L’Eglise fête Notre Dame de La Salette
Souvenons-nous du message de miséricorde de la Vierge Marie qui se penche de ces hauteurs des Alpes vers les hommes englués dans les luttes du monde moderne, dans les distractions, hommes imaginant l’absence et le silence de Dieu. Dans un canton de France, à Corps en Isère, la mère des hommes a pleuré. Trois bronzes rappellent les étapes de l’unique apparition qui ne dura que trente minutes.
Trois stases : la première, la Vierge Marie assise sur un rocher, la tête dans les mains affiche sa douleur ; la deuxième, la Vierge Marie enseigne aux deux enfants, Mélanie et Maximin, le b.a.ba du lien avec Dieu, Maître du temps, la prière du matin et du soir, au moins un Notre Père et un je vous salue Marie ; la sanctification du dimanche, le respect du Carême ; troisième stase : grande et majestueuse, la Vierge Marie, les yeux levés au ciel, s’élève et quitte les enfants, témoins de l’Apparition.
Notre-Dame de La Salette, « Vierge réconciliatrice des pécheurs » comme on la nomme, avertit autant qu’elle promet, n’abandonne pas ses enfants rebelles à leurs errements. Que la Vierge du Ciel se plaigne de ne plus arriver à soutenir le bras de son Fils, oui, cela peut effrayer. Mais il ne serait pas juste de s’arrêter là. Cela doit plutôt alerter et inviter à se reprendre. C’est un appel urgent en direction des hommes à renverser leur superbe, à assurer au Christ la victoire dans leurs cœurs enchantés que submergent les flots du démon. Le « bras » du Fils de la Vierge Marie est « puissant », on le sait depuis tant de versets de l’Écriture, à commencer par ceux du Magnificat.
Au cœur donc du message céleste, le dimanche, jour béni pour l’homme quand il se souvient de Dieu.