I&gt;Gaudium et spes&lt;/I&gt;, n. 16. &lt;bR&gt;
[6] Cf. BENOÎT XVI, Discours au Reichtag (Berlin, 22 septembre 2011) : &lt;I&gt;L'Osservatore Romano&lt;/I&gt; français n. 3.203 (29 septembre 2011), p. 4-5. &lt;bR&gt;
[7] BENOÎT XVI, Lett. enc. &lt;I&gt;Caritas in veritate&lt;/I&gt;, n. 6 : AAS 101 (2009), p. 644-645 ; La Documentation Catholique 2429 (2009), p. 755. &lt;bR&gt;
[8] Catéchisme de l'Église catholique, n. 2304. &lt;bR&gt;
[9] BENOÎT XVI, Homélie lors de la veillée de prière au Marienfeld (Cologne, 20 août 2005) : AAS 97 (2005), p. 885-886 ; &lt;I&gt;L'Osservatore Romano&lt;/I&gt; français n. 2.895 (23 août 2005), p. 11. &lt;bR&gt;
&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2012-01-02T14:43:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

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		<title>« Il est né, Celui qui nous sauve. » Message de Noël à Rome et au monde</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Il-est-ne-Celui-qui-nous-sauve.html</link>
		<date>2011-12-26 12:49:00</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton715.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;200&quot; height=&quot;139&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers frères et s&#339;urs de Rome et du monde entier !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Christ est né pour nous ! Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'Il aime. Qu'à tous parvienne l'écho de l'annonce de Bethleem, que l'Église Catholique fait retentir dans tous les continents, au-delà de toute frontière de nationalité, de langue et de culture. Le Fils de la Vierge Marie est né pour tous, il est le Sauveur de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une antique antienne liturgique l'invoque ainsi : « O Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations, viens, Seigneur, viens nous sauver ! » &lt;I&gt;Veni ad salvandum nos !&lt;/I&gt; Viens nous sauver ! C'est le cri de l'homme de tous les temps, qui se sent incapable de surmonter tout seul difficultés et périls. Il a besoin de mettre sa main dans une main plus grande et plus forte, une main qui de là-haut se tende vers lui.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers frères et s&#339;urs, cette main c'est Jésus, né à Bethléem de la Vierge Marie. Il est la main que Dieu a tendue à l'humanité, pour la faire sortir des sables mouvants du péché et la faire reprendre pied sur le roc, le roc solide de sa Vérité et de son Amour (cf. Ps 39 [40], 3).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Oui, voici le sens du nom de cet Enfant, le nom que, par volonté de Dieu, lui ont donné Marie et Joseph : il s'appelle Jésus, c'est-à-dire « Le-Seigneur-sauve » (cf. Mt 1, 21 ; Lc 1, 31). Il a été envoyé par Dieu le Père pour nous sauver surtout du mal profond, enraciné dans l'homme et dans l'histoire : ce mal qui est la séparation d'avec Dieu, l'orgueil et la présomption d'agir par soi-même, de se mettre en concurrence avec Dieu et de se substituer à Lui, de décider ce qui est bien et ce qui est mal, d'être le maître de la vie et de la mort (cf. Gn 3, 1-7). C'est le grand mal, le grand péché, dont nous les hommes, nous ne pouvons pas nous sauver si nous ne nous en remettons pas à l'aide de Dieu, si nous ne crions pas vers Lui : « &lt;I&gt;Veni ad salvandum nos !&lt;/i&gt; - Viens nous sauver ! »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le fait même d'élever vers le Ciel cette invocation, nous met déjà dans la juste condition, nous met dans la vérité de nous-mêmes : en effet, nous sommes ceux qui ont crié vers Dieu et qui ont été sauvés (cf. Est [grec] 10, 3f). Dieu est le Sauveur, nous sommes ceux qui sont en danger. Il est le médecin, nous sommes les malades. Le reconnaître est le premier pas vers le salut, vers la sortie du labyrinthe dans lequel nous nous enfermons nous-mêmes par notre orgueil. Lever les yeux vers le Ciel, tendre les mains et demander de l'aide c'est la voie de sortie, pourvu qu'il y ait Quelqu'un qui écoute, et qui peut venir à notre secours.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jésus Christ est la preuve que Dieu a écouté notre cri. Pas seulement ! Dieu nourrit pour nous un amour si fort qu'Il ne peut pas rester en Lui-même, qu'Il sort de Lui-même et vient en nous, partageant au plus profond notre condition (cf. Ex 3, 7-12). La réponse que Dieu a donnée en Jésus au cri de l'homme dépasse infiniment notre attente, atteignant une solidarité telle qu'elle ne peut être seulement humaine, mais divine. Seul le Dieu qui est amour et l'amour qui est Dieu pouvait choisir de nous sauver par cette voie, qui est certainement la plus longue, mais qui est celle qui respecte sa vérité et la nôtre : la voie de la réconciliation, du dialogue, de la collaboration.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est pourquoi, chers frères et s&#339;urs de Rome et du monde entier, en ce Noël 2011, tournons-nous vers l'Enfant de Bethléem, vers le Fils de la Vierge Marie, et disons : « Viens nous sauver ! » Nous le répétons en union spirituelle avec tant de personnes qui vivent des situations particulièrement difficiles, et en nous faisant la voix de celui qui n'a pas de voix.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensemble, invoquons l'aide divine pour les populations de la Corne de l'Afrique qui souffrent de la faim et de la famine, souvent aggravées par une situation persistante d'insécurité. Que la Communauté internationale ne prive pas de son aide les nombreux réfugiés provenant de cette Région, durement éprouvés dans leur dignité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puisse le Seigneur donner du réconfort aux populations de l'Asie du sud-est, particulièrement de la Thaïlande et des Philippines, qui sont encore dans de graves situations de souffrance à cause des récentes inondations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puisse le Seigneur secourir l'humanité blessée par de nombreux conflits qui, aujourd'hui encore, ensanglantent la planète. Lui, qui est le Prince de la Paix, qu'il donne paix et stabilité à la Terre qu'il a choisie pour venir dans le monde, encourageant la reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Qu'il fasse cesser les violences en Syrie, où beaucoup de sang a déjà été versé. Qu'il favorise la pleine réconciliation et la stabilité en Irak et en Afghanistan. Qu'il donne une vigueur renouvelée, pour l'édification du bien commun, à toutes les composantes de la société dans les Pays de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puisse la naissance du Sauveur soutenir les perspectives de dialogue et de collaboration au Myanmar, pour la recherche de solutions partagées. Que la Nativité du Rédempteur garantisse la stabilité politique aux Pays africains de la Région des Grands Lacs et accompagne l'engagement des habitants du Sud-Soudan pour la sauvegarde des droits de tous les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers frères et s&#339;urs, tournons notre regard vers la Grotte de Bethléem : l'Enfant que nous contemplons est notre salut ! Il a apporté au monde un message universel de réconciliation et de paix. Ouvrons-lui notre c&#339;ur, accueillons-le dans notre vie. Répétons-lui avec confiance et espérance : &lt;i&gt;« Veni ad salvandum nos ! »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Benedictus pp XVI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;small&gt;[Les v&#339;ux du pape en français]&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Heureuse et sainte fête de Noël ! Que le Christ Sauveur vous garde dans l'espérance et qu'il vous fasse le don de la paix profonde !&lt;/p&gt;</description>
		<author>S.S. Benoit XVI</author>
		<dc:date>2011-12-26T11:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S.S. Benoit XVI</dc:creator>
		

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		<title>La nativité transforme la foi en amour</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/La-nativite-transforme-la-foi-en.html</link>
		<date>2011-12-25 12:36:00</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton714.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;200&quot; height=&quot;285&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
C'était pour l'Eglise antique la grande joie de Noël : Dieu est apparu. Il n'est plus seulement une idée, non pas seulement quelque chose à deviner à partir des paroles. Il est &quot;apparu&quot;... Pour les hommes de l'époque préchrétienne, qui face aux horreurs et aux contradictions du monde craignaient que Dieu aussi ne fût pas totalement bon, mais pouvait sans doute être aussi cruel et arbitraire, c'était une vraie épiphanie, la grande lumière qui nous est apparue : Dieu est pure bonté.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui aussi, des personnes qui ne réussissent plus à reconnaître Dieu dans la foi se demandent si l'ultime puissance qui fonde et porte le monde, est vraiment bonne, ou si le mal n'est pas aussi puissant et originaire que le bien et le beau, que nous rencontrons à des moments lumineux dans notre cosmos. &quot;Apparurent la bonté de Dieu et son amour pour les hommes&quot; : c'est une certitude nouvelle et consolante qui nous est donnée à Noël.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dieu est apparu - comme un enfant. Par cela même il s'oppose à toute violence et apporte un message qui est la paix. En ce moment où le monde est continuellement menacé par la violence en de nombreux endroits et de diverses manières, où il y a toujours encore des bâtons de l'oppresseur et des manteaux roulés dans le sang, nous crions vers le Seigneur :
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toi, le Dieu-Fort, tu es apparu comme un enfant et tu t'es montré à nous comme celui qui nous aime et celui par lequel l'amour vaincra. Et tu nous as fait comprendre qu'avec toi nous devons être des artisans de paix. Nous aimons ton être-enfant, ta non-violence, mais nous souffrons du fait que la violence persiste dans le monde, c'est pourquoi nous te prions aussi : montre ta puissance, ô Dieu. En notre temps, dans notre monde, fais que les bâtons de l'oppresseur, les manteaux roulés dans le sang et les chausseurs bruyantes des soldats soient brûlées, qu'ainsi ta paix triomphe dans notre monde.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
Noël est une épiphanie, la manifestation de Dieu et de sa grande lumière dans un enfant qui est né pour nous. Né dans l'étable de Bethléem, non pas dans les palais des rois. Quand, en 1223, François d'Assise célébra Noël à Greccio avec un b&#339;uf et un âne et une mangeoire pleine de foin, une nouvelle dimension du mystère de Noël a été rendue visible...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le second centre de l'année liturgique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour l'Eglise antique, la fête des fêtes était Pâques : dans la résurrection, le Christ avait ouvert les portes de la mort et il avait ainsi changé radicalement le monde : il avait créé en Dieu même une place pour l'homme. Eh bien, François n'a pas changé... cette hiérarchie objective des fêtes, toute la structure de la foi centrée sur le mystère pascal. Toutefois, par lui et par sa façon de croire, quelque chose de nouveau s'est produit : François a découvert avec une profondeur toute nouvelle l'humanité de Jésus... La résurrection suppose l'incarnation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Fils de Dieu comme un enfant, comme un vrai fils d'homme - cela toucha profondément le c&#339;ur du Saint d'Assise, transformant la foi en amour... Ainsi, l'année liturgique a reçu un second centre dans une fête qui est, avant tout, une fête du c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la nouvelle expérience de la réalité de l'humanité de Jésus se révèle justement le grand mystère de la foi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;François aimait Jésus, le petit enfant, parce que, dans ce fait d'être enfant, l'humilité de Dieu se rendait évidente. Dieu est devenu pauvre... Dieu s'est fait dépendant, ayant besoin de l'amour de personnes humaines, en condition de demander leur - notre - amour. Aujourd'hui Noël est devenu une fête commerciale, dont les scintillements éblouissants cachent le mystère de l'humilité de Dieu, et celle-ci nous invite à l'humilité et à la simplicité. Prions le Seigneur de nous aider à traverser du regard les façades étincelantes de ce temps pour trouver derrière elles l'enfant dans l'étable de Bethléem, pour découvrir ainsi la vraie joie et la vraie lumière.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Entrer humblement par le portail de la foi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Celui qui aujourd'hui veut entrer dans l'église de la Nativité de Jésus à Bethléem découvre que le portail, qui un temps était haut de cinq mètres et demi et à travers lequel les empereurs et les califes entraient dans l'édifice, a été en grande partie muré. Est demeurée seulement une ouverture basse d'un mètre et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'intention était probablement de mieux protéger l'église contre d'éventuels assauts, mais surtout d'éviter qu'on entre à cheval dans la maison de Dieu. Celui qui désire entrer dans le lieu de la naissance de Jésus, doit se baisser... si nous voulons trouver le Dieu apparu comme un enfant, alors nous devons descendre du cheval de notre raison &quot;libérale&quot;. Nous devons déposer nos fausses certitudes, notre orgueil intellectuel, qui nous empêche de percevoir la proximité de Dieu. Nous devons suivre le chemin intérieur de saint François, le chemin vers cette extrême simplicité extérieure et intérieure qui rend le c&#339;ur capable de voir. Nous devons... aller spirituellement, pour ainsi dire, à pied, pour pouvoir entrer à travers le portail de la foi et rencontrer le Dieu qui est différent de nos préjugés et de nos opinions : le Dieu qui se cache dans l'humilité d'un enfant qui vient de naître.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Célébrons ainsi la liturgie de cette sainte Nuit et renonçons à nous fixer sur ce qui est matériel, mesurable et touchable. Laissons-nous simplifier par ce Dieu qui se manifeste au c&#339;ur devenu simple.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et prions en ce moment avant tout pour que tous ceux qui doivent vivre Noël dans la pauvreté, dans la souffrance, dans la condition de migrants, afin que leur apparaisse un rayon de la bonté de Dieu ; afin que les touche, ainsi que nous, cette bonté que Dieu, par la naissance de son Fils dans l'étable, a voulu porter dans le monde.&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2011-12-25T11:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

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