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	<title>Génération Benoit XVI</title>
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		<title>Génération Benoit XVI</title>
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		<title>La visite à Paris, les dernières informations</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/La-visite-a-Paris-les-dernieres.html</link>
		<date>2008-09-03 15:59:03</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton491.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;203&quot; height=&quot;273&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Voici les dernières informations pratiques concernant la visite du pape en France, et particulièrement à Paris. N'attendez pas la dernière minute pour vous organiser ! Ces informations sont communiquées automatiquement par le site officiel de la visite pontificale. Leur mise à jour est quotidienne.
&lt;br&gt;
&lt;SCRIPT language=&quot;javascript&quot;src=&quot;http://www.catholique-paris.com/rss/display_feed_pape.php?bt=000000&amp;w=400&amp;hs=15&quot;&gt;&lt;/SCRIPT&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;small&gt;&lt;font color=#cc3300&gt;&lt;b&gt;Pour en savoir plus :&lt;/b&gt;&lt;/small&gt;&lt;/font&gt;&lt;blockquote&gt; &#9632; Le &lt;a href=&quot;http://www.papeaparis.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;site officiel de la visite du pape à Paris&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&#9632; Le &lt;a href=&quot;http://www.eglise.catholique.fr/benoit-xvi-en-france/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;site officiel de la visite en France&lt;/a&gt;
&lt;bR&gt;
&#9632; Le &lt;a href=&quot;http://www.lourdes2008.com/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=71&amp;MenuItemid=83&amp;Itemid=83 &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;site officiel du 150e anniversaire des apparitions de Marie à Lourdes&lt;/a&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-09-03T13:59:03Z</dc:date>
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		<title>Benoît XVI aux prêtres : &quot;L'art chrétien est rationnel&quot;</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Benoit-XVI-aux-pretres-L-art.html</link>
		<date>2008-09-01 19:08:00</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton492.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;220&quot; height=&quot;220&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;i&gt;Dans cette première question, le pape explique comment vivre concrètement les dons de l'Esprit et en témoigner. Il souligne l'importance de recevoir « continuellement le souffle de l'Esprit Saint ». « Si nous faisons cela, si nous ne sommes pas trop paresseux, indisciplinés ou indolents, ... cette lumière émanera de nous sans avoir trop à y penser », dit-il.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&lt;/i&gt;Michael Horrer&lt;i&gt; &lt;/i&gt;- Très Saint-Père, je m'appelle Michael Horrer et je suis séminariste. A l'occasion de la XXIIIe Journée mondiale de la Jeunesse de Sydney, à laquelle j'ai participé avec d'autres jeunes de notre diocèse, vous avez répété sans cesse aux quatre cent mille jeunes présents l'importance de l'oeuvre de l'Esprit Saint en nous les jeunes et dans l'Eglise. Le thème de la journée était : « Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Alors vous serez mes témoins » (&lt;i&gt;Ac&lt;/i&gt; 1, 8). A présent nous les jeunes, nous sommes rentrés - renforcés par l'Esprit Saint et par vos paroles - dans nos maisons, dans notre diocèse et revenus à notre vie quotidienne. Très Saint-Père, comment pouvons-nous vivre concrètement ici, dans notre pays et dans notre vie quotidienne, les dons de l'Esprit Saint et en témoigner aux autres, de manière qu'également nos proches, nos amis et nos connaissances, ressentent et fassent l'expérience de la force de l'Esprit Saint et que nous puissions remplir notre mission de témoins du Christ ? Que pouvez-vous nous conseiller, pour faire en sorte que notre diocèse demeure jeune malgré le vieillissement du clergé et qu'il reste également ouvert à l'oeuvre de l'Esprit de Dieu qui guide l'Eglise ?&lt;/b&gt; &lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI -&lt;/b&gt; Merci de cette question. Je suis content de voir un séminariste, un candidat au sacerdoce de ce diocèse, dans le jeune visage de qui je peux en quelque sorte retrouver la jeunesse du visage du diocèse et je suis content d'entendre qu'avec d'autres, vous vous êtes rendus à Sydney, où dans une grande fête de la foi, nous avons fait ensemble l'expérience de la jeunesse de l'Eglise. Pour les Australiens aussi cela a été une grande expérience. Au début, ils avaient considéré cette Journée mondiale avec beaucoup de scepticisme parce que, bien sûr, elle se serait accompagnée d'un grand nombre de complications pour la vie quotidienne, beaucoup de désagréments, comme les problèmes de circulation par exemple, etc. Mais en fin de compte - nous l'avons vu également dans les médias, où les préjugés se sont défaits l'un après l'autre - tous se sont sentis impliqués par ce climat de joie et de foi ; ils ont vu que les jeunes viennent et ne créent pas de problèmes de sécurité ni d'aucune sorte, mais qu'ils savent être ensemble dans la joie. Ils ont vu qu'aujourd'hui aussi la foi est une force présente, que c'est une force capable de donner la juste direction aux personnes, aussi y a-t-il eu un moment où nous avons véritablement ressenti le souffle de l'Esprit Saint qui balaie les préjugés, qui fait comprendre aux hommes que c'est bien ici que nous trouvons ce qui nous touche de près, que c'est la direction dans laquelle nous devons aller ; et ainsi l'on peut vivre, ainsi s'ouvre l'avenir.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Vous avez dit à juste titre que cela a été un moment fort, dont nous avons ramené chez nous une étincelle. Dans la vie quotidienne toutefois, il est bien plus difficile de percevoir concrètement l'oeuvre de l'Esprit Saint ou même d'être personnellement un moyen afin qu'il puisse être présent, afin que se vérifie ce souffle qui balaie les préjugés de l'époque, qui dans l'obscurité crée la lumière et nous fait ressentir que la foi non seulement a un avenir mais qu'elle est l'avenir. Comment pouvons-nous réaliser cela ? Assurément tout seuls nous n'en sommes pas capables. En fin de compte, c'est le Seigneur qui nous aide, mais nous devons être des instruments disponibles. Je dirais simplement : personne ne peut donner ce qu'il ne possède pas personnellement, à savoir : nous ne pouvons pas transmettre l'Esprit Saint de manière efficace, le rendre perceptible, si nous-mêmes nous ne sommes pas proches de lui. Voilà pourquoi je pense que la chose la plus importante est que nous demeurions nous-mêmes, pour ainsi dire, dans le rayon du souffle de l'Esprit Saint, en contact avec lui. C'est uniquement si nous sommes continuellement touchés intérieurement par l'Esprit Saint, s'il est présent en nous, ce n'est qu'alors que nous pouvons également le transmettre aux autres, il nous donne alors l'imagination et les idées originales sur les moyens d'action ; des idées que l'on ne peut pas programmer mais qui naissent dans la situation elle-même, parce que c'est là qu'oeuvre l'Esprit Saint. Donc, le premier point : nous devons nous-mêmes demeurer dans le rayon du souffle de l'Esprit Saint.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;L'Evangile de Jean nous raconte comment, après la Résurrection, le Seigneur vient parmi les disciples, souffle sur eux et dit : &quot;Recevez l'Esprit Saint&quot;. Cela est un parallèle avec la Genèse, où Dieu souffle sur le mélange de terre et celui-ci prend forme et devient homme. A présent, l'homme, qui vit intérieurement dans des zones d'ombre et qui est à demi mort, reçoit à nouveau le souffle de Christ et c'est ce souffle de Dieu qui lui donne une nouvelle dimension de vie, il lui donne la vie avec l'Esprit Saint. Nous pouvons donc dire : l'Esprit Saint est le souffle de Jésus Christ et nous, en un certain sens, nous devons demander au Christ de souffler toujours sur nous afin qu'en nous ce souffle devienne vivant et fort et oeuvre dans le monde. Cela signifie donc que nous devons demeurer proches du Christ. Nous le faisons en méditant sa Parole. Nous savons que le premier auteur des Saintes Ecritures est l'Esprit Saint. Lorsqu'à travers celles-ci nous parlons avec Dieu, lorsqu'en celles-ci nous ne cherchons pas seulement le passé mais véritablement le Seigneur présent qui nous parle, alors c'est comme si nous nous trouvions - comme je l'ai déjà dit en Australie - à nous promener dans le jardin de l'Esprit Saint, nous parlons avec lui, il parle avec nous. Voilà, apprendre à nous sentir chez nous dans ce contexte, dans le contexte de la Parole de Dieu est une chose extrêmement importante qui, dans un certain sens, nous introduit dans le Souffle de Dieu. Et puis, naturellement, cette écoute, cette marche dans le domaine de la Parole doit se transformer en une réponse, une réponse dans la prière, dans le contact avec le Christ. Et naturellement, avant tout dans le Saint Sacrement de l'Eucharistie, dans lequel il vient à notre rencontre et entre en nous, se fond presque en nous. Mais ensuite, également dans le Sacrement de la Pénitence, qui nous purifie toujours, qui lave les zones d'ombre que la vie quotidienne dépose en nous.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Bref, une vie avec le Christ dans l'Esprit Saint, dans la Parole de Dieu et dans la communion de l'Eglise, dans sa communauté vivante. Saint Augustin a dit : &quot;Si tu veux l'Esprit de Dieu, tu dois être dans le Corps du Christ&quot;. Dans le Corps mystique du Christ se trouve le cadre de son Esprit. &lt;bR&gt;&lt;br&gt;Tout cela devrait déterminer le déroulement de notre journée, de manière à ce qu'elle devienne une journée structurée, un jour où Dieu a toujours accès à nous, où continuellement se vérifie le contact avec le Christ, où précisément pour cette raison nous recevons continuellement le souffle de l'Esprit Saint. Si nous faisons cela, si nous ne sommes pas trop paresseux, indisciplinés ou indolents, alors il nous arrivera quelque chose, la journée prendra une forme et notre vie elle-même prendra une forme propre et cette lumière émanera de nous sans avoir trop à y penser ou sans avoir à adopter une manière d'agir - pour ainsi dire - &quot;propagandiste&quot; : cela vient de soi-même, parce que cela reflète notre âme.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;J'ajouterai ensuite à celle-ci une seconde dimension, logiquement liée à la première : si nous vivons avec le Christ, nous réussirons également les choses humaines. En effet, la foi ne comporte pas seulement un aspect surnaturel, elle reconstruit l'homme en le ramenant à son humanité, comme le montre le parallèle entre la Genèse et Jean 20 ; elle se fonde précisément sur les vertus naturelles : l'honnêteté, la joie, la disponibilité à écouter le prochain, la capacité de pardonner, la générosité, la bonté, la cordialité entre les personnes. Ces vertus humaines témoignent du fait que la foi est véritablement présente, nous sommes véritablement avec le Christ. Et je crois que nous devrions être très attentifs sur ce point, aussi en ce qui nous concerne : faire mûrir en nous l'humanité authentique, parce que la foi comporte la pleine réalisation de l'être humain, de l'humanité. Nous devrions faire attention à accomplir correctement et de manière juste les choses humaines même dans notre activité, dans le respect du prochain, en se préoccupant du prochain, qui est la meilleure manière de nous préoccuper de nous-mêmes : en effet &quot;être là&quot; pour notre prochain est la meilleure manière d'&quot;être là&quot; pour nous-mêmes. Et c'est de là que naissent les initiatives qui ne peuvent pas être programmées : les communautés de prière, les communautés qui lisent ensemble la Bible ou même l'aide concrète aux personnes en difficulté, qui en ont besoin, qui se trouvent aux marges de la vie, aux malades, aux handicapés et tant d'autres choses encore... Voilà que nos yeux s'ouvrent pour voir nos capacités personnelles, pour prendre les initiatives correspondantes et pour savoir communiquer aux autres le courage d'en faire autant. Et ce sont précisément ces choses humaines qui nous rendent plus forts, en nous mettant en quelque sorte en contact avec l'Esprit de Dieu.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Le Grand Maître de l'Ordre des Chevaliers de Malte à Rome m'a raconté qu'il est allé à Noël avec des jeunes à la gare pour apporter un peu de Noël aux personnes abandonnées. Tandis qu'il repartait, il a entendu l'un des jeunes dire à l'autre : &quot;C'est plus fort que la discothèque ici. Ici c'est vraiment bien, parce que je peux faire quelque chose pour les autres !&quot;. Telles sont les initiatives que l'Esprit Saint suscite en nous. Sans beaucoup de mots, elles nous font ressentir la force de l'Esprit et cela nous rend attentifs au Christ.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Bon, peut-être ai-je dit peu de choses concrètes, mais je pense que la chose la plus importante est que, avant tout, notre vie soit orientée par l'Esprit Saint, pour que nous vivions dans le cadre de l'Esprit, dans le Corps du Christ et qu'ensuite à partir de là nous ressentions l'aspect humain, nous soyons attentifs aux simples vertus humaines et que nous apprenions ainsi à être bons au sens le plus large du mot. De cette manière on acquiert une sensibilité pour les initiatives de Bien qui développent ensuite naturellement une force missionnaire et dans un certain sens préparent ce moment où il devient sensé et compréhensible de parler du Christ et de notre foi.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;P. Willibald Hopfgartner, o.f.m. - Très Saint-Père, je m'appelle Willibald Hopfgartner, je suis franciscain et je travaille dans une l'école et dans divers contextes du gouvernement de l'Ordre. Dans votre discours de Ratisbonne vous avez souligné le lien substantiel entre l'Esprit divin et la raison humaine. D'autre part, vous avez également souligné l'importance de l'art et de la beauté, de l'esthétique. Alors, à côté du dialogue conceptuel sur Dieu (en théologie) ne faudrait-il pas toujours réaffirmer l'expérience esthétique de la foi dans le cadre de l'Eglise, pour l'annonce et la liturgie ? &lt;bR&gt;&lt;br&gt;Benoît XVI -&lt;/b&gt; Merci. Oui, je pense que les deux choses vont de pair la raison, la précision, l'honnêteté de la réflexion sur la vérité et la beauté. Une raison qui en quelque sorte voudrait se dévêtir de la beauté, serait diminuée, ce serait une raison aveuglée. Seules deux choses unies forment un ensemble, et pour la foi cette union est importante. La foi doit continuellement affronter les défis de la pensée de cette époque, afin qu'elle ne semble pas une sorte de légende irrationnelle que nous maintiendrions en vie, mais qu'elle soit véritablement une réponse aux grandes questions : afin qu'elle ne soit pas seulement habitude mais vérité - comme le déclara une fois Tertullien. Saint Pierre dans sa première Lettre, avait écrit cette phrase que les théologiens du Moyen Age avaient prise pour une légitimation, presque une commande pour leur travail théologique : &quot;Soyez prêts à tout moment à rendre compte du sens de l'espérance qui est en vous&quot; - apologie du logos de l'espérance, c'est-à-dire qui transforme le logos, la raison, en apologie, en réponse aux hommes. Bien sûr, il était convaincu du fait que la foi était logos, qu'elle était une raison, une lumière qui provient de la Raison créatrice, et non un beau mélange fruit de notre pensée. Voilà pourquoi elle est universelle, c'est pour cela qu'elle peut être communiquée à tous.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Mais ce logos créateur n'est pas seulement un logos technique - nous reviendrons sur cet aspect dans une autre réponse - il est ample, c'est un logos qui est amour et donc capable de s'exprimer dans la beauté et dans le bien. Et, en réalité, j'ai dit un jour que selon moi l'art et les saints sont la plus grande apologie de notre foi. Les arguments portés par la raison sont absolument importants et on ne peut y renoncer, mais il reste toujours quelque part un désaccord. En revanche, si nous regardons les saints, cette grande trace lumineuse par laquelle Dieu a traversé l'histoire, nous voyons que là se trouve véritablement une force de bien qui résiste aux millénaires, il y a véritablement la lumière de la lumière. Et de la même manière, si nous contemplons les beautés créées par la foi, elles sont simplement, dirais-je, la preuve vivante de la foi. Si je regarde cette belle cathédrale : c'est une annonce vivante ! Elle-même nous parle, et partant de la beauté de la cathédrale nous parvenons à annoncer visuellement Dieu, le Christ et tous ses mystères : ici ils ont pris forme et ils nous regardent. Toutes les grandes oeuvres d'art, les cathédrales - les cathédrales gothiques et les splendides églises baroques - sont toutes un signe lumineux de Dieu et donc véritablement une manifestation, une épiphanie de Dieu. Et dans le christianisme il s'agit précisément de cette épiphanie : Dieu est devenu une Epiphanie voilée - il apparaît et il resplendit. Nous venons d'écouter l'orgue dans toute sa splendeur et je pense que la grande musique née dans l'Eglise est une manière de rendre audible et perceptible la vérité de notre foi : du chant grégorien à la musique des cathédrales jusqu'à Palestrina et son époque, jusqu'à Bach puis Mozart, Bruckner et ainsi de suite... En écoutant toutes ces oeuvres - les Passions de Bach, sa Messe en si bémol et les grandes compositions spirituelles de la polyphonie du XVI siècle, de l'école viennoise, de toute la musique même celles des compositeurs mineurs - soudainement nous ressentons : c'est vrai ! Là où naissent des choses de ce genre, il y a la vérité. Sans une intuition qui découvre le vrai centre créateur du monde, une telle beauté ne peut naître. C'est pourquoi je pense que nous devrions toujours faire en sorte que les deux choses aillent ensemble, les porter ensemble. Lorsqu'à notre époque, nous discutons du caractère raisonnable de la foi, nous discutons précisément du fait que la raison ne finit pas où finissent les découvertes expérimentales, elle ne finit pas dans le positivisme ; la théorie de l'évolution voit la vérité, mais n'en voit que la moitié : elle ne voit pas que derrière il y a l'Esprit de la création. Nous luttons pour l'élargissement de la raison et donc pour une raison qui justement soit ouverte aussi au beau et ne doive pas le laisser de côté comme quelque chose de totalement différent et irrationnel. L'art chrétien est un art rationnel - pensons à l'art du gothique et à la grande musique ou même, justement à notre art baroque - mais c'est une expression artistique d'une raison très élargie, dans laquelle le coeur et la raison se rencontrent. Ainsi en est-il. Ceci est, je pense, d'une certaine manière la vérité du christianisme : coeur et raison se rencontrent, beauté et vérité se touchent. Et plus nous-mêmes réussissons à vivre dans la beauté de la vérité, plus la foi pourra redevenir créatrice même à notre époque et s'exprimer sous une forme artistique convaincante. &lt;bR&gt;&lt;br&gt;Alors, cher père Hopfgartner, merci de cette question ; essayons de faire en sorte que les deux catégories, celle de l'esthétique et celle de la noéthique, soient unies et que dans ce vaste cadre se manifeste la totalité et la profondeur de notre foi.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Dans cette troisième question, le pape se penche sur la question de la maladie et de la souffrance et dans la quatrième, il évoque le respect de la création.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;Willi Fusaro - Très Saint-Père, je suis le père Willi Fusaro, j'ai 42 ans et je suis tombé malade l'année de mon ordination sacerdotale. J'ai été ordonné au mois de juin 1991 ; puis en septembre de la même année il m'a été diagnostiqué une sclérose multiple. Je suis coopérateur paroissial auprès de la paroisse du Corpus Domini de Bolzano. La figure de Jean-Paul II m'a beaucoup frappé, surtout dans la dernière période de son pontificat, lorsqu'il portait avec courage et humilité, devant le monde entier, sa faiblesse humaine.&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Etant donné votre proximité avec votre bien-aimé prédécesseur, et sur la base de votre expérience personnelle, quelles paroles pouvez-vous m'offrir et offrir à chacun de nous pour aider véritablement les prêtres âgés, malades, à bien vivre de manière féconde leur sacerdoce au sein du presbyterium et de la communauté chrétienne ? Merci !&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI -&lt;/b&gt; Merci. Je dirais moi aussi qu'à mon avis les deux parties du pontificat de Jean-Paul II sont tout aussi importantes. La première partie au cours de laquelle nous l'avons vu en géant de la foi, avec un courage incroyable, une force extraordinaire, une véritable joie dans la foi, une grande lucidité, il a porté jusqu'aux confins de la terre le message de l'Evangile. Il a parlé avec tous, il a ouvert de nouvelles voies avec les Mouvements, avec le dialogue interreligieux, avec les rencontres &#339;cuméniques, avec l'approfondissement de l'écoute de la Parole divine, avec tout... avec son amour pour la Sainte liturgie. Il a réellement - nous pouvons le dire - abattu non les murs de Jéricho, mais les murs entre deux mondes, avec la force de sa foi, et ce témoignage demeure inoubliable, il reste une lumière pour ce nouveau millénaire.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Mais selon moi, les dernières années de son pontificat n'étaient pas moins importantes, en raison de cet humble témoignage de sa passion. Comment il a porté la Croix du Seigneur devant nous et réalisé la Parole du Seigneur : « Suivez-moi, en portant avec moi, et derrière moi, la Croix » ! Cette humilité, cette patience avec laquelle il a accepté la quasi destruction de son corps, sa croissante incapacité à utiliser la parole, lui qui avait été un maître de la parole. Et ainsi il nous a montré - me semble-t-il - de manière visible, cette vérité profonde que le Seigneur nous a racheté avec sa Croix, avec la Passion comme acte d'amour extrême. Il nous a montré que la souffrance n'est pas seulement un « ne pas », quelque chose de négatif, l'absence de quelque chose, mais une réalité positive. Que la souffrance acceptée dans l'amour du Christ, dans l'amour de Dieu et des autres est une force rédemptrice, une force de l'amour tout aussi puissante que les grandes actions qu'il avait accomplies dans la première partie de son pontificat. Il nous a enseigné un nouvel amour pour les personnes qui souffrent et fait comprendre ce que veut dire : « dans la Croix et par la Croix nous sommes sauvés ». Dans la vie du Seigneur également nous trouvons ces deux aspects. La première partie, lorsqu'il enseigne la joie du Royaume de Dieu, porte ses dons aux hommes puis, dans la seconde partie, l'entrée dans la Passion, jusqu'au dernier cri sur la Croix. Et ainsi il nous a enseigné qui est Dieu, que Dieu est amour et qu'en s'identifiant avec notre souffrance d'êtres humains il nous prend entre ses mains et nous fait entrer dans son amour et seul l'amour est le bain de la rédemption, de la purification et de la renaissance. &lt;bR&gt;&lt;br&gt;C'est pourquoi il me semble que nous tous - et toujours à nouveau dans un monde qui vit d'hyper-activité, de jeunesse, d'être jeune, fort, beau, de réussir à faire de grandes choses - nous devons apprendre la vérité de l'amour qui se fait passion et rachète ainsi l'homme et l'unit avec Dieu amour. Je voudrais donc remercier tous ceux qui acceptent la souffrance, qui souffrent avec le Seigneur et je voudrais nous encourager tous à avoir un c&#339;ur ouvert à l'égard des personnes qui souffrent, des personnes âgées, et à comprendre que leur passion est précisément une source de renouveau pour l'humanité et crée en nous l'amour et nous unit au Seigneur. Mais à la fin, il est toujours difficile de souffrir. Je me souviens de la s&#339;ur du cardinal Mayer. Elle était très malade, et il lui disait quand elle s'impatientait : « Mais vois-tu, tu es à présent avec le Seigneur ». Et elle répondit : « Pour toi c'est facile de dire cela, parce que tu es en bonne santé, mais moi je suis dans la passion ». C'est vrai, dans la passion vraie il devient toujours difficile de s'unir réellement au Seigneur et de demeurer dans cette disposition d'union avec le Seigneur qui souffre. Prions donc pour toutes les personnes qui souffrent et faisons tout ce que nous pouvons pour les aider, montrons notre gratitude pour leur souffrance et assistons-les autant que nous le pouvons, avec un grand respect pour la valeur de la vie humaine, précisément de la vie qui souffre jusqu'à la fin. C'est un message fondamental du christianisme, qui vient de la théologie de la Croix : que la souffrance, la passion, est présence de l'amour du Christ, est un défi pour nous à nous unir à sa passion. Nous devons aimer les personnes qui souffrent non seulement par les paroles, mais également avec toute notre action et notre engagement. Il me semble que c'est la seule manière d'être réellement chrétien. J'ai écrit dans mon Encyclique &lt;i&gt;Spe salvi&lt;/i&gt; que la capacité d'accepter la souffrance et les personnes qui souffrent est une mesure de notre propre humanité. Lorsque cette capacité fait défaut, l'homme se trouve réduit et redimensionné. Prions donc le Seigneur pour qu'il nous aide dans notre souffrance et nous aide à être proches de toutes les personnes qui souffrent dans ce monde.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Karl Golser&lt;i&gt; - &lt;/i&gt;Très Saint-Père ! Je m'appelle Karl Golser, je suis professeur de théologie morale ici à Bressanone et directeur de l'Institut pour la justice, la paix et la protection de la création, et également chanoine. Je me souviens avec plaisir de la période où j'ai pu travailler avec vous à la Congrégation pour la doctrine de la foi.&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Comme vous le savez, l'Eglise catholique a forgé en profondeur l'histoire et la culture de notre pays. Toutefois aujourd'hui, nous avons parfois l'impression que, en tant qu'Eglise, nous nous sommes un peu retirés dans la sacristie. Les déclarations du magistère pontifical sur les grandes questions sociales ne trouvent pas l'écho nécessaire au niveau des paroisses et des communautés ecclésiales. &lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Ici, dans le Haut-Adige, par exemple, les autorités et de nombreuses associations attirent fortement l'attention sur les problèmes environnementaux et en particulier sur les changements climatiques : les thèmes principaux sont la fonte des glaciers, les éboulements en montagne, les problèmes liés au coût de l'énergie, à la circulation et à la pollution atmosphérique. Il y a de nombreuses initiatives en faveur de la protection de l'environnement.&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Dans la conscience moyenne de nos chrétiens, toutefois, tout cela a bien peu de chose à voir avec la foi. Que pouvons-nous faire pour renforcer davantage dans la vie des communautés chrétiennes le sens de notre responsabilité à l'égard de la création ? Comment pouvons-nous arriver à envisager toujours davantage ensemble la Création et la Rédemption ? Comment pouvons-nous vivre de manière exemplaire un style de vie chrétien qui soit durable ? Et comment unir celui-ci à une qualité de vie, qui soit attrayante pour tous les hommes de notre terre ?&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI -&lt;/b&gt; Je vous remercie beaucoup cher professeur Golser : vous pourriez assurément répondre mieux que moi à ces questions, mais j'essaierai tout de même de dire quelque chose. Vous avez ainsi abordé le thème de la création et de la rédemption et je pense que ce lien indissoluble doit faire l'objet d'une attention renouvelée. Au cours des dernières décennies, la doctrine de la création avait presque disparu en théologie, elle était presque imperceptible. A présent nous nous apercevons des dégâts que cela a provoqués. Le rédempteur est le créateur et si nous n'annonçons pas Dieu dans cette grandeur totale qui est la sienne - de créateur et de rédempteur - nous dévalorisons également la rédemption. En effet, si Dieu n'a rien à dire dans la création, s'il est relégué simplement dans un domaine de l'histoire, comment peut-il réellement comprendre toute notre vie ? Comment pourra-t-il apporter réellement le salut à l'homme dans sa plénitude et au monde dans sa totalité ? Voilà pourquoi, selon moi, le renouveau de la doctrine de la création et une nouvelle compréhension de l'indissolubilité de la création et de la rédemption revêtent une très grande importance. Nous devons le reconnaître à nouveau : Il est le &lt;i&gt;creator Spiritus&lt;/i&gt;, la Raison qui est au commencement et dont toute chose naît et dont notre propre raison n'est qu'une étincelle. Et c'est Lui, le créateur lui-même, qui est également entré dans l'histoire et peut entrer dans l'histoire et opérer en elle précisément parce qu'il est le Dieu de l'ensemble et non seulement d'une partie. Si nous reconnaissons cela, il s'ensuivra bien sûr que la rédemption, le fait d'être chrétiens, la foi chrétienne tout simplement, signifieront toujours et quoi qu'il en soit aussi une responsabilité à l'égard de la création. Il y a vingt ou trente ans, on accusait les chrétiens - je ne sais pas si l'on soutient encore une telle accusation - d'être les vrais responsables de la destruction de la création, parce que la parole contenue dans la Genèse - « Soumettez la terre » - aurait conduit à l'arrogance à l'égard de la création dont nous constatons aujourd'hui les conséquences. Je pense que nous devons à nouveau apprendre à comprendre combien est fausse cette accusation : tant que la terre a été considérée comme la création de Dieu, la tâche de la « soumettre » n'a jamais été comprise comme le commandement de la rendre esclave, mais plutôt comme le devoir d'être les gardiens de la création et d'en développer les dons, de collaborer nous-mêmes de manière active à l'&#339;uvre de Dieu, à l'évolution qu'il a placée dans le monde, afin que les dons de la création soient mis en valeur et non piétinés et détruits.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Si nous observons ce qui est né autour des monastères, comment dans ces lieux sont nés et continuent de naître de petits paradis, des oasis de la création, on constate que toutes ces choses ne sont pas seulement des mots, mais là où la Parole du Créateur a été comprise de manière correcte, où il y a eu une vie avec le créateur rédempteur, on s'est efforcé de sauver la création et non de la détruire. C'est également dans ce contexte que s'inscrit le chapitre 8 de la Lettre aux Romains, où on dit que la création souffre et gémit de la soumission dans laquelle elle se trouve et qu'elle attend la révélation des fils de Dieu : elle se sentira libérée lorsque viendront des créatures, des hommes qui sont des fils de Dieu et qui la traiteront en partant de Dieu. Je crois que c'est précisément la réalité que nous pouvons constater aujourd'hui : la création gémit - nous le percevons, nous l'entendons presque - et attend des personnes humaines qui la regardent en partant de Dieu. La consommation brutale de la création commence là où Dieu est absent, là où la matière est désormais pour nous uniquement matérielle, là où nous sommes nous-mêmes les dernières instances, où le tout est simplement notre propriété, que nous consommons uniquement pour nous-mêmes. Et le gaspillage des ressources de la création commence là où nous ne reconnaissons plus aucune instance au-dessus de nous, mais ne voyons plus que nous-mêmes ; il commence là où il n'existe plus aucune dimension de la vie au-delà de la mort, où dans cette vie nous devons nous accaparer tout et posséder la vie avec la plus grande intensité possible, où nous devons posséder tout ce qu'il est possible de posséder.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Je crois donc que des instances vraies et efficaces contre le gaspillage et la destruction de la création ne peuvent être réalisées et développées, comprises et vécues que là où la création est considérée en partant de Dieu ; là où la vie est considérée en partant de Dieu et a des dimensions plus grandes - dans la responsabilité devant Dieu - et un jour elle nous sera donnée par Dieu en plénitude et jamais ôtée : en donnant la vie, nous la recevons.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Ainsi, selon moi, nous devons tenter par tous les moyens à notre disposition de présenter la foi en public, en particulier là où il y existe déjà une sensibilité vis-à-vis de la foi. Et je pense que la sensation que le monde est peut-être en train de nous échapper - parce que nous-mêmes le laissons s'échapper - et le fait de s'inquiéter des problèmes de la création, tout cela donne justement à notre foi l'occasion appropriée de parler publiquement et de se faire valoir comme instance de proposition. En effet, il ne s'agit pas seulement de trouver des techniques qui préviennent les dommages, même s'il est important de trouver des énergies alternatives, entre autres. Mais tout cela ne sera pas suffisant si nous-mêmes ne trouvons pas un nouveau style de vie, une discipline faite également de renoncements, une discipline de la reconnaissance des autres, auxquels la création appartient autant qu'à nous qui pouvons en disposer plus facilement ; une discipline de la responsabilité à l'égard de l'avenir des autres et de notre propre avenir, parce que c'est une responsabilité devant Celui qui est notre Juge et en tant que Juge est Rédempteur, mais aussi véritablement notre Juge.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Je pense donc qu'il est nécessaire de mettre en tout cas ensemble les deux dimensions - création et rédemption, vie terrestre et vie éternelle, responsabilité à l'égard de la création et responsabilité à l'égard des autres et de l'avenir - et qu'il est de notre devoir d'intervenir ainsi de manière claire et décidée dans l'opinion publique. Pour être écoutés nous devons dans le même temps montrer par notre exemple, par notre style de vie, que nous parlons d'un message auquel nous croyons et selon lequel il est possible de vivre. Et nous voulons demander au Seigneur qu'il nous aide tous à vivre la foi, la responsabilité de la foi de manière que notre style de vie devienne un témoignage, et à parler de telle façon que nos paroles portent de manière crédible la foi comme orientation pour notre époque.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Dans la première le pape aborde la question de l'emploi du temps particulièrement chargé des prêtres, des priorités à établir, de l'importance de la communion entre les prêtres, et dans la deuxième il évoque la situation des enfants qui ont reçu les sacrements mais n'assistent pas régulièrement à la messe du dimanche.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;Franz Pixner, &lt;i&gt;doyen à Kastelruth&lt;/i&gt; -&lt;/b&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;b&gt;Saint-Père, je m'appelle Franz Pixner et je suis le curé de deux grandes paroisses. Avec de nombreux collègues ainsi que des laïcs, nous nous occupons de la charge croissante des soins pastoraux à cause, par exemple, des unités pastorales qui se mettent en place : la forte pression du travail, le manque de reconnaissance, les difficultés relatives au magistère, la solitude, la diminution du nombre des prêtres mais également des communautés de fidèles. Beaucoup s'interrogent sur ce que Dieu nous demandent dans ces situations, et par quel moyen le Saint Esprit veut nous encourager. Dans ce contexte surgissent des questions, par exemple en ce qui concerne le célibat des prêtres, l'ordination de &lt;i&gt;viri probati&lt;/i&gt; au sacerdoce, l'implication des charismes, en particulier des charismes des femmes, dans la pastorale, l'emploi de collaboratrices et de collaborateurs formés en théologie pour conférer le baptême et tenir des homélies. On se pose également la question : comment nous, prêtres, face aux nouveaux défis, pouvons-nous nous aider réciproquement dans une communauté fraternelle, et cela dans les différents niveaux du diocèse, doyenné, unité pastorale et paroisse ?&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Nous vous prions, Saint-Père, de nous donner un bon conseil pour toutes ces questions. Merci !&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI - &lt;/b&gt;Cher doyen, vous avez abordé une série de questions qui intéressent et inquiètent les pasteurs et nous tous aujourd'hui et vous savez certainement que je ne suis pas en mesure, en ce moment, de répondre à toutes ces questions. J'imagine que vous aurez moyen de réfléchir à plusieurs reprises à tout cela avec votre évêque, et nous, à notre tour, nous en parlerons dans les Synodes des évêques. Nous avons, je crois, tous besoin de ce dialogue entre nous, du dialogue de la foi et de la responsabilité, pour trouver la bonne route pour cette époque qui, sous de nombreux aspects, est difficile pour la foi et fatigante pour les prêtres. Personne n'a de solution toute prête, nous la cherchons tous ensemble.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;En tenant compte de cette réserve, je me trouve également parmi vous au milieu de ce processus de fatigue et de lutte intérieure, j'essaierai de dire quelques mots qui ne seront donc qu'une partie d'un dialogue plus large.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Dans ma réponse, je voudrais tenir compte de deux aspects fondamentaux. D'un côté, le caractère irremplaçable du prêtre, le sens et le mode du ministère sacerdotal aujourd'hui ; de l'autre côté - et cela ressort plus aujourd'hui qu'avant - la multiplicité des charismes et le fait que tous ensemble ils sont l'Eglise, ils édifient l'Eglise et que c'est pour cela que nous devons nous employer à réveiller les charismes, que nous devons prendre soin de cet ensemble vivant afin qu'il soutienne ensuite le prêtre. Il soutient les autres, les autres le soutiennent, et ce n'est que dans cet ensemble complexe et diversifié que l'Eglise peut grandir aujourd'hui et vers l'avenir.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;D'un côté, on aura toujours besoin du prêtre qui est complètement dévoué au Seigneur et de fait complètement dévoué à l'homme. Dans l'Ancien Testament se trouve l'appel à la sanctification qui correspond plus ou moins à ce que nous entendons par consécration, et également par l'ordination sacerdotale : quelque chose est confié à Dieu et est donc soustrait à la sphère du commun, donné à Lui. Mais cela signifie qu'il est désormais à la disposition de tous. C'est justement parce qu'il a été soustrait et donné à Dieu qu'il n'est plus désormais isolé mais a été soulevé dans le « pour », dans le « pour tous ». Je pense que tout cela peut aussi se dire du sacerdoce de l'Eglise. Cela signifie que, d'un côté, nous sommes confiés au Seigneur, retirés de la sphère du commun, mais, de l'autre, nous sommes confiés à Lui pour que de cette manière nous puissions Lui appartenir totalement et totalement appartenir aux autres. Je pense que nous devrions sans cesse chercher à montrer cela aux jeunes - qui sont idéalistes, qui veulent faire quelque chose pour l'ensemble - montrer que c'est justement cette « extraction hors de la sphère commune » qui signifie « don à l'ensemble » et que cela est une manière importante, la manière la plus importante pour servir ses frères. Le fait de se mettre à la disposition du Seigneur vraiment dans la totalité de son être et donc de se trouver totalement à la disposition des hommes fait aussi partie de cela. Je pense que le célibat est une expression fondamentale de cette totalité et déjà pour cela un grand rappel dans ce monde, parce qu'il n'a de sens que si nous croyons vraiment à la vie éternelle et si nous croyons que Dieu nous engage et que nous pouvons répondre à son appel.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Par conséquent, le sacerdoce est irremplaçable parce que dans l'eucharistie, en partant de Dieu, il édifie toujours l'Eglise, parce que dans le sacrement de la pénitence il nous confère toujours la purification, parce que dans le sacrement, le sacerdoce est justement un engagement dans le « pour » de Jésus Christ. Mais je sais parfaitement combien il est aujourd'hui difficile - quand un prêtre se retrouve à gérer non plus une paroisse de gestion facile, mais plusieurs paroisses ou unités pastorales ; quand il doit être à la disposition de tel et tel conseil, etc. - combien il est difficile de vivre une telle vie. Je crois que dans cette situation, il est important d'avoir le courage de se limiter et la clarté pour décider de ses priorités. Une priorité fondamentale de l'existence sacerdotale est d'être avec le Seigneur et donc d'avoir le temps pour la prière. Saint Charles Borromée disait toujours : « Tu ne pourras pas soigner l'âme des autres si tu laisses la tienne dépérir. A la fin, tu ne feras plus rien, pas même pour les autres. Tu dois avoir du temps pour toi pour être avec Dieu ». Je voudrais donc souligner ceci : quel que soit le nombre d'engagements qui se superposent, c'est une vraie priorité de trouver chaque jour, je dirais, une heure de temps pour rester en silence pour le Seigneur et avec le Seigneur, comme l'Eglise nous propose de le faire avec le bréviaire, avec les prières du jour, pour pouvoir ainsi s'enrichir toujours de nouveau intérieurement, pour retourner - comme je le disais dans ma réponse à la première question - dans le rayon du souffle de l'Esprit Saint. Et à partir de cela, trier ses priorités : je dois apprendre à voir ce qui est vraiment essentiel, voir où ma présence en tant que prêtre est absolument indispensable, là où je ne peux pas déléguer quelqu'un d'autre. Et dans le même temps, je dois accepter avec humilité, là où j'ai beaucoup de choses à faire, là où ma présence est requise, que je ne peux pas y arriver parce que je reconnais mes limites. Je crois qu'une telle humilité sera comprise par les autres.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Et je dois maintenant lier cela à l'autre aspect : savoir déléguer, demander aux gens de collaborer. J'ai l'impression que les gens comprennent et même apprécient quand un prêtre est avec Dieu, quand il s'occupe de sa charge d'être celui qui prie pour les autres : nous - disent-ils - ne sommes pas capables de prier autant, tu dois le faire pour moi ; au fond, c'est ton métier, d'une certaine manière, d'être celui qui prie pour nous. Ils veulent un prêtre qui s'engage honnêtement à vivre avec le Seigneur et qui soit ensuite à la disposition des hommes - des personnes qui souffrent, des personnes à l'article de la mort, des enfants, des jeunes (ceux-là, je dirais, sont les priorités) - mais qui sache également distinguer les choses que d'autres peuvent faire mieux que lui, en faisant place à ces charismes. Je pense aux mouvements et aux multiples autres formes de collaboration dans les paroisses. On réfléchit ensemble à tout cela dans le diocèse également, on crée des formes et on promeut les échanges. Vous avez raison de dire qu'il est important de voir au-delà de la paroisse vers la communauté du diocèse, voire même, vers la communauté de l'Eglise universelle, qui à son tour, doit tourner son regard pour voir ce qui se passe dans une paroisse et quelles sont les conséquences pour chaque prêtre.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Vous avez également abordé un autre point, très important à mes yeux : les prêtres, même s'ils vivent dans des lieux géographiquement éloignés les uns des autres, sont une vraie communauté de frères qui doivent se soutenir et s'aider réciproquement. Cette communion entre les prêtres est aujourd'hui plus importante que jamais. C'est justement pour ne pas tomber dans l'isolement, dans la solitude et son cortège de tristesses, qu'il est important de pouvoir se rencontrer régulièrement. Il est du devoir du diocèse de voir comment organiser au mieux les rencontres entre prêtres - la voiture facilite aujourd'hui beaucoup les déplacements - afin que nous expérimentions toujours à nouveau, quoi qu'il arrive, le fait d'être ensemble, que nous apprenions les uns des autres, que nous nous encouragions et que nous nous aidions réciproquement, que nous nous donnions du c&#339;ur à l'ouvrage et que nous nous réconfortions, afin que dans cette communion du presbyterium, avec notre évêque, nous puissions rendre notre service dans l'Eglise locale. Et précisément, aucun prêtre n'est prêtre seul, nous sommes une communauté et ce n'est que dans cette communion avec l'évêque que chacun peut prêter son service. Maintenant, cette belle communion, reconnue par tous sur le plan théologique doit ensuite également se traduire en pratique, d'une manière déterminée par l'Eglise locale. Et elle doit s'élargir, parce qu'aucun évêque n'est évêque seul, mais seulement évêque dans le collège, dans la grande communion des évêques. C'est cette communion pour laquelle nous voulons toujours nous engager. Et je pense que cela est un aspect particulièrement beau du catholicisme : à travers le primat, qui n'est pas une monarchie absolue, mais un service de communion, nous pouvons avoir la certitude de cette unité, de manière à ce que dans une grande communauté à tant de voix, toutes ensembles fassent résonner la grande musique de la foi dans ce monde.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Prions le Seigneur qu'il nous réconforte toujours quand nous pensons ne plus y arriver ; soutenons-nous les uns les autres, ce n'est qu'alors que le Seigneur nous aidera à trouver ensemble les voies justes.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Paolo Rizzi, &lt;i&gt;curé et enseignant de théologie à l'Institut supérieur des sciences religieuses&lt;/i&gt; -&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Saint-Père, mon nom est Paolo Rizzi, je suis curé et j'enseigne la théologie à l'Institut supérieur des sciences religieuses. Nous aimerions connaître votre avis de pasteur sur la situation concernant les sacrements de la première communion et de la confirmation. Les enfants, les garçons et les filles qui reçoivent ces sacrements sont toujours plus nombreux et se préparent avec soin en ce qui concerne les rencontres de catéchèse, mais ne participent pas à l'Eucharistie dominicale ; on en vient alors à se demander : quel sens a tout cela ? Quelquefois, on aurait envie de dire : « Mais alors, ne venez pas du tout, restez donc chez vous ! ». En revanche, on continue comme toujours à les accepter, en pensant qu' il est de toute façon préférable de ne pas éteindre la mèche de la flamme vacillante. Autrement dit, on pense que le don de l'Esprit Saint peut malgré tout agir également au-delà de ce que nous voyons et que, à une époque de transition comme la nôtre, il est plus prudent de ne pas prendre des décisions drastiques.&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;D'une manière plus générale, il y a trente-cinq ans, je pensais que nous nous préparions à être un petit troupeau, une communauté minoritaire plus ou moins dans toute l'Europe. Que l'on ne devait donc donner les sacrements qu'à celui qui s'engage véritablement dans la vie chrétienne. Par la suite, grâce aussi au style du pontificat de Jean-Paul II, j'ai reconsidéré les choses. S'il est possible de faire des prévisions pour l'avenir, qu'en pensez-vous ? Quelles attitudes pastorales pouvez-vous nous indiquer ? Merci.&lt;/b&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Benoît XVI -&lt;/b&gt; Je ne peux pas donner une réponse infaillible en cet instant, je ne peux qu'essayer de répondre selon ce que je vois. Je dois dire que j'ai parcouru une route similaire à la vôtre. Quand j'étais plus jeune, j'étais plutôt sévère. Je disais : les sacrements sont les sacrements de la foi, et donc là où il n'y a pas de foi, où il n'y a pas de pratiques de la foi, le sacrement ne peut pas être conféré. Et puis j'ai toujours dialogué quand j'étais archevêque de Munich avec mes paroissiens : là aussi, il y avait deux écoles, une sévère et une plus large. Et moi aussi, j'ai compris avec le temps que nous devons plutôt suivre l'exemple du Seigneur, qui était très ouvert même envers les personnes aux marges de l'Israël de l'époque. C'était un Seigneur de la miséricorde, trop ouvert - selon les autorités officielles - avec les pécheurs, en les accueillant ou en se laissant accueillir par eux à leurs tables, en les attirant vers lui dans sa communion.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Je dirais donc en substance que les sacrements sont naturellement sacrements de la foi : là où il n'y aurait aucun élément de foi, où la première communion serait seulement une fête avec un grand repas, de beaux habits, de beaux cadeaux, alors ce ne serait plus un sacrement de la foi. Mais, de l'autre côté, si nous pouvons encore voir une petite flamme de désir de la communion dans l'Eglise, un désir également de ces enfants qui veulent entrer en communion avec Jésus, il me semble qu'il est juste d'être plutôt ouverts. Naturellement, cela doit être un aspect de notre catéchèse, de faire comprendre que la communion, la première communion, n'est pas un fait « ponctuel », mais exige une continuité d'amitié avec Jésus, un cheminement avec Jésus. Je sais que les enfants ont souvent l'intention et le désir d'aller le dimanche à la messe, mais les parents ne rendent pas possible ce désir. Si nous voyons que les enfants le veulent, qu'ils ont le désir d'y aller, il me semble que c'est presque un sacrement de désir, le « v&#339;u » d'une participation à la messe dominicale. Dans ce sens, nous devrions naturellement faire notre possible dans le contexte de la préparation aux sacrements, pour toucher également les parents et - disons - réveiller ainsi en eux aussi la sensibilité pour le chemin que font leurs enfants. Ils devraient aider leurs enfants à suivre leur désir d'entrer en amitié avec Jésus, qui est forme de vie, d'avenir. Si les parents désirent que leurs enfants fassent la première communion, ce désir plutôt social devrait s'élargir en un désir religieux, pour rendre possible un cheminement avec Jésus.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;Je dirais donc que, dans le contexte de la catéchèse des enfants, le travail avec les parents est toujours très important. Et c'est justement une occasion pour rencontrer les parents, en montrant de nouveau la vie de la foi aux adultes également, parce qu'il me semble qu'ils peuvent eux-mêmes réapprendre des enfants la foi et comprendre que cette grande solennité n'a de sens, n'est vraie et authentique, que si elle se fait dans le contexte d'un cheminement avec Jésus, dans le contexte d'une vie de foi. Il faut donc convaincre un peu les parents, à travers leurs enfants, de la nécessité d'un chemin préparatoire, qui se montre dans la participation aux mystères et commence à faire aimer ces mystères. Cela est certainement une réponse assez insuffisante, mais la pédagogie de la foi est toujours un cheminement et nous devons accepter les situations d'aujourd'hui, mais également les ouvrir un peu plus, pour qu'il ne reste pas à la fin qu'un souvenir extérieur de choses, mais que le c&#339;ur soit véritablement touché. Au moment où nous sommes convaincus, le c&#339;ur est touché, a senti un peu l'amour de Jésus, a éprouvé un peu le désir de se mouvoir et de se diriger sur cette ligne et dans cette direction. Je crois que nous pouvons dire alors que nous avons fait une vraie catéchèse. Le vrai sens de la catéchèse, en effet, devrait être celui-ci : porter la flamme de l'amour de Jésus, même si elle est faible, aux c&#339;urs des enfants et à travers les enfants aux parents, ouvrant à nouveau ainsi les lieux de la foi à notre époque.&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;&lt;bR&gt;&lt;br&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-09-01T17:08:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

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		<title>Sydney, dans la lumière de l'Esprit</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Sydney-dans-la-lumiere-de-l-Esprit.html</link>
		<date>2008-07-28 10:05:15</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton489.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;200&quot; height=&quot;200&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Dans un monde désorienté qui cherche un sens à ses mutations, une voix invite à la « grande espérance » qui fait « découvrir la signification véritable du renouvellement ». Une voix qui crie dans le désert ? Pas si sûr. C'est la voix du pape des catholiques et de leurs frères humains de bonne volonté, devant la jeunesse du monde, dans la lointaine Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le père Federico Lombardi s.j., porte-parole du Saint-Siège, les JMJ de Sydney ont été « uniques » avec ses « moments très spéciaux » comme le chemin de croix dans la ville, et le silence impressionnant de l'adoration eucharistique des 250 000 jeunes, au cours de la veillée. Dans l'Espresso, le vaticaniste Sandro Magister évoque, lui, « la symphonie du &#8220;nouveau monde&#8221; de Benoît XVI », en proposant une sélection des propos les plus marquants du « pape théologien ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;À son arrivée le 17 juillet au Môle de Barangaroo, Benoît XVI plante le décor de la tragédie du monde moderne : « Lorsque Dieu est éclipsé, le sein maternel devient lui aussi un lieu de violence indicible. » Le lendemain, dans la crypte de la Saint Mary's Cathedral, s'adressant aux autres confessions chrétiennes, le pape n'hésite pas à dire que le mouvement &#339;cuménique a atteint un « point critique ». Aux représentants des autres religions, à rebours des amateurs de consensus autour du plus petit dénominateur commun, il affirme que « Jésus seul est l'Alpha et l'Oméga ». Jésus « seul ». On notera ce « seul », résonnant dans la salle capitulaire de la cathédrale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 19 juillet, reprenant une expression de l'Évangile chère à Jean-Paul II, le Saint-Père enjoint évêques, prêtres, séminaristes et novices à être des « signes de contradiction ». Cela fait déjà trois jours que le pape donne lui-même l'exemple de cette contradiction avec l'esprit du monde, sans le souci de passer pour « audible ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Incontestablement le sommet de ces JMJ restera la veillée sur l'hippodrome de Randwick avec la profonde catéchèse sur l'Esprit Saint, que le pape prononce le soir même, « l'un des plus beaux textes du pontificat », selon l'Osservatore Romano. S'attaquant à l'un des dogmes les plus difficiles, se réclamant de saint Augustin, nouveau saint Paul évangélisant à frais nouveaux de modernes Gentils, le pape enseigne la Trinité, le Dieu des chrétiens, ce Dieu qui « est avec nous dans la réalité de la vie et non dans notre imaginaire ! Affronter la réalité, et non la fuir, c'est ce que nous voulons ! Pour cela, l'Esprit Saint avec délicatesse, mais aussi avec fermeté, nous attire vers ce qui est réel, vers ce qui est durable, vers ce qui est vrai ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Témoignant de sa propre expérience familiale, le pape se souvient :
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« C'est l'Esprit qui nous ramène à la communion avec la Sainte Trinité. Et cependant quand j'étais encore un petit garçon, mes parents, comme les vôtres, m'ont enseigné le signe de la Croix. J'ai ainsi très tôt compris qu'il y a un Dieu en trois Personnes et que la Trinité est au centre de la foi et de la vie chrétienne. Quand j'ai cru au point d'avoir une certaine compréhension de Dieu le Père et de Dieu le Fils - leurs noms parlaient déjà d'eux-mêmes -, ma compréhension de la troisième Personne de la Trinité restait faible. C'est pourquoi, comme jeune prêtre chargé d'enseigner la théologie, j'ai décidé d'étudier les grands témoins de l'Esprit dans l'histoire de l'Église. C'est en parcourant cet itinéraire que je me suis retrouvé à lire, entre autres, le grand saint Augustin. » &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
À Sydney, le dialogue entre les civilisations est en marche. Affectueux et doux, le vicaire du Christ appelle et interpelle ses auditeurs « amis » : « Amis, acceptez-vous d'être introduits dans la vie trinitaire de Dieu ? Acceptez-vous d'être introduits dans sa communion d'amour ? »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le lendemain dimanche, l'homélie du pape creusera encore le mystère de l'Esprit-Saint, thème de ces JMJ, qui engage toute la vie missionnaire de l'Église : l'Esprit est « pouvoir de la vie de Dieu », « force » unitive, « puissance » qui « oriente vers l'avenir » et inaugure une « nouvelle ère ». Mais pour renouveler le monde et l'Église sous la motion de l'Esprit Saint, il faut des « oui », comme celui de Marie en qui l'Esprit-Saint s'engouffre, « un oui qui change l'histoire ». Les âmes mariales attirent l'Esprit-Saint.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une mystique française stigmatisée, Marthe Robin, avait la première parlé d'une « Pentecôte d'amour », à propos de la « nouvelle Pentecôte » prophétisée par Jean XXIII à l'ouverture du concile. À écouter Benoît XVI à Sydney appelant les jeunes à être « les prophètes de cette nouvelle ère », on ne la croirait plus si lointaine. Et si la France, terre mariale, avait un rôle particulier à jouer dans cette Pentecôte-là ? Prochaine étape du Saint-Père : la France, précisément.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Hélène Bodenez</author>
		<dc:date>2008-07-28T08:05:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hélène Bodenez</dc:creator>
		

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		<title>&quot;Que l'amour qui se donne soit votre mission ! &quot; </title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Que-l-amour-qui-se-donne-soit.html</link>
		<date>2008-07-21 15:56:48</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton487.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;500&quot; height=&quot;351&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;i&gt;Très chers jeunes&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Encore une fois, ce soir, nous avons entendu la grande promesse du Christ : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous », et nous avons écouté son commandement : « Vous serez mes témoins... jusqu'aux extrémités de la terre » (&lt;i&gt;Ac&lt;/i&gt; 1, 8). Ce sont là les dernières paroles que Jésus a prononcées avant son Ascension au Ciel. Ce que les apôtres ont éprouvé en les entendant, nous pouvons seulement l'imaginer. Mais nous savons que leur profond attachement à Jésus et leur confiance en sa parole les a poussés à se rassembler et à attendre ; non pas attendre sans but, mais ensemble, unis dans la prière, avec quelques femmes et avec Marie dans la chambre haute (cf. &lt;i&gt;Ac&lt;/i&gt; 1, 14). Ce soir, nous faisons la même chose. Rassemblés devant cette Croix qui a tant voyagé et devant l'icône de Marie, sous la splendide constellation de la Croix du sud, nous prions. Ce soir, je prie pour vous et pour les jeunes du monde entier. Laissez-vous inspirer par l'exemple de vos saints patrons ! Accueillez en vous les sept dons de l'Esprit Saint ! Reconnaissez et croyez à la puissance de l'Esprit Saint dans votre vie !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'autre jour, nous avons parlé de l'unité et de l'harmonie de la création de Dieu et de notre place en son sein. Nous avons rappelé comment, dans le Grand don du Baptême, nous, qui sommes créés et à l'image et à la ressemblance de Dieu, nous sommes nés à nouveau, nous sommes devenus fils adoptifs de Dieu, de nouvelles créatures. C'est donc comme fils de la lumière du Christ - symbolisée par les cierges allumés que vous tenez à la main - que nous rendons témoignage dans notre monde à la splendeur que nulles ténèbres ne peut vaincre (cf. &lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 1, 5).
Ce soir, nous fixons notre attention sur la &lt;i&gt;manière&lt;/i&gt; de devenir des témoins. Nous avons besoin de connaître la personne du Saint Esprit et sa présence vivifiante dans notre vie. Ce n'est pas chose facile ! En effet, la variété des images que nous trouvons dans l'Écriture concernant l'Esprit - vent, feu, souffle - est un signe de notre difficulté à exprimer à son propos une compréhension claire. Et pourtant, nous savons que c'est l'Esprit Saint qui, bien que silencieux et invisible, oriente et définit notre témoignage de Jésus Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous savez déjà que notre témoignage de chrétien est offert à un monde qui, par beaucoup d'aspects, est fragile. L'unité de la création de Dieu est affaiblie par des blessures qui s'approfondissent quand les relations sociales se brisent ou quand l'esprit humain est presque totalement écrasé par l'exploitation ou l'abus des personnes. De fait, la société contemporaine subit un processus de fragmentation en raison d'un mode de pensée qui, par sa nature, a la vue courte, parce qu'il néglige l'horizon de la vérité - de la vérité concernant Dieu et nous concernant. En soi, le relativisme ne parvient pas à embrasser l'ensemble de la réalité. Il ignore les principes mêmes qui nous rendent capables de vivre et de grandir dans l'unité, l'ordre et l'harmonie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;C'est l'Esprit qui unit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En tant que témoins du Christ, quelle est notre réponse à un monde divisé et fragmenté ? Comment pouvons-nous offrir l'espérance de la paix, de la guérison et de l'harmonie à ces « stations », lieux de conflit, de souffrance et de tension, où vous avez choisi de vous arrêter avec cette Croix de la journée Mondiale de la Jeunesse ? L'unité et la réconciliation ne peuvent être atteintes par nos seuls efforts. Dieu nous a fait l'un pour l'autre (cf. &lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 2, 24) et nous ne pouvons trouver qu'en Dieu et que dans l'Église l'unité que nous cherchons. Cependant, face aux imperfections et aux désillusions aussi bien individuelles qu'institutionnelles, nous sommes parfois tentés de construire une communauté « parfaite ». Ce n'est pas là une tentation nouvelle. L'histoire de l'Église contient de multiples exemples de tentatives pour contourner et dépasser les faiblesses et les échecs humains pour créer une unité parfaite, une utopie spirituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De telles tentatives pour bâtir l'unité, en fait, la minent ! Séparer l'Esprit Saint du Christ présent dans la structure institutionnelle de l'Église compromettrait l'unité de la communauté chrétienne, qui est précisément un don de l'Esprit ! Cela trahirait la nature de l'Église en tant que Temple vivant de l'Esprit Saint (cf. &lt;i&gt;1 Co&lt;/i&gt; 3, 16). C'est l'Esprit, en fait, qui guide l'Église sur le chemin de la pleine vérité et en assure l'unité dans la communion et le service (cf. &lt;i&gt;Lumen Gentium&lt;/i&gt;, 4). Malheureusement, la tentation d'« aller de l'avant tout seul » persiste. Certains parlent de leur communauté locale comme d'une réalité séparée de la soi-disant Église institutionnelle, décrivant la première comme souple et ouverte à l'Esprit, et la seconde comme rigide et privée de l'Esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'unité appartient à l'essence de l'Église (cf. &lt;i&gt;Catéchisme de l'Église catholique&lt;/i&gt;, n. 813) ; elle est un don que nous devons reconnaître et que nous devons chérir. Ce soir, prions afin d'être résolus à faire grandir l'unité. Construisez-là ! Résistez à la tentation de vous y soustraire ! Puisque c'est précisément l'amplitude, le large horizon de notre foi - en même temps solide et ouverte, cohérente et dynamique, vraie et toujours tendue vers une connaissance plus profonde - que nous pouvons offrir à notre monde. Chers jeunes, n'est-ce pas à cause de votre foi que des amis en difficulté ou à la recherche d'un sens à leur vie se sont tournés vers vous ? Soyez vigilants ! Sachez écouter ! À travers les discordances et les divisions du monde, pouvez-vous entendre la voix unanime de l'humanité ? De l'enfant abandonné dans un camp du Darfour à l'adolescent troublé, à un parent angoissé dans une banlieue quelconque, ou peut-être, en ce moment même, des profondeurs de votre c&#339;ur, jaillit un même cri d'humanité qui aspire à une reconnaissance, à une appartenance, à une unité. Qui satisfait ce désir humain essentiel d'être un, d'être en communion, d'être enrichi, d'être conduit à la vérité ? L'Esprit Saint ! Tel est son rôle : porter à son accomplissement l'&#339;uvre du Christ. Enrichis des dons de l'Esprit, vous aurez la force d'aller au-delà des visions partielles, de l'utopie creuse, de la précarité de l'instant, pour offrir la cohérence et la certitude du témoignage chrétien !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, quand nous récitons le Credo, nous affirmons : « Je crois en Saint Esprit, qui est Seigneur et qui donne la vie ». L'« Esprit créateur » est la puissance de Dieu qui donne la vie à toute la création et est la source d'une vie nouvelle et abondante dans le Christ. L'Esprit maintient l'Église unie au Seigneur et fidèle à la Tradition apostolique. Il est Celui qui a inspiré les Saintes Écritures et qui guide le peuple de Dieu vers la plénitude de la vérité (cf. &lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 16, 13). De toutes ces façons, l'Esprit est Celui qui « donne la vie », qui nous conduit au c&#339;ur même de Dieu. Ainsi, plus nous permettons à l'Esprit de nous diriger, plus grande sera notre configuration au Christ et plus profonde notre immersion dans la vie du Dieu Un et Trine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette participation à la nature même de Dieu (cf. &lt;i&gt;2 P&lt;/i&gt; 1, 4) se produit à travers les événements quotidiens de la vie dans lesquels il est toujours présent (cf. &lt;i&gt;Bar&lt;/i&gt; 3, 38). Toutefois, il y a des moments dans lesquels nous pouvons être tentés de rechercher la félicité loin de Dieu. Jésus lui-même demande aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » (&lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 6, 67). Un tel éloignement offre peut-être l'illusion de la liberté. Mais où nous conduit-il ? Vers qui pouvons-nous aller ? Dans nos c&#339;urs, nous savons, en fait, que seul le Seigneur a « les paroles de la vie éternelle » (&lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 6, 67-69). S'éloigner de lui n'est qu'une tentative inutile de nous fuir nous-mêmes (cf. Saint Augustin, &lt;i&gt;Les Confessions&lt;/i&gt; VIII, 7). Dieu est avec nous dans la réalité de la vie et non dans notre imaginaire ! Affronter la réalité, et non la fuir, c'est ce que nous voulons ! Pour cela, l'Esprit Saint avec délicatesse, mais aussi avec fermeté, nous attire vers ce qui est réel, vers ce qui est durable, vers ce qui est vrai. C'est l'Esprit qui nous ramène à la communion avec la Sainte Trinité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Comprendre l'oeuvre d'unité de l'Esprit, avec saint Augustin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Esprit Saint a été, de quelque manière, l'oublié de la Sainte Trinité. Une claire compréhension de sa Personne semble presque hors de notre portée. Et cependant quand j'étais encore un petit garçon, mes parents, comme les vôtres, m'ont enseigné le signe de la Croix. J'ai ainsi très tôt compris qu'il y a un Dieu en trois Personnes et que la Trinité est au centre de la foi et de la vie chrétienne. Quand j'ai cru au point d'avoir une certaine compréhension de Dieu le Père et de Dieu le Fils - leurs noms parlaient déjà d'eux-mêmes -, ma compréhension de la troisième Personne de la Trinité restait faible. C'est pourquoi, comme jeune prêtre chargé d'enseigner la théologie, j'ai décidé d'étudier les grands témoins de l'Esprit dans l'histoire de l'Église. C'est en parcourant cet itinéraire que je me suis retrouvé à lire, entre autres, le grand saint Augustin.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sa compréhension de l'Esprit Saint se développa de manière graduelle ; elle fut un combat. Jeune, il avait embrassé le manichéisme - l'une de ses tentatives, dont j'ai parlé il y a un instant, de créer une utopie spirituelle en séparant les réalités de l'esprit des réalités de la chair. En conséquence, au début, il était méfiant à l'égard de l'enseignement chrétien sur l'incarnation de Dieu. Et cependant, son expérience de l'amour de Dieu présent dans l'Église le conduisit à en rechercher la source dans la vie du Dieu Un et Trine. Ceci le porta à avoir trois intuitions particulières sur l'Esprit Saint comme lien d'unité au sein de la Sainte Trinité : unité comme communion, unité comme amour durable, unité comme don, donné et reçu. Ces trois intuitions ne sont pas seulement théoriques. Elles aident à expliquer comme l'Esprit agit. Dans un monde où aussi bien les individus que les communautés souffrent souvent de l'absence d'unité et de cohésion, de telles intuitions nous aident à demeurer en syntonie avec l'Esprit et à étendre et à clarifier la nature de notre témoignage.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec l'aide de saint Augustin, essayons donc d'illustrer quelques aspects de l'&#339;uvre de l'Esprit Saint. Il observe que les deux mots « Esprit » et « Saint » se rapportent à ce qui appartient à la nature divine ; en d'autres termes, à ce qui est partagé par le Père et par le Fils, à leur &lt;i&gt;communion. &lt;/i&gt;Par conséquent, si la caractéristique propre de l'Esprit est celle d'être ce qui est &lt;i&gt;partagé&lt;/i&gt; par le Père et par le Fils, Augustin en conclut que la qualité particulière de l'Esprit est l'&lt;i&gt;unité. &lt;/i&gt;Une unité de communion vécue : une unité de personnes dans une relation mutuelle de donation constante : le Père et le Fils qui se donnent l'un à l'autre. Nous commençons ainsi, je pense, à entrevoir combien cette compréhension de l'Esprit Saint comme unité, comme communion, est éclairante. Une unité vraie ne peut jamais être fondée sur des relations qui nient l'égale dignité des autres personnes. Et l'unité n'est pas non plus simplement la somme totale des groupes à travers lesquels nous nous efforçons parfois de nous « définir » nous-mêmes. En effet, c'est uniquement dans la vie de communion que l'unité se maintient et que l'identité humaine se réalise pleinement : nous reconnaissons notre besoin commun de Dieu, nous répondons à la présence unificatrice de l'Esprit Saint et nous donnons notre vie les uns pour les autres à travers le service.
La deuxième intuition d'Augustin - c'est-à-dire celle de l'Esprit Saint comme amour qui perdure - dérive de l'étude qu'il fit de la &lt;i&gt;Première Lettre de saint Jean, &lt;/i&gt;là où l'auteur dit que « Dieu est amour » (&lt;i&gt;1 Jn &lt;/i&gt;4, 16). Augustin suggère que ces mots, tout en se référant à la Trinité dans son ensemble, doivent également être compris comme exprimant une caractéristique particulière de l'Esprit Saint. En réfléchissant sur la pérennité de l'amour - « celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu (&lt;i&gt;Ibidem) -&lt;/i&gt; Augustin se demande : Est-ce l'amour ou l'Esprit qui garantit le don continuel ? Voici ce qu'il en conclut : « L'Esprit Saint nous fait demeurer en Dieu et Dieu en nous, mais c'est l'amour qui en est la cause. Donc, l'Esprit est Dieu comme amour ! » (&lt;i&gt;De Trinitate &lt;/i&gt;15, 17, 31).&lt;i&gt; &lt;/i&gt;C'est une magnifique explication : Dieu se donne lui-même en partage comme amour dans l'Esprit Saint. Que pouvons-nous savoir d'autre sur la base de cette intuition ? L'amour est le signe de la présence de l'Esprit Saint ! Les idées ou les paroles qui manquent d'amour - même si elles apparaissent sophistiquées ou sages - ne peuvent être « de l'Esprit ». De plus, l'amour a une caractéristique particulière, loin d'être indulgent ou volubile, il a une tâche ou un objectif à accomplir : celui de demeurer. Par sa nature, l'amour est durable. Encore une fois, chers amis, nous pouvons jeter un dernier coup d'&#339;il sur ce que l'Esprit Saint offre au monde : un amour qui dissout l'incertitude ; un amour qui va au-delà de la peur de la trahison ; un amour qui a en soi l'éternité ; le véritable amour qui nous introduit dans une unité qui dure !
La troisième intuition - l'Esprit Saint comme don -, Augustin la déduit de sa réflexion sur un passage évangélique que nous connaissons et aimons tous : la conversation du Christ avec la Samaritaine au bord du puits. Là, Jésus se révèle comme celui qui donne de l'eau vive (cf. &lt;i&gt;Jn &lt;/i&gt;4, 10), qui est ensuite définie comme étant l'Esprit (cf. &lt;i&gt;Jn &lt;/i&gt;7, 39) ; &lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;12, 13). L'Esprit est « le don de Dieu » (&lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 4, 20) - la source intérieure (cf. &lt;i&gt;Jn &lt;/i&gt;4, 14) - qui étanche réellement notre soif la plus profonde et nous conduit au Père. À partir de cette observation, Augustin conclut que le Dieu qui se livre à nous comme un don est l'Esprit Saint (cf. &lt;i&gt;De Trinitate, &lt;/i&gt;15, 18, 32). Chers amis, examinons encore une fois la Trinité à l'&#339;uvre : l'Esprit Saint est Dieu qui se donne éternellement, comme une source intarissable, il n'offre rien de moins que lui-même. En observant ce don incessant, nous arrivons à voir les limites de tout ce qui périt, la folie d'une mentalité de consommation. consumériste En particulier, nous commençons à comprendre pourquoi la recherche de la nouveauté nous laisse insatisfaits et désireux de quelque chose d'autre. Ne recherchons-nous pas un don éternel ? La source qui jamais ne s'épuisera ? Avec la Samaritaine, nous nous exclamons : « Donne-la moi cette eau : que je n'aie plus soif » (&lt;i&gt;Jn &lt;/i&gt;4, 15) !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers jeunes, comme nous l'avons vu, l'Esprit Saint réalise la merveilleuse communion de ceux qui croient en Jésus Christ. Il est à l'origine de notre unité qui se réalise dans l'amour (cf. &lt;i&gt;Catéchisme de l'Église Catholique&lt;/i&gt;, 813-4). Fidèle à sa nature de donateur et, à la fois, de don, il est à présent à l'&#339;uvre à travers vous. Éclairés par les intuitions de saint Augustin, faites en sorte que l'&lt;i&gt;amour unificateur &lt;/i&gt;soit votre mesure ; que l'&lt;i&gt;amour durable &lt;/i&gt;soit votre défi ; que l'&lt;i&gt;amour qui se donne &lt;/i&gt;soit votre mission !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les dons de l'Esprit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Demain, ce même don de l'Esprit sera conféré solennellement à nos confirmands. Je prierai : « Donne-leur l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et de piété et remplis-les de l'esprit de ta sainte crainte ». Ces dons de l'Esprit - dont chacun -, nous rappelle saint François de Sales, est une manière de participer à l'unique amour de Dieu - ne sont ni une récompense ni un titre de reconnaissance. Ils sont simplement donnés (cf. &lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;12, 11). Et ils exigent de la part de celui qui les reçoit une seule réponse : « J'accepte » ! Nous percevons ici quelque chose du mystère profond qu'est être chrétiens. Ce qui constitue notre foi ce n'est pas en premier lieu ce que nous faisons, mais ce que nous recevons. En effet, il se peut que des personnes généreuses, qui ne sont pas chrétiennes, fassent beaucoup plus que nous. Amis, acceptez-vous d'être introduits dans la vie trinitaire de Dieu ? Acceptez-vous d'être introduits dans sa communion d'amour ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les dons de l'Esprit qui agissent en nous, orientent et déterminent notre témoignage. Orientés, de par leur nature, à l'unité, les dons de l'Esprit nous lient encore plus étroitement à l'ensemble du Corps du Christ (cf. &lt;i&gt;Lumen gentium, &lt;/i&gt;4), en nous rendant davantage capables d'édifier l'Église, pour servir ainsi le monde (cf. &lt;i&gt;Ep &lt;/i&gt;4, 13). Ils nous appellent à participer activement et joyeusement à la vie de l'Église : dans les paroisses et dans les mouvements ecclésiaux, dans les cours de formation religieuse, dans les associations universitaires et dans les autres organisations catholiques. Oui, l'Église doit grandir dans l'unité, elle doit s'affermir dans la sainteté, se rajeunir et se renouveler constamment (cf. &lt;i&gt;Lumen gentium, &lt;/i&gt;4). Mais suivant quels critères ? Ceux de l'Esprit Saint ! Adressez-vous à lui, chers jeunes, et vous découvrirez la signification véritable du renouvellement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce soir, réunis sous ce merveilleux ciel étoilé, nos c&#339;urs et nos esprits sont remplis de gratitude envers Dieu pour l'immense don de notre foi en la Trinité. Souvenons-nous de nos parents et de nos grands-parents, qui marchaient à nos côtés quand, enfants, ils soutenaient les premiers pas de notre cheminement dans la foi. À présent, après de nombreuses années, vous vous êtes rassemblés comme jeunes adultes autour du Successeur de Pierre. Être avec vous m'emplit de joie. Invoquons l'Esprit Saint : c'est lui l'artisan des &#339;uvres de Dieu (cf. &lt;i&gt;Catéchisme de l'Église Catholique, &lt;/i&gt;741). Laissez-vous façonner par ses dons ! Comme l'Église accomplit le même voyage avec l'humanité tout entière, de même, vous aussi, soyez appelés à exercer les dons de l'Esprit parmi les vicissitudes de la vie quotidienne. Faites en sorte que votre foi mûrisse à travers vos études, le travail, le sport, la musique, l'art. Faites en sorte qu'elle soit soutenue par la prière et nourrie par les Sacrements, pour être ainsi une source d'inspiration et de soutien pour ceux qui vous entourent. En réalité, la vie ne consiste pas simplement à accumuler, et elle est bien plus que le succès. Être vraiment vivants c'est être transformés intérieurement, c'est être ouverts à la force de l'amour de Dieu. En accueillant la puissance du Saint Esprit, vous pouvez vous aussi transformer vos familles, les communautés, les nations. Libérez ces dons ! Faites en sorte que la sagesse, l'intelligence, la force morale, la science et la piété soient les signes de votre grandeur !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et maintenant, tandis que nous nous apprêtons à adorer le Saint Sacrement, en silence et en attendant, je vous répète les paroles que la bienheureuse Mary MacKillop a prononcées quand elle venait juste d'avoir vingt-six ans : « Crois à ce que Dieu murmure à ton c&#339;ur ! ». Croyez en Lui ! Croyez en la puissance de l'Esprit d'amour !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bénédictus pp XVI.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;small&gt;A l'issue du temps d'adoration proposé aux jeunes, le pape a salué les jeunes en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers jeunes de langue française, vous êtes venus prier ce soir l'Esprit-Saint. Sa présence silencieuse en votre c&#339;ur vous fera comprendre peu à peu le dessein de Dieu sur vous. Puisse-t-Il vous accompagner dans votre vie quotidienne et vous conduire vers une meilleure connaissance de Dieu et de votre prochain ! C'est Lui qui du plus profond de votre être vous pousse vers l'unique Vérité divine et vous fait vivre authentiquement en frères.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>S.S. Benoit XVI</author>
		<dc:date>2008-07-21T13:56:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S.S. Benoit XVI</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Homélie de la messe avec les évêques, les séminaristes et les novices</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Homelie-de-la-messe-avec-les.html</link>
		<date>2008-07-21 15:55:14</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton488.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;261&quot; height=&quot;375&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;i&gt;Chers frères et s&#339;urs&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En cette noble cathédrale, j'ai la joie de saluer mes frères évêques et prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les laïcs de l'archidiocèse de Sydney. D'une façon toute particulière, j'adresse mon salut aux séminaristes et aux jeunes religieux présents parmi nous. Comme les jeunes israélites dans la première Lecture de ce jour, ils sont un signe d'espérance et de renouveau pour le peuple de Dieu ; et, comme les jeunes israélites, eux aussi auront le devoir d'édifier la maison de Dieu pour la prochaine génération. Alors que nous admirons ce magnifique édifice, comment ne pas penser aux innombrables prêtres, religieux et fidèles laïcs qui, chacun selon leur vocation propre, ont contribué à bâtir l'Église en Australie ? Nos pensées vont en particulier vers ces familles de colons auxquelles le Père Jeremiah O'Flynn confia le Saint Sacrement au moment de son départ, un « petit troupeau » qui eut à c&#339;ur de préserver ce trésor précieux, en le confiant aux générations successives qui érigèrent ce grand tabernacle à la gloire de Dieu. Nous nous réjouissons de leur fidélité et de leur persévérance, et nous nous appliquons à prolonger leurs efforts pour la diffusion de l'Évangile, pour la conversion des c&#339;urs et la croissance de l'Église dans la sainteté, dans l'unité et dans la charité !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le mystère de la foi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous nous apprêtons à célébrer la consécration du nouvel autel de cette vénérable cathédrale. Comme nous le rappelle clairement le panneau frontal sculpté, tout autel est le symbole de Jésus Christ, présent au milieu de son église comme prêtre, autel et victime (cf. &lt;i&gt;Préface de Pâques n°5&lt;/i&gt;). Crucifié, enseveli et ressuscité d'entre les morts, rendu à la vie dans l'Esprit et assis à la droite du père, le Christ est devenu notre Grand Prêtre, qui intercède éternellement pour nous. Dans la liturgie de l'Église, et surtout dans le sacrifice de la Messe consommé sur les autels du monde, il nous invite, en tant que membres de son Corps mystique, à partager sa libre oblation. Il nous appelle, peuple sacerdotal de la nouvelle et éternelle Alliance, à offrir en union avec lui, nos sacrifices quotidiens pour le salut du monde.
Dans la liturgie de ce jour, l'Église nous rappelle que, comme cet autel, nous avons nous aussi été consacrés, mis « à part » pour le service de Dieu et la construction de son règne. Trop souvent, cependant, nous nous retrouvons immergés dans un monde qui voudrait mettre Dieu « de côté ». Au nom de la liberté et de l'autonomie humaine, le nom de Dieu est mis sous silence, la religion est réduite à une dévotion personnelle et la foi est écartée de la place publique. Parfois, une mentalité de ce genre, totalement opposée à l'essence de l'Évangile, peut même en venir à obscurcir notre compréhension de l'Église et de sa mission. Nous aussi, nous pouvons être tentés de réduire la vie de foi à une simple question de sentiment, affaiblissant ainsi sa capacité d'inspirer une vision cohérente du monde et du dialogue rigoureux avec les nombreuses autres visions qui concourent pour gagner à elles les esprits et les c&#339;urs de nos contemporains.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et pourtant l'histoire, y compris celle de notre temps, nous démontre que la question de Dieu ne peut jamais être tue, ainsi que l'indifférence à la dimension religieuse de l'existence humaine, en dernière analyse, diminue et trahit l'homme lui-même. N'est-ce pas là le message délivré par l'architecture surprenante de cette cathédrale ? N'est pas là le mystère de la foi qui est annoncé à partir de cet autel lors de chaque célébration eucharistique ? La foi nous enseigne qu'en Jésus Christ, Parole incarnée, nous parvenons à comprendre la grandeur de notre propre humanité, le mystère de notre vie sur la terre et le destin sublime qui nous attend au Ciel (cf. &lt;i&gt;Gaudium et spes&lt;/i&gt;, n.24). La foi nous enseigne, en outre, que nous sommes des créatures de Dieu, faites à son image et à sa ressemblance, dotées d'une dignité inviolable et appelées à la vie éternelle. Là où l'homme est diminué, c'est le monde qui nous entoure qui est diminué ; il perd sa signification ultime et s'écarte de sa finalité. Ce qui en ressort, c'est une culture non pas de la vie, mais de la mort. Comment peut-on considérer cela un « progrès » ? Au contraire, c'est un pas en arrière, une forme de régression qui, en définitive, assèche les sources mêmes de la vie, de l'individu comme de la société tout entière.
Nous savons qu'à la fin - comme saint Ignace de Loyola l'a vu de façon si claire - l'unique vrai « standard » auquel toute réalité humaine peut être mesuré est la Croix et son message d'amour immérité qui triomphe du mal, du péché et de la mort et qui engendre une vie nouvelle et une joie éternelle. La Croix révèle que nous nous retrouvons nous-mêmes seulement en donnant notre vie, en accueillant l'amour de Dieu comme un don non mérité et en agissant pour mener tout homme et tout femme à la beauté de cet amour et à la lumière de la vérité qui, seule, apporte le salut au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est dans cette vérité - le mystère de la foi - que nous avons été consacrés (cf. &lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 17, 17-19), et c'est dans cette vérité que nous sommes appelés à grandir, avec l'aide de la grâce de Dieu, dans la fidélité quotidienne à sa Parole, au sein de la communion vivifiante de l'Église. Et pourtant combien est difficile ce chemin de consécration ! Il exige une « conversion » continuelle, une mort à soi-même qui est la condition pour appartenir pleinement à Dieu, une transformation de l'esprit et du c&#339;ur qui apporte une vraie liberté et une nouvelle largeur de vue. La liturgie d'aujourd'hui nous offre un symbole éloquent de cette transformation spirituelle progressive à laquelle chacun de nous est appelé. De l'aspersion d'eau, de la proclamation de la Parole de Dieu, de l'invocation de tous les saints, à la prière de consécration, à l'onction et au nettoyage de l'autel, à sa parure de nappes blanches et de lumière - tous ces rites nous invitent à revivre notre propre consécration baptismale. Ils nous invitent à repousser le péché et ses fausses séductions, et à nous désaltérer toujours plus profondément à la source vivifiante de la grâce de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, puisse cette célébration, en la présence du successeur de Pierre, être un temps d'une nouvelle consécration et d'un renouvellement de toute l'Église en Australie ! Je désire ici m'arrêter quelques instants pour évoquer la honte que nous avons tous éprouvée à la suite des abus sexuels commis sur des mineurs par quelques prêtres et religieux de ce pays. Je suis vraiment profondément désolé pour la douleur et la souffrance que les victimes ont supportées et je les assure qu'en tant que Pasteur je partage leur souffrance. Ces méfaits qui constituent une trahison grave de la confiance doivent être condamnés sans équivoque. Ils ont causé de grandes souffrances et ont porté porter préjudice au témoignage de l'Église. Je demande à chacun de vous de soutenir et d'assister vos Évêques et de collaborer avec eux pour combattre ce mal. Les victimes doivent recevoir compassion et soin et les responsables de ces maux doivent comparaître devant la justice. C'est une priorité urgente que celle de promouvoir un environnement plus sûr et plus sain, spécialement pour les jeunes. Ces jours-ci, marqués par la célébration de la Journée Mondiale de la Jeunesse, nous sommes invités à réfléchir sur le précieux trésor - nos jeunes - qui nous a été confié, et combien leur éducation et leur accompagnement est une part importante de la mission de l'Église dans ce pays. Alors que l'Église en Australie continue, dans l'esprit de l'Évangile, à affronter avec efficacité ce défi pastoral sérieux, je m'unis à vous dans la prière afin que ce temps de purification aboutisse à la guérison, à la réconciliation et à une fidélité toujours plus grande aux exigences morales de l'Évangile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;*Je désire m'adresser maintenant aux séminaristes et aux jeunes religieux qui sont parmi nous pour leur manifester mon affection et mes encouragements. Chers amis, avec une grande générosité, vous vous êtes mis un chemin sur une voie particulière de consécration, enracinée dans votre Baptême et entreprise en réponse à l'appel personnel de Seigneur. Vous vous êtes engagés, de façons diverses, à accepter l'invitation du Christ à le suivre, à tout quitter et à consacrer votre vie à la recherche de la sainteté et au service de son peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Croire dans la lumière&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l'Évangile d'aujourd'hui, le Seigneur nous appelle à « croire en la lumière » (cf. &lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 12, 36). Chers jeunes, séminaristes et religieux, ses paroles ont une signification particulière pour vous. Elles sont un appel à avoir confiance en la vérité de la Parole de Dieu et à espérer fermement la réalisation de ses promesses. Celles-ci nous invitent à voir, avec les yeux de la foi, l'&#339;uvre infaillible de sa grâce tout autour de nous, même en ces moments ténébreux où tous nos efforts semblent demeurer vains. Permettez que cet autel, avec l'image fortement suggestive du Serviteur souffrant, soit pour vous un motif constant d'inspiration. Tout disciple fidèle éprouve à certains moments la chaleur et le poids du jour (cf. &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 20, 12), et lutte pour donner un témoignage prophétique à un monde qui peut apparaître sourd aux exigences de la Parole de Dieu. Cependant n'ayez pas peur ! Croyez en la lumière ! Accueillez de tout c&#339;ur la vérité que nous avons entendue aujourd'hui dans la deuxième Lecture : « Jésus Christ, hier et aujourd'hui, est le même, il l'est pour l'éternité » (&lt;i&gt;He&lt;/i&gt; 13, 8). La lumière de Pâques continue à dissiper les ténèbres !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Seigneur nous appelle à marcher dans la lumière (cf. &lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 12, 35). Chacun de vous a entrepris la plus grande et la plus glorieuse des batailles, celle d'être consacrés dans la vérité, de grandir dans la vertu, de parvenir à l'harmonie entre, d'une part, pensées et idéaux, et, d'autre part, entre paroles et actions. Entrez avec sincérité et de façon profonde dans la discipline et dans l'esprit de vos programmes de formation. Cheminez chaque jour dans la lumière du Christ en étant fidèles à la prière personnelle et liturgique, nourris par la méditation de la Parole inspirée de Dieu. Les Pères de l'Église aimaient voir les Écritures comme un paradis spirituel, un jardin où nous pouvons nous promener librement avec Dieu, admirant la beauté et l'harmonie de son plan salvifique tandis qu'il porte du fruit dans notre propre vie, dans la vie de l'Église et tout au long de l'histoire. Que la prière, donc, et la méditation de la Parole de Dieu soient la lampe qui illumine, purifie et guide vos pas le long de la voie que le Seigneur a tracée pour vous ! Faites de la célébration quotidienne de l'Eucharistie le centre de votre vie. À chaque messe, quand le Corps et le Sang du Seigneur sont élevés au terme de la prière eucharistique, élevez votre c&#339;ur et votre vie dans le Christ, avec Lui et par Lui, dans l'unité de l'Esprit Saint, comme un sacrifice agréable à Dieu notre Père.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Des autels vivants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, chers jeunes, séminaristes et religieux, deviendrez-vous vous-mêmes des autels vivants, sur lesquels le sacrifice d'amour du Christ sera rendu présent comme un modèle et une source de nourriture spirituelle pour tous ceux que vous rencontrerez. En répondant à l'appel du Seigneur à le suivre dans la chasteté, la pauvreté et l'obéissance, vous avez entrepris, en tant que disciples, une démarche radicale qui fera de vous des « signes de contradiction » (cf. &lt;i&gt;Lc&lt;/i&gt; 2, 34) pour beaucoup de vos contemporains. Modelez quotidiennement votre vie sur la libre offrande pleine d'amour du Seigneur, en obéissance à la volonté du Père. De cette façon, vous découvrirez la liberté et la joie qui peuvent attirer les autres à cet Amour qui est au-dessus de tout autre amour comme sa source et son accomplissement ultime. N'oubliez jamais que la chasteté pour le Royaume signifie embrasser une vie entièrement dédiée à aimer. Aimer vous rend capables de vous consacrer sans réserve au service de Dieu pour être pleinement présents à vos frères et à vos s&#339;urs, spécialement à ceux qui sont dans le besoin. Les trésors les plus grands que vous partagez avec d'autres jeunes - votre idéalisme, votre générosité, votre temps et vos énergies - sont les véritables sacrifices que vous déposez sur l'autel du Seigneur. Puissiez-vous toujours chérir ce charisme magnifique que Dieu vous a donné pour sa gloire et pour l'édification de l'Église !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, laissez-moi conclure ces réflexions en attirant votre attention sur le grand vitrail présent dans le ch&#339;ur de cette cathédrale. La Vierge Marie, Reine du Ciel, y est représentée en majesté sur le trône au côté de son divin Fils. L'artiste a représenté Marie comme la Nouvelle Ève, qui offre au Christ, nouvel Adam, une pomme. Ce geste symbolise le retournement qu'elle a opéré de la désobéissance de nos premiers parents, le fruit abondant que la grâce de Dieu a porté dans sa propre vie, et les premiers fruits de cette humanité sauvée et glorifiée qu'elle a précédée dans la gloire du Paradis. Demandons à Marie, Auxiliaire des chrétiens, de soutenir l'Église en Australie dans la fidélité à cette grâce par laquelle le Seigneur crucifié continue d'« attirer à lui » toute la création et chaque c&#339;ur humain (cf. &lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 12, 32). Puisse la puissance de son Esprit Saint consacrer dans la vérité les fidèles de cette terre, produire des fruits abondants de sainteté et de justice pour la rédemption du monde et guider l'humanité entière vers la plénitude de vie autour de cet autel où, dans la gloire de la liturgie céleste , nous sommes appelés à chanter les louanges de Dieu pour l'éternité. Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Benedictus pp XVI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-21T13:55:14Z</dc:date>
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		<dc:creator></dc:creator>
		

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		<title>&quot;Ambasssadeurs de l'espérance.&quot; Rencontre avec des jeunes en difficultés</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Ambasssadeurs-de-l-esperance.html</link>
		<date>2008-07-21 15:24:03</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton484.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;500&quot; height=&quot;354&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers jeunes,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je me retrouve avec plaisir aujourd'hui parmi vous à Darlinghurst, et je salue de tout c&#339;ur tous ceux qui participent au programme « Alive », ainsi que le personnel qui en assume la gestion. Je prie le Seigneur afin que vous puissiez tous bénéficier du soutien offert par la Social Services Agency de l'archidiocèse de Sydney, et afin que le bon travail réalisé ici se poursuive dans l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le nom donné au programme que vous suivez nous conduit à poser la question : que veut dire véritablement être « vivant », vivre pleinement la vie ? C'est ce que nous voulons tous, spécialement lorsque l'on est jeune, et c'est ce que le Christ veut pour nous. En effet, il a dit : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance » (Jn 10,10). L'instinct le plus profond chez tout être vivant est celui de rester en vie, de grandir, de se développer et de transmettre à d'autres le don de la vie. Il en résulte qu'il est bien naturel de s'interroger sur la meilleure façon de vivre tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le peuple de l'Ancien Testament, cette question était tout aussi pressante que pour nous aujourd'hui. Sans aucun doute, il écoutait avec attention quand Moïse lui disait : « Je te propose de choisir entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c'est là que se trouve la vie » (Dt 30,19-20). Ce qu'ils avaient à faire était clair : ils devaient se détourner des autres dieux et adorer le vrai Dieu qui s'était révélé à Moïse et ils devaient obéir à ses commandements. Vous pourriez penser qu'il est peu probable que, dans le monde d'aujourd'hui, les gens adorent d'autres dieux. Mais il arrive que les gens adorent « d'autres dieux » sans s'en rendre compte. Les faux « dieux », quels que soient le nom, l'image ou la forme que nous leur attribuions, sont presque toujours liés à l'adoration de trois réalités : les biens matériels, l'amour possessif, le pouvoir. Laissez-moi vous expliquer ce que je veux dire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les biens matériels, en soi, sont des choses bonnes. Nous ne survivrions pas longtemps sans argent, sans vêtements et sans logement. Pour vivre, nous avons besoin de nourriture. Mais, si nous sommes avides, si nous refusons de partager ce que nous avons avec l'affamé et avec le pauvre, alors nous transformons ces biens en une fausse divinité. Combien de voix, dans notre société matérialiste, nous disent que le bonheur se trouve en s'appropriant le plus grand nombre possible de biens et d'objets de luxe ! Mais cela signifie transformer les biens en fausses divinités. Au lieu de donner la vie, ils donnent la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'amour authentique est certainement quelque chose de bon. Sans lui, la vie serait difficilement digne d'être vécue. L'amour réalise notre aspiration la plus profonde ; et quand nous aimons, nous devenons plus pleinement nous-mêmes, nous devenons plus pleinement humains. Mais comme il est facile de transformer l'amour en une fausse divinité ! Souvent, les gens pensent aimer alors qu'en réalité, ils tendent à posséder l'autre ou à le manipuler. Parfois, les gens traitent les autres comme des objets pour satisfaire leurs propres besoins plutôt que comme des personnes à apprécier et à aimer. Comme il est facile d'être trompés par les nombreuses voix qui, dans notre société, défendent une approche permissive de la sexualité, sans prêter attention à la pudeur, au respect de soi et aux valeurs morales qui confèrent aux relations humaines leurs qualités ! C'est là adorer une fausse divinité. Au lieu de donner la vie, elle donne la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le pouvoir que Dieu nous a donné de façonner le monde autour de nous est certainement quelque chose de bon. Utilisé d'une façon appropriée et responsable, il nous permet de transformer la vie des gens. Toutes les communautés ont besoin de bons dirigeants. Mais combien est forte la tentation de s'attacher au pouvoir pour lui-même, de chercher à dominer les autres ou d'exploiter le milieu naturel pour ses propres intérêts égoïstes ! C'est là transformer le pouvoir en une fausse divinité. Au lieu de donner la vie, cela donne la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le culte des biens matériels, le culte de l'amour possessif et le culte du pouvoir conduisent souvent les gens à « se comporter comme Dieu » : chercher à assumer un contrôle total, sans prêter aucune attention à la sagesse et aux commandements que Dieu nous a faits connaître. C'est là la route qui conduit à la mort. Au contraire, l'adoration de l'unique et vrai Dieu signifie reconnaître en lui la source de tout ce qui est bien, nous confier à lui, nous ouvrir à la force de guérison de sa grâce et obéir à ses commandements : là est la route de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un exemple lumineux de ce que signifie s'éloigner de la voie de la mort pour cheminer sur la voie de la vie, nous est donné dans une page de l'Évangile que, j'en suis sûr, vous connaissez tous bien : la parabole de l'enfant prodigue. Quand, au début du récit, ce jeune homme abandonne la maison de son père, il était à la recherche des plaisirs illusoires promis par les faux « dieux ». Il gaspilla son héritage dans une vie de débauche et, à la fin, il se retrouva dans un état de misérable pauvreté. Quand il toucha le fond, affamé et abandonné, il comprit combien il avait été sot de quitter son père qui l'aimait. Avec humilité, il retourna à la maison et demanda pardon. Le père, plein de joie, l'embrassa et s'exclama : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » (Lc 15,24).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Beaucoup d'entre vous ont vécu personnellement l'expérience de ce jeune homme. Peut-être avez-vous fait des choix que vous regrettez aujourd'hui, choix qui vous ont mis sur une route qui, si attirante qu'elle ait pu alors apparaître, vous a seulement conduits à un état de misère et d'abandon plus profond encore. Le choix d'abuser de la drogue ou de l'alcool, de vous engager dans une conduite criminelle ou autodestructrice a pu alors vous sembler être une issue par rapport à une situation de difficulté ou de confusion. À présent, vous savez que, plutôt que de donner la vie, cela donnait la mort. Je me réjouis du courage que vous avez démontré en choisissant de retourner sur le chemin de la vie, tout comme le jeune homme de la parabole. Vous avez accepté une aide : de la part d'amis ou de parents, de la part du personnel du programme « Alive » et de ceux qui prennent vraiment à c&#339;ur votre bien-être et votre bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, je vois en vous des ambassadeurs de l'espérance pour tous ceux qui se trouvent dans des situations semblables. Vous pouvez les convaincre de la nécessité de choisir le chemin de la vie et de renoncer au chemin de la mort, parce que vous parlez d'expérience. Dans tous les Évangiles, ce sont ceux qui ont opéré des choix erronés qui sont particulièrement aimés de Jésus, parce que, quand ils se sont rendu compte de leur erreur, ils se sont ouverts plus que les autres à sa parole de guérison. En vérité, Jésus fut souvent critiqué par des soi-disant justes, parce qu'ils passaient trop de temps en leur compagnie. « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » demandaient-ils. Et lui répondait : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades... Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs » (cf. Mt 9,11-13). C'était ceux qui désiraient reconstruire leur vie qui se montraient les plus disponibles à écouter Jésus et à devenir ses disciples. Vous pouvez suivre leurs traces ; vous aussi vous pouvez vous approcher particulièrement de Jésus précisément parce que vous avez choisi de retourner à Lui. Vous pouvez être certains que, comme le père dans la parabole de l'enfant prodigue, Jésus vous accueille à bras ouverts. Il vous offre son amour inconditionnel : et c'est dans l'amitié profonde avec lui que se trouve la plénitude de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai dit tout à l'heure que quand nous aimons, nous réalisons nos aspirations les plus profondes et nous devenons plus pleinement nous-mêmes , plus pleinement humains. Aimer est ce pour quoi nous sommes faits, ce à quoi le Créateur nous a destinés. Naturellement, je ne parle pas de relations passagères, superficielles, je parle du véritable amour, qui est le c&#339;ur de l'enseignement moral de Jésus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton c&#339;ur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (cf. Mc 12,30-31). C'est là, pour ainsi dire, le programme inscrit au plus profond de chaque personne, si seulement nous avions la sagesse et la générosité de nous y conformer, si nous étions seulement disposés à renoncer à nos préférences pour nous mettre au service des autres, pour donner notre vie pour le bien de l'autre, et en premier lieu pour Jésus, qui nous a aimés et qui a donné sa vie pour nous. C'est ce que les hommes sont appelés à faire , et c'est ce que veut dire être réellement vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers jeunes, le message que vous adresse aujourd'hui est le même que Moïse a formulé il y a si longtemps. « Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu ». Que son Esprit vous guide sur le chemin de la vie, pour obéir à ses commandements, suivre ses enseignements, abandonner les choix erronés qui conduisent seulement à la mort, et vous engager pour la vie entière dans l'amitié avec Jésus Christ ! Avec la force de l'Esprit Saint, choisissez la vie et choisissez l'amour, et soyez les témoins devant le monde de la joie qui en jaillit. Telle est ma prière pour chacun de vous en cette Journée Mondiale de la Jeunesse. Que Dieu vous bénisse tous !&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-21T13:24:03Z</dc:date>
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		<dc:creator></dc:creator>
		

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		<title>Discours à la rencontre interreligieuse</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Discours-a-la-rencontre.html</link>
		<date>2008-07-21 14:37:00</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton486.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;500&quot; height=&quot;333&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;À vous tous qui êtes ici pour représenter des diverses traditions religieuses présentes en Australie, j'adresse une cordiale salutation de paix et d'amitié. Je suis heureux de vous rencontrer et je remercie le Rabbin Jeremy Lawrence et le Sheikh Mohamadu Saleem des mots de bienvenue qu'ils ont formulés en leur nom et au nom de vos communautés respectives.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Australie est renommée pour l'affabilité de ses habitants envers leurs prochains et envers les touristes. C'est une nation qui tient en grand considération la liberté de religion. Votre pays reconnaît que le respect de ce droit fondamental permet aux hommes et aux femmes d'adorer Dieu selon leur conscience, d'éduquer leur esprit et d'agir selon les convictions éthiques qui dérivent de leur croyance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La relation harmonieuse entre les religions et la vie publique est d'autant plus importante à une époque où certains en sont venus à considérer la religion comme une cause de division plutôt que comme une force d'unité. Dans un monde menacé par des formes inquiétantes et indiscriminées de violence, l'unité de pensée de tous ceux qui ont une croyance religieuse stimule les nations et les communautés à résoudre les conflits au moyen d'instruments pacifiques, en respectant pleinement la dignité humaine. Une des multiples manières dont la religion se met au service de l'humanité est celle d'offrir une vision de la personne humaine qui souligne notre aspiration innée à vivre avec magnanimité, en tissant des liens d'amitié avec nos prochains. Au sens le plus profond, les relations humaines ne peuvent être définies en termes de pouvoir, de domination et d'intérêt personnel. Au contraire, elles reflètent et perfectionnent l'inclination naturelle de l'homme à vivre en communion et en harmonie avec les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le sens religieux, enraciné dans le c&#339;ur de l'homme, ouvre les hommes et les femmes à Dieu et les porte à découvrir que la réalisation personnelle ne consiste pas dans la satisfaction égoïste de désirs éphémères. Il nous amène plutôt à aller au-devant des nécessités des autres et à chercher des voies concrètes pour contribuer au bien commun. Les religions ont un rôle particulier en ce sens, car elles enseignent aux personnes qu'un service authentique demande sacrifice et autodiscipline, qui, eux-mêmes, doivent être cultivés à travers l'abnégation, la tempérance et l'usage modéré des biens de ce monde. De cette manière, les hommes et les femmes sont amenés à considérer l'environnement comme une merveille à contempler et à respecter plutôt que comme un produit simplement à consommer. Il incombe aux personnes qui ont une croyance religieuse de démontrer qu'il est possible de trouver le bonheur en vivant simplement et modestement, en partageant avec générosité son propre superflu avec ceux qui sont dans le besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, ces valeurs - je suis certain que vous êtes de mon avis - sont particulièrement importantes pour une formation adéquate des jeunes, qui sont très souvent tentés de considérer la vie elle-même comme un produit de consommation. Ils sont aussi capables d'autocontrôle : comme par exemple dans le sport, dans les arts créatifs et dans les études universitaires qu'ils sont facilement prêts à accueillir comme un défi. N'est-il pas vrai que lorsque leur sont offerts des idéaux élevés, de nombreux jeunes sont attirés par l'ascétisme et par la pratique de la vertu morale à travers le respect de soi et l'attention envers les autres ? Ils prennent plaisir à contempler le don de la création, et sont intrigués par le mystère de la transcendance. Dans cette perspective, les écoles confessionnelles comme les écoles nationales peuvent faire davantage pour élever la dimension spirituelle de chaque jeune. En Australie, comme ailleurs, la religion a été un facteur mobilisateur dans la fondation de nombreuses institutions pédagogiques et, à juste titre, elle continue à occuper aujourd'hui une place dans les programmes scolaires. Le thème de l'éducation ressort fréquemment dans les délibérations de l'Organisation Interfaith Cooperation for Peace and Harmony, et j'encourage vivement ceux qui y prennent part à continuer leurs échanges sur les valeurs qui intègrent les dimensions intellectuelles, humaines et religieuses d'une éducation solide.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les religions du monde prêtent une attention constante à la merveille qu'est l'existence humaine. Comment ne pas s'étonner devant la force de l'esprit qui perçoit les secrets de la nature à travers les découvertes de la science ? Comment ne pas être exalté par la possibilité d'élaborer une vue de l'avenir ? Comment ne pas être impressionnés par la force de l'esprit humain qui se fixe des objectifs et invente des chemins pour y parvenir ? Les hommes et les femmes ont la capacité non seulement d'imaginer comment les choses pourraient être meilleures, mais aussi d'investir leurs énergies pour les rendre meilleures. Nous sommes conscients de notre relation unique avec l'ensemble de la nature. Alors, si nous croyons que nous ne sommes pas soumis aux lois de l'univers matériel de la même manière que le reste de la création, ne devrions-nous pas faire aussi de la bonté, de la compassion, de la liberté, de la solidarité, et du respect de tout individu, une part essentielle de notre vision d'un avenir plus humain ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Néanmoins, la religion, tout en nous rappelant les limites et la faiblesse de l'homme, nous encourage également à ne pas placer nos dernières espérances en ce monde qui passe. L'homme est « semblable à un souffle, ses jours sont une ombre qui passe » (Ps 143/144, 4). Nous avons tous expérimenté la déception devant notre incapacité de réaliser le bien que nous voulons accomplir et notre difficulté de faire les justes choix dans des situations complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Église partage ces réflexions avec les autres religions. Stimulée par la charité, elle aborde le dialogue, convaincue que la véritable source de la liberté se trouve en la personne de Jésus de Nazareth. Les chrétiens croient que c'est Lui qui nous révèle pleinement les potentialités humaines en ce qui concerne la vertu et le bien, et que c'est Lui qui nous libère du péché et des ténèbres. L'universalité de l'expérience humaine, qui dépasse toutes les frontières géographiques et toutes les limites culturelles, permet aux disciples des religions de s'engager dans le dialogue afin d'affronter le mystère des joies et des souffrances de la vie. À cet égard, l'Église cherche ardemment toutes les occasions pour se mettre à l'écoute des expériences spirituelles des autres religions. Nous pourrions affirmer que toutes les religions cherchent à pénétrer le sens profond de l'existence humaine en le ramenant à une origine ou principe extérieur à elle. Les religions offrent une tentative de compréhension du cosmos comme provenant de cette origine ou principe et y retournant. Les chrétiens croient que Dieu a révélé cette origine et principe en Jésus, que la Bible définit comme l'« Alfa et Omega » (cf. Ap 1, 8 ; 22, 1).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, je suis venu en Australie comme ambassadeur de paix. C'est pourquoi je suis heureux de vous rencontrer, vous qui partagez aussi cette aspiration et le désir d'aider le monde à parvenir à la paix. Notre recherche de la paix avance de pair avec notre recherche du sens, car c'est en découvrant la vérité que nous trouvons le chemin assuré de la paix (cf. Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2006). Notre effort pour arriver à la réconciliation entre les peuples découle de cette vérité et il est orienté vers cette vérité qui donne un but à la vie. La religion offre la paix, mais, plus important encore, elle suscite dans l'esprit humain la soif de la vérité et la faim de la vertu. Qu'il nous soit donné d'encourager chacun, spécialement les jeunes, à s'émerveiller devant la beauté de la vie, à en rechercher le sens dernier et à s'engager à en réaliser le potentiel sublime !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec ces sentiments de respect et d'encouragement, je vous confie à la Providence de Dieu Tout-Puissant, et je vous assure de mes prières pour vous et pour toutes les personnes qui vous sont chères, pour les membres de vos communautés et pour tous les habitants de l'Australie.&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-21T12:37:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

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		<title>Rencontre oecuménique</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/Rencontre-oecumenique.html</link>
		<date>2008-07-21 14:29:00</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton485.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;500&quot; height=&quot;350&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers frères et s&#339;urs dans le Christ,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je remercie vivement Dieu pour la possibilité qui m'est donnée de vous rencontrer et de prier avec vous, qui êtes venus ici en tant que représentants des différentes communautés chrétiennes de l'Australie. En témoignant ma reconnaissance à l'évêque Forsyth et au cardinal Pell pour leurs paroles chaleureuses de bienvenue, c'est avec beaucoup de joie que je vous salue au nom du Seigneur Jésus, « la pierre angulaire » de la « demeure de Dieu » (cf. Ep 2, 19-20). J'adresse une salutation particulière au cardinal Edward Cassidy, Président émérite du Conseil pontifical pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens, qui, en raison de sa santé fragile, ne peut être avec nous aujourd'hui. Avec gratitude, j'évoque son constant dévouement à promouvoir la compréhension réciproque entre tous les chrétiens, et je vous invite tous à vous unir à moi dans la prière pour son prompt rétablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Australie est un pays marqué par une grande diversité ethnique et religieuse. Les immigrés débarquent sur les rivages de cette terre majestueuse en espérant y trouver le bonheur et de opportunités de travail. Votre nation reconnaît aussi l'importance de la liberté religieuse. C'est un droit fondamental qui, lorsqu'il est respecté, permet aux habitants d'agir en s'appuyant sur des valeurs enracinées dans leurs convictions les plus profondes, contribuant ainsi au bien-être de la société tout entière. De cette manière, les chrétiens coopèrent, conjointement avec les membres des autres religions, à la promotion de la dignité humaine et à l'amitié entre les nations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Australiens aiment la discussion franche et cordiale. Cela a été très utile pour le mouvement &#339;cuménique. Un exemple en est peut-être la Convention, signée en 2004, par les membres du Conseil National des Églises en Australie. Ce document reconnaît un engagement commun, expose des objectifs, admet des points de convergence, sans dissimuler les différences. Une telle approche démontre non seulement qu'il est possible de formuler des résolutions concrètes en vue d'une coopération fructueuse aujourd'hui, mais aussi que, patiemment, nous avons besoin de continuer à discuter sur nos divergences théologiques. Que les délibérations que vous poursuivrez au Conseil des Églises et à d'autres forums locaux, puissent être soutenues par les résultats que vous avez déjà obtenus !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette année, nous célébrons le bimillénaire anniversaire de la naissance de saint Paul, inlassable bâtisseur de l'unité au sein de l'Église primitive. Dans le passage de l'Écriture que nous venons juste d'écouter, Paul nous rappelle la grâce insigne que nous avons reçue en devenant membres du Corps du Christ par notre Baptême. Ce Sacrement, qui est la porte qui nous fait entrer dans l'Église, ainsi que le « lien de l'unité » pour ceux qui, grâce à lui, sont nés de nouveau (cf. Unitatis redintegratio, 22), est, par conséquent, le point de départ du mouvement &#339;cuménique tout entier. Toutefois, il n'en est pas le point d'arrivée. La route de l'&#339;cuménisme, en fin de compte, conduit vers une célébration commune de l'Eucharistie (cf. Ut unum sint, 23-24 ; 45), que le Christ a confiée à ses Apôtres comme le Sacrement, par excellence, de l'unité de l'Église. Même si des obstacles sont encore à surmonter, nous pouvons être sûrs qu'un jour une Eucharistie commune ne fera que renforcer notre volonté de nous aimer et de nous servir les uns les autres, à l'exemple de notre Seigneur. Le commandement de Jésus : « Faites cela en mémoire de moi » (Lc 22, 19) est, en effet, fondamentalement lié à son admonition : « Lavez-vous les pieds les uns les autres » (Jn 13,14). C'est pour cette raison qu'un dialogue sincère au sujet de la place de l'Eucharistie - stimulé par une étude renouvelée et attentive de l'Écriture, des écrits des Pères de l'Église et des documents des deux millénaires de l'histoire chrétienne (cf. Unum sint, 69-70) - aidera incontestablement à faire progresser le mouvement et à unifier notre témoignage au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis dans le Christ, je pense que vous serez d'accord pour constater que le mouvement &#339;cuménique est parvenu à un point critique. Pour progresser, nous devons sans cesse demander à Dieu de renouveler nos esprits par la grâce de l'Esprit Saint (cf. Rm 12, 2), qui nous parle à travers les Écritures et nous conduit à la vérité tout entière (cf. 2 P 1, 20-21 ; Jn 16, 13). Nous devons nous garder de la tentation de considérer la doctrine comme une cause de division et, par conséquent, comme un empêchement à ce qui semble être la tâche immédiate la plus urgente pour améliorer le monde dans lequel nous vivons. En réalité, l'histoire de l'Église démontre que la praxis non seulement est inséparable de la didaché, ou enseignement, mais qu'elle en découle au contraire. Plus nous nous efforcerons avec assiduité de parvenir à une compréhension commune des mystères divins, plus nos &#339;uvres de charité parleront avec éloquence de l'immense bonté de Dieu et de son amour pour tous les hommes. Saint Augustin exprime le lien entre le don de la connaissance et la vertu de la charité quand il écrit que l'esprit retourne à Dieu à travers l'amour (cf. De moribus Ecclesiae catholicae, XII, 21), et que là où est la charité, là est la Trinité (cf. De Trinitate, 8, 8, 12.).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est pour cette raison que le dialogue &#339;cuménique progresse non seulement à travers un échange d'idées, mais en partageant des dons qui nous enrichissent mutuellement (cf. Ut unum sint, 28 ; 57). Une « idée » vise la vérité ; un « don » exprime l'amour. Tous deux sont essentiels au dialogue. Nous ouvrir nous-mêmes pour accepter les dons spirituels des autres chrétiens accélère notre capacité de discerner la lumière de la vérité qui vient de l'Esprit Saint. Saint Paul enseigne que c'est dans la koinonia de l'Église que nous accédons à la vérité de l'Évangile et avons les moyens de la préserver, car la construction de l'Église « a pour fondations les Apôtres et les prophètes », Jésus lui-même étant la pierre angulaire (Ep 2, 20).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sous ce jour, nous pouvons peut- être considérer les images bibliques du « corps » et du « temple » utilisées pour décrire l'Église. En employant l'image du corps (cf. 1 Co 12, 12-31), Paul attire l'attention sur l'unité organique et sur la diversité qui permet à l'Église de respirer et de grandir. Toutefois, l'image d'un temple solide et bien structuré, composé de pierres vivantes, s'appuyant sur des fondations sûres est également significative. Jésus lui-même lie ensemble, en parfaite unité, ces images du « temple » et du « corps » (cf. Jn 2, 21-22 ; Lc 23, 45 ; Ap 21, 22).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chaque élément de la structure de l'Église est important, cependant ils vacilleraient et s'écrouleraient tous sans la pierre angulaire qu'est le Christ. En tant que « concitoyens » de cette « demeure de Dieu », les chrétiens doivent travailler ensemble pour s'assurer que l'édifice soit solide afin que d'autres personnes aient envie d'y entrer et de découvrir les nombreux trésors de grâce qui s'y trouvent. En promouvant les valeurs chrétiennes, nous ne devons pas négliger de proclamer leur source, en donnant un témoignage commun de Jésus Christ le Seigneur. C'est Lui qui a confié cette mission aux Apôtres, c'est de Lui que les prophètes ont parlé, et c'est Lui que nous offrons au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chers amis, votre présence, ici aujourd'hui, m'emplit de l'espérance ardente qu'en parcourant ensemble le chemin vers la pleine unité, nous aurons le courage d'offrir un témoignage commun du Christ. Paul parle de l'importance des prophètes dans l'Église primitive. Nous aussi, nous avons reçu un appel prophétique par notre Baptême. Je suis sûr que l'Esprit ouvrira nos yeux pour voir les dons des autres, nos c&#339;urs pour recevoir sa force et nos esprits pour percevoir la lumière de la vérité du Christ. J'exprime ma vive gratitude à chacun de vous pour le temps, l'érudition et les talents que vous avez investis par amour de l'unique Corps et de l'unique Esprit (cf. Ep 4, 4 ; 1 Co 12, 13), que le Seigneur a voulu pour son peuple en lui donnant sa propre vie. À Lui la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. Amen !&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2008-07-21T12:29:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<title>L'écologie ne se comprend pas sans respect de la dignité humaine</title>
		<link>http://www.generation-benoitxvi.com/L-ecologie-ne-se-comprend-pas-sans.html</link>
		<date>2008-07-18 14:10:52</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.generation-benoitxvi.com/IMG/arton483.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;500&quot; height=&quot;374&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelle joie de pouvoir vous saluer ici, à Barangaroo, sur le rivage de la magnifique baie de Sydney, avec son célèbre pont et le théâtre de l'Opéra. Beaucoup d'entre vous êtes de ce pays, venant de l'intérieur ou des dynamiques communautés multiculturelles des villes d'Australie. D'autres parmi vous, arrivent des îles éparpillées dans l'Océanie, d'autres encore viennent de l'Asie, du Moyen Orient, de l'Afrique et des Amériques. Un certain nombre d'entre vous, à la vérité, est arrivé d'aussi loin que moi, de l'Europe ! Quelque soit le pays dont nous provenons, nous voici finalement ici, à Sydney ! Et nous sommes présents dans ce monde qui est le nôtre comme famille de Dieu, comme disciples du Christ, confirmés par son Esprit pour être les témoins de son amour et de sa vérité devant tous.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je désire tout d'abord remercier les Anciens des Aborigènes qui m'ont donné la bienvenue avant mon embarquement sur le bateau à la Rose Bay. Je suis profondément ému de me trouver sur votre terre, connaissant toutes les souffrances et les injustices qu'elle a supportées, mais conscient aussi du redressement et de l'espérance, actuellement en cours, dont tous les citoyens australiens peuvent être fort justement fiers. Aux jeunes indigènes - aborigènes et habitants des Îles du Détroit de Torres -, et aux jeunes des Tokelau, j'exprime mes remerciements pour leur touchante manifestation de bienvenue. Par votre intermédiaire, j'adresse mes salutations cordiales à vos peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Monsieur le cardinal Pell et Mgr l'archevêque Wilson : je vous remercie de vos chaleureuses paroles de bienvenue. Je sais que vos sentiments trouvent un écho dans le c&#339;ur des jeunes réunis ici, ce soir, et je vous en remercie donc tous. J'ai sous les yeux une image vibrante de l'Église universelle. La diversité des nations et des cultures dont vous provenez montre que véritablement la Bonne Nouvelle du Christ est pour tous et pour chacun ; elle a atteint les extrémités de la terre. Et cependant, je sais aussi qu'un bon nombre parmi vous est encore à la recherche d'une patrie spirituelle. Quelques-uns d'entre vous - et ils sont tout à fait les bienvenus parmi nous - ne sont pas catholiques ni chrétiens. D'autres, peut-être, se tiennent aux frontières de la vie de leur paroisse et de l'Église. Je désire leur offrir mes encouragements : approchez-vous des bras pleins d'amour du Christ ; reconnaissez en l'Église votre maison ! Personne n'est obligé de rester à l'extérieur, car depuis le jour de la Pentecôte, l'Église est une et universelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce soir, je désire aussi associer ceux qui ne sont pas présents au milieu de nous. Je pense spécialement aux malades ou aux handicapés mentaux, aux jeunes qui sont en prison, à ceux qui connaissent des situations difficiles en marge de nos sociétés et à ceux qui, pour une raison ou une autre se sentent loin de l'Église. À chacun, je dis : Jésus est proche de toi ! Fais l'expérience de son étreinte qui guérit, de sa compassion et de sa miséricorde !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le modèle des apôtres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a presque deux mille ans, les apôtres, réunis à l'étage de la maison, avec Marie (cf. Ac 1, 14) et avec quelques femmes fidèles, furent remplis de l'Esprit Saint (cf. Ac 2, 4). En cet instant extraordinaire, qui manifesta la naissance de l'Église, le trouble et la peur qui avaient saisi les disciples du Christ, se sont transformées en une vigoureuse conviction, et en une prise de conscience d'un objectif. Ils se sentirent poussés à parler de leur rencontre avec Jésus ressuscité, que désormais, ils appelaient affectueusement le Seigneur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;À bien des égards, les apôtres étaient des personnes ordinaires. Aucun d'eux ne pouvait prétendre qu'il était un disciple parfait. Ils n'avaient pas su reconnaître le Christ (cf. Lc 24, 13-32), ils avaient dû rougir de leur ambition (cf. Lc 22, 24-27), ils l'avaient même renié (cf. Lc 22, 54-62). Et pourtant, quand ils furent remplis de l'Esprit Saint, ils furent transpercés par la vérité de l'Évangile du Christ et ils se sentirent poussés à le proclamer sans crainte. Rassurés, ils s'écrièrent : repentez-vous, faites-vous baptiser, recevez l'Esprit Saint (cf. Ac 2, 37-38) ! Fondée sur l'enseignement des Apôtres et y adhérant, rompant le pain et priant (cf. Ac 2, 42), la jeune communauté chrétienne se leva pour s'opposer à la perversité de la culture qui l'entourait (cf. Ac 2, 40), pour prendre soin de ses propres membres (cf. Ac 2, 44-47), pour défendre sa foi en Jésus face aux oppositions (cf. Ac, 4, 33) et pour guérir les malades (cf. Ac 5, 12-16).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et, obéissant au commandement du Christ lui-même, ils partirent, rendant témoignage à la plus grande histoire de tous les temps : que Dieu s'est fait l'un de nous, que le divin est entré dans l'histoire humaine pour la transformer, et que nous sommes appelés à nous immerger dans l'amour salvifique du Christ qui triomphe du mal et de la mort. Dans son célèbre discours à l'aréopage, saint Paul introduisit ainsi le message : Dieu donne toute chose à chacun, y compris le souffle et la vie, afin que toutes les Nations puissent le chercher, si jamais, marchant à tâtons, elles arrivent à le trouver. En effet, il n'est pas loin de chacun de nous, puisque en lui il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d'exister (cf. Ac 17, 25-28).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis lors, des hommes et des femmes se sont mis en route pour raconter la même aventure, rendant témoignage à l'amour et à la vérité du Christ et prenant part à la mission de l'Église. Aujourd'hui, nous pensons à ces pionniers - prêtres, religieuses, religieux - qui sont arrivés sur ces rivages et dans d'autres parties du Pacifique, venant d'Irlande, de France, de Grande-Bretagne et d'autres régions d'Europe. Pour la plupart, ils étaient jeunes, quelques-uns n'avaient même pas vingt ans, et lorsqu'ils prirent congé pour toujours de leurs parents, de le